Une saison à Pierre - Mauroy, J24

Suite à un nul frustrant au Vélodrome, devant un OM amorphe, le LOSC s'est consolé en disposant de Caen, et ce pour la deuxième fois cette saison. Plus réalistes que leurs adversaires, les Dogues n'ont pas été flamboyants, mais ont fait preuve d'une solidité retrouvée. Les joueurs de Frédéric Antonetti restent pourtant quasiment à portée de la zone rouge, et devront se montrer constants pour ne pas y sombrer. Voici les notes des acteurs de cette rencontre.

Une saison à Pierre - Mauroy, J24
Une saison à Pierre - Mauroy, J24

Lille.

Vincent Enyeama : 6 / 10.

Hormis une frappe désespérée de Leborgne, et une sortie dans les pieds d'Andy Delort, rien à se mettre sous la dent pour le Nigérian, qui aura au moins eu le mérite d'assurer chacune de ses relances.

Sébastien Corchia : 7 / 10.

Une nouvelle fois très en vue, il a multiplié les débordements, obtenant de nombreux corners. Il a également failli ouvrir le score au retour des vestiaires, sur un coup - franc admirablement tiré, mais sorti par Vercoutre. Attention cependant à cette fâcheuse tendance à se replacer en marchant sur les contre - attaques adverses.

Renato Civelli : 6 / 10.

Comme toujours, l'Argentin a brillé par sa capacité à rendre le ballon à l'adversaire sitôt récupéré. Mais, mis à part ces lacunes techniques qui ne sont plus un secret pour personne, il a tenu la baraque comme il sait le faire, à coups de renvois en catastrophe et d'interventions musclées.  

Adama Soumaoro : 6,5 / 10.

Un copié - collé du match de Civelli, avec les relances approximatives, et les duels pleins de testostérone, à une exception près : son apport sur les coups de pied arrêtés. Déjà buteur contre Bordeaux, il a récidivé, et même failli s'offrir un doublé en toute fin de rencontre, sans parvenir à tromper la vigilance de Vercoutre.

Djibril Sidibé : 6 / 10.

Une fois n'est pas coutume, le latéral n'a su trouver la faille sur son côté droit, bien muselé par un Jordan Adéoti aux aguets. En revanche, il a fait le travail défensif, et avec application. Sa présence a été d'un grand secours au duo Soumaoro - Obbadi sur certaines offensives des Normands.

Florent Balmont : 6 / 10.

Comme souvent cette saison, le petit milieu de terrain s'est plus distingué par ses coups de gueule que par ses prouesses balle au pied. Imprécis dans les transmissions, il a néanmoins couru comme un damné après chaque ballon, et donné, une fois de plus, tout ce qu'il pouvait.

Remplacé à un quart d'heure de la fin par un Mavuba plein d'envie, mais en manque de temps pour s'exprimer.

Ibrahim Amadou : 7 / 10.

Très précieux à la récupération, il s'est aussi distingué dans un autre registre, celui de la provocation balle au pied. Très vif, il a également tiré profit de ses grands jambes pour se défaire à maintes reprises de l'entrejeu adverse. Attention toutefois aux dribbles trop proches de sa surface de réparation, qui peuvent se payer cash.

Mounir Obbadi : 6 / 10.

Très volontaire, peut - être trop par rapport à ses coéquipiers, il s'est souvent retrouvé dépourvu de solutions, et obligé de se promener, balle au pied, dans sa moitié de terrain. Il a malheureusement connu trop de déchet dans les passes pour espérer amener des occasions franches.

Ronny Lopes : 6,5 / 10.

Extrêmement intéressant dans ses percées, il a alterné retour dans l'axe et course le long de la craie, avec une classe égale. L'un des rares à avoir tenté de secouer le cocotier. Son explosivité et sa technique en font une arme redoutable que Lille se doit d'exploiter au maximum.

Remplacé à la pause par Boufal, qui s'est tout autant signalé par de fantastiques séries de dribbles que par sa passe décisive pour Soumaoro, d'un corner parfaitement exécuté. Qu'on le veuille ou non, Lille a besoin de ce joueur.

Eric Bauthéac : 6,5 / 10.

Encore une fois, l'ancien Niçois n'a jamais ménagé ses efforts. Et, encore une fois, il n'a pas été récompensé. Pourtant, il a déposé un coup - franc sur le pied de Soumaoro, lequel a vu Vercoutre détourner sa frappe. Par ailleurs, Bauthéac s'est montré précieux sur les phases de contre - attaque.

Yassine Benzia : 5 / 10.

Assez discrète, la révélation du mois de décembre est passée à côté de son match, et ce malgré des appels intéressants, mais sans plus. Cette disponibilité limitée a condamné l'ancien Lyonnais à se morfondre, seul devant, bien entouré par la charnière adverse.

Remplacé à la pause par Eder, qui aura effectué des débuts encourageants. Excellent dans le jeu dos au but, en remise et de la tête, le Portugais a pris le dessus dans les airs en permanence, et même délivré un amour de passe pour Bauthéac, qui n'aura pas su convertir l'offrande.

Caen.

Rémy Vercoutre : 7 / 10.

Brillant tout au long de la rencontre, il a maintenu son équipe à flot face à des Lillois dangereux sans être vraiment dominateurs. Entre une frappe lointaine de Balmont, un tir en angle fermé de Corchia, et cette sublime parade sur le plat du pied de Soumaoro, il ne s'est pas véritablement reposé.

Dennis Appiah : 6,5 / 10.

Parvenir à faire passer Sidibé pour un latéral standard, c'est un véritable tour de force, tant ce dernier semblait au - dessus cette saison. Et pourtant, le Ghanéen l'a fait, grâce à un savant mélange de ruse et d'agressivité. Offensivement, un peu moins de présence, la faute à un manque d'imagination collective.

Jordan Adéoti : 6,5 / 10.

Milieu de terrain de formation, le Béninois a impressionné à ce poste de défenseur central qu'il découvrait. Fort d'un impact colossal dans les duels, et d'une qualité de relance très intéressante, il s'est imposé comme un recours plus que correct en défense.

Syam Ben Youssef : 6,5 / 10.

Le Tunisien, doté d'un physique très imposant, a mené la vie dure à un Benzia complètement dépassé, avant de trouver un adversaire plus à sa taille, en la personne d'Eder. Au final, il n'a rien à se reprocher, mais peut tout de même regretter cette courte défaite.

Emmanuel Imorou : 6 / 10.

En jambes lui aussi, le latéral a livré un joli duel face à Sébastien Corchia, qui n'a au final tourné à l'avantage de personne. Toutefois, cette opposition s'est limitée à la moitié de terrain des visiteurs, ceux - ci s'étant montrés incapables de porter durablement le danger dans le camp adverse.

Jordan N'Kololo : 5 / 10.

Noyé dans l'entrejeu, étouffé par l'expérience combinée de Balmont et d'Obbadi, le jeune milieu a vécu un calvaire à Pierre - Mauroy, ponctué par une expulsion regrettable, la faute à une semelle sur Bauthéac, suivie d'une béquille sur Mavuba.

Nicolas Seube : 6 / 10.

Le vétéran de cette équipe, positionné en sentinelle, n'a guère eu l'occasion de briller, plombé par des partenaires peu enclins aux sombres tâches de l'effort défensif. Faisant du mieux qu'il pouvait, il n'a pu empêcher ses défenseurs d'être livrés à eux - mêmes à de nombreuses reprises.

Julien Féret : 6,5 / 10.

Le maestro de cette équipe de Caen, roi du caviar, habitué de la passe décisive, n'a cette fois rien pu faire face à la volonté lilloise, et à la solidité de l'arrière - garde nordiste. Pas vraiment aidé par un Rodelin transparent, puis par un Delort trop dispersé, l'ancien Rennais n'a pu que constater les dégâts.

Remplacé à l'heure de jeu par N'Tibazonkiza, qui aura eu le mérite de provoquer avec audace, donnant quelques sueurs froides aux Dogues en fin de rencontre.

Jordan Leborgne : 5,5 / 10.

Effacé sur son aile droite, il avait pourtant la place de se montrer, le travail lui étant globalement mâché par l'entreprise d'usure d'Appiah sur Sidibé. Mais le jeune ailier, trop frileux, a souvent choisi de repasser par l'arrière, ralentissant ainsi les offensives de son équipe.

Vincent Bessat : 6 / 10.

Quasiment inexistant, l'ancien Nantais a pourtant amené le danger à chaque fois qu'il a touché la balle. Le problème, c'est qu'il en a quasiment été sevré, autant par la faute du manque de lucidité de ses partenaires que par celle de son inquiétant manque de disponibilité.

Remplacé à vingt minutes de la fin par Jeff Louis, transparent durant le court laps de temps passé sur la pelouse.

Ronny Rodelin : 6 / 10.

Très présent dans le repli défensif, l'ancien Lillois a semblé y laisser des forces, tant il a paru impuissant sur les phases offensives. Son bon jeu de tête n'aura finalement que peu servi, à l'instar de son sens du but.

Remplacé à la pause par Andy Delort, la révélation de l'année du côté normand, qui n'aura pu passer à travers les mailles du filet pour faire trembler ceux des Nordistes, malgré une bonne volonté admirable.