Une saison à Pierre - Mauroy, J22

Incroyable mais vrai ! Troyes tient enfin sa première victoire en Ligue 1 cette saison, et quelle victoire ! Au terme d'une rencontre sans queue ni tête, l'ESTAC a su trouver les ressources pour enlever ce prcieux succès à des Lillois dominateurs, mais beaucoup trop confiants. Ceux - ci ont trouvé le moyen d'ouvrir le score sur un penalty injustifié, avant de jouer à la passe à dix au lieu de chercher à assurer les trois points en marquant une seconde fois. Résultat, sur trois offensives fulgurantes, les joueurs de Claude Robin ont réalisé un hold - up qui est en mesure de concurrencer celui de Saint - Étienne face à Lyon, dimanche dernier. Voici les notes des titulaires.

Une saison à Pierre - Mauroy, J22
Une saison à Pierre - Mauroy, J22. // Image :  source site officiel di LOSC //

Lille.

Vincent Enyeama : 6 / 10.

Sale soirée pour le fidèle portier des Dogues, qui n'a rien pu faire sur les trois seuls tirs cadrés des visiteurs, alors qu'il n'avait rien à se mettre sous la dent depuis plus d'une heure. Un bilan terriblement frustrant pour le gardien.

Sébastien Corchia : 6,5 / 10.

Après avoir obtenu un penalty fort litigieux, il n'a eu de cesse de compenser les absences de son milieu de terrain, et cette omniprésence défensive lui aura coûté beaucoup d'énergie, et de nombreux centres ratés par manque de lucidité. Un leader qui aura tout tenté pour montrer la voie.

Renato Civelli : 6 / 10.

Beaucoup plus efficace dans la relance, l'Argentin a tenu bon pendant la majeure partie de la rencontre, mais risque fort de regretter cette dernière action. En effet, tout proche d'égaliser, il a vu sa tête stoppée par Bernardoni, et n'a pas eu le temps de se replacer pour empêcher Pi, seul dans la surface, de crucifier Enyeama de la tête pour anéantir les derniers espoirs du LOSC.

Adama Soumaoro : 6 / 10.

Très discret, il n'a rien à se reprocher, mais n'a pas de quoi se satisfaire non plus. Privé de toute intervention défensive, par Civelli, Sidibé ou Mavuba, il n'aura eu aucune occasion de se montrer, chose plutôt rare pour un défenseur central dont l'équipe a pris trois buts.

Djibril Sidibé : 6,5 / 10.

Bien qu'en partie responsable sur le deuxième but adverse, et pas exempt de tout reproche sur le troisième, comment faire de l'arrière gauche un bouc émissaire ? Il a parcouru le terrain en long, en large et en travers, s'est démené comme aucun de ses coéquipiers, a récupéré un nombre incalculable de ballons, et mis ses partenaires dans de bonnes conditions par des relances propres et sans bavures.

Florent Balmont : 6,5 / 10.

Le vieux briscard de cette formation a lutté comme un beau diable durant plus d'un heure, étant l'un des seuls à s'opposer à l'étincelant Pi, ainsi qu'au virevoltant Cabot. Mais il clairement perdu en efficacité en seconde période, sans toutefois craquer, si bien que le réveil de Troyes aura coïncidé avec sa sortie.

Remplacé à vingt minutes de la fin par Amalfitano, impuissant au coeur de la débâcle de son équipe.

Rio Mavuba : 4,5 / 10.

L'ancien joueur de Bordeaux, aujourd'hui capitaine de Lille, n'aura jamais tenu la barre. Lent, maladroit, il a été celui qui aura fait prendre l'eau à la défense, noyé par la vivacité adverse. Rarement dans le coup, ses transmissions ont manqué d'efficacité, et ses interventions d'autorité. Un rencontre à oublier à tout prix.

Mounir Obbadi : 6 / 10.

Tout juste passable, sa prestation ne restera pas dans les annales. Quelques prises de balle bienvenues, une ou deux passes bénéfiques au renversement du jeu, mais c'est tout. Là encore, c'est Pi qui lui en aura fait voir de toutes les couleurs.

Éric Bauthéac : 5 / 10.

Il aura ralenti le jeu plus d'une fois, cassé le rythme à maintes reprises, et manqué un nombre effarant de contrôles sur des passes divines. Sans sa maladresse dans la surface adverse, Lille aurait obtenu cette victoire. Mais, une fois n'est pas coutume, c'est l'exemplaire Bauthéac qui a craqué, entraînant son équipe dans sa chute.

Sofiane Boufal : 7 / 10.

Le meilleur Lillois, et de loin. Après avoir ouvert le score sur un penalty inexistant, il a gardé la tête sur les épaules, et fait ce qu'il savait faire de mieux : provoquer. Il a livré un joli duel face à Karaboué, l'a débordé de nombreuses fois, mais ses partenaires n'ont jamais été en mesure de convertir ses offrandes.

Remplacé à dix minutes de la fin par un Lopes trop juste pour sauver quoi que ce soit.

Junior Tallo : 5,5 / 10.

Certes, il aura été signalé hors - jeu une bonne demi - douzaine de fois. Certes, il aura vendangé quelques opportunités. Mais aucune n'était toute faite, et jamais ses partenaires ne l'auront mis dans les meilleures dispositions qui soient. Très souvent esseulé, il a fait les appels qu'il pouvait, conservé aussi longtemps que possible en attente vaine de soutien, mais n'aura réussi que peu des choses qu'il a entreprises.

Remplacé à vingt minutes de la fin par un Benzia tout aussi transparent, si ce n'est plus.

Troyes.

Paul Bernardoni : 7 / 10.

Décisif en première période sur une belle frappe d'Obbadi, en seconde période sur une tête de Soumaoro, puis en toute fin de rencontre sur un coup de casque de Civelli, le jeune portier a maintenu son équipe à flot, mais ne peut rien sur le penalty de Boufal. Une issue heureuse.

Lossémy Karaboué : 6,5 / 10.

Habituellement milieu relayeur ou ailier, l'Ivoirien a cette fois été contraint d'évoluer au poste d'arrière droit, et s'est plutôt bien acquitté de la tâche. Très présent au soutien de ses milieux, il a fait ce qu'il fallait en défense, et aucune véritable opportunité adverse n'est venue de son côté.

Anele N'Gonca : 6 / 10.

Globalement peu sollicité, le Sud - Africain, aura simplement fait le job, sans apporter de véritable garantie à son équipe. Mais le fait est qu'il n'est pas défenseur central, mais latéral droit, et qu'il a suffisamment assuré pour que Troyes empoche son premier succès cette saison.

Matthieu Saunier : 6 / 10.

Le capitaine de l'ESTAC a passé la première mi - temps à venir en aide à son arrière gauche, mis sous pression par les débordements pourtant inefficaces de Corchia. En seconde période, il a su contrecarrer les plans des Dogues, avant d'assister, de loin, au tardif festival offensif de ses partenaires.

Charles Traoré : 5,5 / 10.

Parfois malmené par Bauthéac et Corchia sur son côté gauche, il a tantôt profité des contrôles approximatifs du premier, et des centres maladroits du second. Au final, il s'en sort assez bien, et deevra faire preuve de plus de solidité lors de la prochaine rencontre.

Aloïs Confais : 5 / 10.

Transparent, effacé, quasiment immobile dans l'entrejeu, il a évidemment souffert de la comparaison avec Pi, mais, au - delà de ça, n'a rien fait pour s'attirer des louanges. Frileux dans les duels, imprécis dans les transmissions, il a heureusement été bien couvert par son compère du milieu.

Jessy Pi : 8 / 10.

Brillant à la récupération, étincelant à la relance, il a tout fait, ou presque, dans sa moitié de terrain. Au retour des vestiaires, il a commencé à se projeter vers l'avant, suivi par son équipe, et a marqué le dernier but dune tête piquée imparable. Grandiose.

Karim Azamoum : 5 / 10.

Beaucoup trop discret sur son aile droite, l'Algérien n'a jamais justifié la confiance de son coach, et semble loin derrière Karaboué dans la hiérarchie, même si ce dernier peut envisager une reconversion en tant qu'arrière droit. Un match extrêmement décevant.

Remplacé à trente - cinq minutes de la fin par un Darbion agité, mais pas assez lucide dans ses choix.

Jimmy Cabot : 9 / 10.

Déjà virevoltant en première période, il n'a eu de cesse d'user Corchia, pour finalement accélérer dans le dernier quart d'heure, et de quelle manière ! Un premier but sublime, d'une frappe aussi vicieuse que soudaine, et parfaitement placée. Un second d'une reprise de volée surpuissante, en angle fermé qui plus est. Et une divine passe décisive pour Pi, à cinq minutes de la fin. Splendide.

Corentin Jean : 6 / 10.

Impuissant face aux colosses que sont Civelli et Soumaoro, il n'a jamais été en mesure de s'exprimer, et aura simplement passé ses nerfs sur un Mavuba en - dessous de tout.

Remplacé à trente minutes de la fin par le vétéran Nivet, à l'origine du deuxième but, et symbole du coaching gagnant de son entraîneur.

Fabien Camus : 6,5 / 10.

Un poil plus disponible que son partenaire d'attaque, il n'a cependant pas su faire la différence, butant sur Balmont ou Civelli. N'étant pas attaquant de pointe, cette inefficacité est quelque peu excusable, même s'il aurait pu faire mieux dans les transmissions.

Remplacé à un quart d'heure de la fin par Babacar Gueye, qui aura tout simplement fait basculer le match. Sur son premier ballon, une remise impeccable pour le but de Cabot. Trois minutes plus tard, un centre littéralement déposé sur le pied de ce même Cabot, pour le doublé. Vous avez dit supersub ?