Guingamp-Caen : les réactions

Guingamp-Caen : les réactions
Jocelyn Gourvennec peut laisser éclater sa joie. Ce soir, son équipe a montré qu'elle valait mieux que le fauteuil de lanterne rouge.

Jocelyn Gourvennec (entraîneur de Guingamp) : «C'est le sursaut qu'on attendait. C'était un match capital contre un concurrent direct à 2 points devant nous, après avoir manqué le coche à Evian. Les joueurs ont su hausser leur niveau, répondre présent mentalement, dans l'engagement, dans la bagarre d'abord, ensuite dans la qualité de jeu aussi. Il nous a souvent manqué de l'efficacité et ce soir on a su corriger ça.

On a concédé assez peu d'occasions, et même s'ils ont égalisé, on a su derrière réaccélérer et reprendre l'avantage. Je pense qu'on a su provoquer la chance aussi. Il est clair qu'on ne peut pas se contenter de faire un sursaut de temps en temps. On doit bâtir sur ce succès ce soir qui est certainement dans l'état d'esprit, dans le don de soi, dans l'engagement, une référence. C'est une base, ça doit être un nouveau départ pour nous.»

Patrice Garande (entraîneur de Caen): «En tout cas, c'est une défaite qui est méritée. La victoire de Guingamp est méritée parce qu'on a été très en-dessous de ce qu'on avait prévu de faire. On a encore une fois une entame de match catastrophique, donc, c'est compliqué de gagner des matches quand on fait une entame comme ça, même si on revient au score. On ne peut prétendre à rien avec un état d'esprit comme ça et un comportement comme ça. Prendre une rouste, des fois ça arrive, après il y a des manières de la prendre et il y a quelques comportements qui m'ont gêné.

Maintenant, c'est fait, on a pas le temps de passer huit jours dessus, donc, il faut se laver la tête et pour le coup le match de Nice devient très important. Je n’ai pas vu une équipe de Caen se comporter comme une équipe qui venait jouer quelque chose. C'est la vérité d'un match, ça nous fait mal, parce que partir avec une valise comme ça, on s'en serait bien passé. On a tout le temps d'y penser pendant le retour parce qu'on a trois heures de bus à faire pour rentrer sur Caen et après, dès demain, il faut se projeter sur l'autre match. C'est le seul avantage de jouer tous les trois jours, on n'a pas le temps de gamberger.»

Avec AFP