Guingamp réédite son exploit et remporte la Coupe de France !

C'est dans un Stade de France rempli de chaleur, de rouge et de noir vibrant pour la Bretagne que Guingamp a remporté cette 97e Coupe de France ! Alors que le Stade de France avait accueilli la finale de la Coupe Gambardella dans l'après-midi et la victoire d'Auxerre 2-0 sur Reims, c'est Nolwenn Leroy qui a lancé cette finale avec le champ traditionnel breton, avant que les Rennais ne donnent le coup d'envoi.

Guingamp réédite son exploit et remporte la Coupe de France !
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Stade Rennais
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En Avant Guingamp
Stade Rennais: Costil - Danzé (cap.), Kana-Biyik, Armand, Moreira - Makoun (Pajot, 67e), Konradsen (N. Oliveira, 61e), Doucouré, Alessandrini, Grosicki (N'Tep, 51e) - Toivoinen.
En Avant Guingamp: Samassa - Lévêque, Sorbon, Kerbrat, Pereira - Mathis (cap.), Sankharé, Langil (Giresse, 78e), Beauvue (Atik, 84e) - Mandanne (Diallo, 68e), Yatabaré.
SCORE: 0-1, 38e, J. Martins Pereira 0-2, 46e, M. Yatabaré
ARBITRE: Tony Chapron (FRA)
ÈVÉNEMENTS: Finale de la Coupe de France 100% bretonne, Stade de France (St-Denis), environ 80 000 personnes.

Rennes passe à côté de son début de match

Lors d'un début match assez serré, pas grand chose à se mettre sous la dent lors des premières minutes, Rennes joue surtout derrière. Il faut attendre la 7e minute et Langil déborder côté gauche, l'ancien auxerrois trouve Beauvue dont la reprise du pied est detournée par le pied de Costil en corner. A la suite du corner superbe tête de Mandanne qui passe juste au-dessus, le match est lancé. Le Stade Rennais semble vraiment ailleurs et manque clairement d'agressivité pour pouvoir lutter avec des Guigampais, beaucoup plus entreprenant. Approximatif dans leurs passes, les joueurs de Philippe Montanier se font bouger pas une équipe de Guingamp en blanc, bien mieux organisé et percutant dans leurs remontées de balles notamment grâce à des Yatabaré et Langil très en jambes. Rennes tente de ressortir de son camp sans réel succès.

L'EAG ouvre logiquement le score

Alors que les Rennais tentèrent tant bien que mal de pénetrer petit à petit dans le camp des Guingampais, le jeu fut parfois haché, surtout lors d'un éternel duel Sorbon - Toivoinen où le défenseur de l'équipe de Jocelyn Gourvennec ne manqua pas de se faire rappeler à l'ordre par Tony Chapron. La deuxième partie de cette mi-temps se traduit avec moins de jeu, moins de dynamisme avec une équipe de Guigamp plus organisée, plus posée à l'affût des bonnes oportunitées comme après ce long raid de Langil peu avant la demie-heure de jeu. Dans un temps fort Guingampais, Benoît Costil repousse des points une tête avant que Martins Pereira l'arrière droit ne reprenne d'une volée limpide et sèche, 0-1 (38e) ! Premières grandes émotions de la soirée dans les tribunes du Stade de France, alors que les joueurs du Stade Rennais vont devoir créer quelque chose pour ne pas continuer de subir le jeu de leurs adversaires. Peu après l'engagement, les joueurs de Montanier faillirent y parvenir et obligèrent Samassa à détourner un tir lointain en corner, un corner beaucoup trop brouillon, à l'image de son équipe. Fin de première mi-temps également à l'avantage des guingampais, plus à l'aise dans ce match, entre les applaudissements et sifflés d'un Stade de France partagés entre Rennais et Guingampais, malgré une bretagne soudée.

Guingamp enfonce le clou

Alors que les micros de France TV interviewaient le banc guingampais lors de l'engagement de cette seconde période, Moustapha Yatabaré marqua le but du break (46e) sur un super centre de Langil : 2-0 ! On peut surtout souligner l'absence au marquage des défenseurs centraux Rennais, et là, les joueurs de Montanier n'avait plus le choix : il fallait tout tenter et faire le jeu face à un adversaire du soir beaucoup plus en confiance dès les quelques premières secondes de la seconde mi-temps. Doucouré faillit répondre à son homologue Yatabaré un eminute plus tard, mais Samassa détourna du bout du pied. Même dénouement quelques minutes plus tard, mais c'est N'Tep tout juste rentré en jeu qui buta sur le gardien malien. Comme on pouvait s'y attendre, c'est Guingamp qui repartit vers le camp rennais avec un centre en profondeur et une tête de Yatabaré (53e) détournée par un reflexe (involontaire) de Costil. On peut souligner la tristesse des coups de pieds arrêtés orchestrés par les joueurs de Rennes et l'agressivité totalement absente sur le porteur du ballon. Bref, les Rennais n'y sont pas, du l'avant à l'arrière, car aucun avant ne réussit non plus à faire la différence, à l'image d'un Alessandrini totalement depassé.

Rennes tente mais bute sur une défense guingampaise bien en place

Ils n'avaient plus le choix, mais le Stade Rennais tentait tant bien que mal de bousculer une équipe adverse bien plus en forme qu'eux. La rentrée de N'Tep et l'apparition magique de Doucouré jusque là transparents profitèrent aux Rennais de se créer des occasions, sans jamais vraiment inquiéter Samassa, le portier de l'En Avant, bien protéger par une défense qui ne prenait aucun risque. Seul un but manquait au Rennais d'y croire encore, bien que les bretons furent complètement dépassés par un adversaire logiquement en tête. L'EAG se créa par la suite les plu sgrosses occasions, avec beauvue à la 71e minute sur une longue passe en profondeur, mais le tir croisé surpuissant de l'ancien castelroussain éfleura le montant droit de Costil, toujours 2-0. Rennes joua comme si rien ne se passait, comme s'ils menaient, le problème est vraiment mental chez les Bretons... la frappe contrée dans la surface d'Alessandrini n'y changea rien (75e), témoignant la rage d'une équipe si impuissante et inexistante dans le jeu. La première occasion dangereuse de la part des Rennais arriva à la 82e minute avec ce tir de Doucouré bizarrement repoussé par Samassa en corner. La tension régna jusqu'à la fin de match, et c'est Guingamp, qui jouera l'Europa League la saison prochaine !