Une saison à Pierre - Mauroy, J20

Au terme d'une rencontre affreusement terne, Lille et Nice, de retour en Ligue 1 après une trêve visiblement peu bénéfique pour le spectacle, se sont quittés sur un triste nul, 1 - 1. Quelques très rares fulgurances auront vainement enflammé la partie, au même titre que deux buts miraculeux. Un résultat qui n'arrange véritablement personne, bien que Nice conserve sa place au pied du podium. Voici les notes décernées aux acteurs de ce match.

Une saison à Pierre - Mauroy, J20
Une saison à Pierre - Mauroy, J20. Source de l'image : http://www.losc.fr/

Lille.

Vincent Enyeama : 7 / 10.

Simplement trompé par une déviation malencontreuse de Sébastien Corchia, il n'a rien à se reprocher, comme souvent d'ailleurs. Il a même permis au LOSC d'éviter de subir un hold - up qui aurait fait beaucoup de mal, en se montrant décisif devant Honorat puis Baysse dans les vingt dernières minutes.

Sébastien Corchia : 6 / 10.

Auteur d'une prestation plutôt positive, Sébastien Corchia a tout bonnement eu le malheur de faire pire que mieux sur une frappe de Hult. Une erreur que l'on ne peut guère lui reprocher, tant ses partenaires l'avaient abandonné sur cette offensive adverse. Hormis cela, il a parcouru son couloir sans relâche, mais sans véritable succès.

Adama Soumaoro : 7 / 10.

Peu rassurant lors de ses dernières sorties, le jeune défenseur central a enfin prouvé qu'il était en mesure de concurrencer les habituels titulaires du poste, en livrant une prestation impeccable, ponctuée d'interventions inespérées et de duels survolés. Du très solide.

Renato Civelli : 6 / 10.

Correct, mais sans plus, dans ses interventions, l'Argentin s'est surtout distingué par des relances lamentables, et ce du début à la fin. Dans les pieds adverses, en touche, voire en corner, le ballon n'a jamais été là où il comptait l'envoyer. Une qualité technique à travailler à tout prix.

Djibril Sidibé : 6,5 / 10.

Comme souvent, le latéral s'est fendu d'un match plein. Souvent forcé de venir en aide à une défense mise en danger par les relances approximatives de Civelli, il a maintes fois sauvé la mise à ses partenaires, tout en livrant un joli duel face à Pied de l'autre côté du terrain.

Mounir Obbadi : 6 / 10.

Assez transparent, le Marocain aura surtout brillé par des choix pas toujours compréhensibles au moment de lancer une contre - attaque, et par sa fâcheuse habitude à ralentir le jeu pour chercher la solution la plus sûre.

Rio Mavuba : 6 / 10.

Plus aussi rayonnant qu'auparavant, le capitaine en a toutefois gardé sous le capot, se livrant corps et âme dans une bataille acharnée pour la suprématie au milieu de terrain. Néanmoins, ses transmissions auront rarement été à la hauteur de son impact physique.

Florent Balmont : 6 / 10.

Toujours aussi teigneux, l'expérimenté relayeur a eu fort à faire face au vigoureux Niklas Hult, se donnant sans compter durant 90 minutes. Son sale caractère a toutefois fait perdre beaucoup de temps et de confiance à des partenaires qui auraient eu besoin de sa capacité à gérer la tension d'un match fermé.

Remplacé à un quart d'heure de la fin par un Benjamin Pavard porté vers l'avant, mais impuissant face à l'insaisissable Mendy.

Yassine Benzia : 6 / 10.

Un but chanceux pour faire gonfler des statistiques flatteuses, mais surtout un manque flagrant de disponibilité sur son côté droit. La possible arrivée de Loïc Rémy lui a peut - être fait peur, il n'empêche que ce genre de prestation inaboutie ne plaide pas en sa faveur.

Remplacé à cinq minutes de la fin par un Nangis chaud comme la braise, qui aurait mérité plus de temps de jeu pour trouver la faille.

Junior Tallo : 6,5 / 10.

Peu en réussite face au but, mais incroyablement à l'aise dans un rôle de pivot, il a fait étalage d'une qualité technique insoupçonnée, et offert de nombreux caviars à ses partenaires, qui n'en ont finalement converti aucun. Un système à deux attaquants permettrait sans doute d'exploiter ses facilités dos au but.

Eric Bauthéac : 6,5 / 10.

Toujours aussi généreux dans ses efforts, il n'a pas réussi à se montrer décisif face à son ancien club, mais ce n'est pas faute d'avoir essayé. Il a même touché la barre sur un coup - franc surpuissant, qui aurait mérité meilleur sort.

Remplacé à un quart d'heure de la fin par un Lopes étincelant pour son retour dans le Nord, qui aura fait tourner la tête des Niçois sur chacune de ses percées.

Nice.

Yoan Cardinale : 6 / 10.

Peu sollicité, le jeune portier des Aiglons a malheureusement dû s'incliner en tout début de rencontre, sur un coup - franc chanceux qui aura filé devant tout le monde, avant d'échouer dans le petit filet. Plutôt frustrant pour lui, qui arrêtera le seul autre tir cadré de Lille, une frappe à ras de terre d'Obbadi.

Jérémy Pied : 6,5 / 10.

Très solide sur son côté droit, malgré la présence de gros clients tels Bauthéac et Sidibé, le latéral s'est une nouvelle fois affirmé comme l'un des cadres de sa formation, entre débordements chirurgicaux et interventions irréprochables.

Romain Genevois : 6 / 10.

Discret mais bien présent, effacé puis rassurant, Genevois aura vécu un match contrasté. Dans l'ensemble, il a su limiter Tallo, mais a souffert chaque fois que Bauthéac tentait de rentrer dans l'axe. Pas assez serein, il a heureusement pu compter sur l'expérience de Paul Baysse.

Paul Baysse : 7 / 10.

Impérial, l'ancien Stéphanois semble retrouver son meilleur niveau sous les couleurs de l'OGCN. Injouable dans les airs, précis dans les relances, il est même passé à deux doigts d'offrir une victoire inespérée aux Aiglons en fin de rencontre.

Ricardo Pereira : 6,5 / 10.

Très complémentaire avec Hult, il a semé un déosrdre permanent sur le côté gauche, prenant régulièrement le dessus sur Corchia. Ses centres ont toutefois manqué de justesse, mais son abattage défensif s'est révélé précieux. Il a totalement éteint Benzia, qui n'a jamais su se montrer dangereux à droite.

Nampalys Mendy : 6,5 / 10.

Encore une fois inépuisable, le capitaine a fait la loi devant sa défense, mais a souffert lors des contre - attaques adverses. Des difficultés qui s'expliquent par la propension des Niçois à évoluer très haut sur les phases offensives, au risque de laisser leur 6 et leurs deux défenseurs centraux livrés à eux - mêmes dès la perte du ballon.

Jean Séri : 6,5 / 10.

Lui aussi bénéficie d'une entente admirable avec son latéral, ce qui a permis à l'Ivoirien de pouvoir compter sur un soutien permanent lors de ses montées. Impressionnant dans les petits espaces, il a toutefois toujours buté sur un dernier rempart, que ce soit Sidibé, Mavuba ou Soumaoro. Quelques erreurs regrettables dans le replacement défensif toutefois.

Niklas Hult : 6,5 / 10.

Auteur du but égalisateur, il a prouvé qu'il avait les épaules pour tenir tête à un vieux loup de mer tel que Balmont, qui n'a pas hésité à le provoquer de toutes les manières. Mais le Suédois, impassible, a continué à livrer bataille, sans jamais baisser les bras, jusqu'à se montrer décisif, et ce des deux côtés du terrain.

Wallyson Mallman : 6,5 / 10.

Extrêmement doué balle au pied, le Brésilien a fait étalage d'une justesse technique stupéfiante, et d'un pied gauche divin, pour faire tourner en bourrique un Civelli dépassé par les évènements. Pourtant, ses passes n'auront jamais été exploitées avec précision par Germain et Ben Arfa.

Remplacé à vingt minutes de la fin par Franck Honorat, qui sera passé à quelques centimètres d'un but sublime, sa frappe sèche ayant malheureusement été détourné par Enyeama.

Valère Germain : 6 / 10.

Inexistant, ou presque, Germain n'a que rarement vu le jour face à Djibril Sidibé, qui l'a surpassé dans la grande majorité des duels. Il a cependant réussi à faire preuve de bon sens pour délivrer un amour de passe décisive à Hult, au lieu de tenter un vain numéro de soliste, au contraire de Ben Arfa.

Remplacé à dix minutes de la fin par Alexandre Mendy, qui aura passé trop peu de temps sur la pelouse pour pouvoir s'exprimer.

Hatem Ben Arfa : 5 / 10.

Deux chevauchées magiques, à chaque fois ponctuées par le dribble de trop, et une perte de balle regrettable, et puis c'est tout. Voilà le résumé de la rencontre de Ben Arfa, qui confirme sa méforme du moment (dixième match de suite en Ligue 1 sans but ni passe décisive). Une spirale négative à casser au plus vite, sous peine continuer à plomber son équipe par la frustration née de son inefficacité.

Remplacé à cinq minutes de la fin par Anthony Ranieri, qui découvrait enfin la Ligue 1.