Une odeur de crise à Montpellier

Depuis son retour parmi l'élite en 2009, Montpellier a connu un parcours plus qu'honorable, avec en vitrine bien sûr, un titre de champion de France 2012. Seulement voilà, un an et demi après, le club de Louis Nicollin se retrouve dans une situation très délicate et va devoir rapidement puiser dans ses ressources. Retour sur un début de saison compliqué.

Une odeur de crise à Montpellier
Jean Fernandez déjà sur la sellette ? Crédit Photo : BeIn Sport

Deux victoires, neuf matches nuls et quatre défaites. Voici le bilan du MHSC au bout de quinze journées de Ligue 1. C'est clair, ce n'est pas la joie, d'autant plus que la dernière victoire, aussi clinquante qu'elle puisse être (5-1 face à l'Olympique Lyonnais) remonte au 6 octobre, soit pratiquement deux mois.

Comment Montpellier en est-il arrivé là ?

Des mercatos râtés

Vous l'aurez remarqué, le MHSC aligné en ce début de saison est très loin d'avoir le visage de celui de la saison 2011-2012. Et pour cause, de nombreux joueurs clés de la formation Languedocienne ont profité du coup de projecteur, grandement mérité, pour aller voir ailleurs. Quoi de plus normal.

Ainsi, en un an et demi, Montpellier s'est séparé de joueurs comme Olivier Giroud, Younes Belhanda, Mapou Yanga-Mbiwa, Henri Bedimo, Marco Estrada et John Utaka. Pour saler un peu plus la note, le club Héraultais a enregistré le départ, plutôt mouvementé cet été de René Girard, le technicien qui semble de son côté être sur un nuage depuis le début de l'exercice 2013-2014.

Certes, c'est la loi du sport, cependant Montpellier aurait difficilement pu décevoir d'avantage en ce qui concerne le remplacement des ses anciens joueurs. L'exemple le plus frappant, si l'on peut dire, se trouve en attaque. C'est certain, remplacer Olivier Giroud (25 buts et 9 passes décisives toutes compétitions confondues en 2012-2013) n'était pas chose aisée. Mais malgré toute la bonne volonté du monde, ni Charbonnier (aujourd'hui à Reims), ni Herrera n'ont pour l'instant réussi à soulever les supporters du stade de la Mosson.

Djibril Cissé aurait peut-être pu le faire, mais "Loulou" en a décidé autrement "Je ne veux pas d'un gars qui fait le DJ à la Churascaïa ou au Café Joseph", pas forcément judicieux mais ça a au moins le mérite d'être clair.

"Loulou" toujours le même

"J'ai fait une connerie en recrutant Fernandez"

Cette déclaration de Nicollin dans midi-libre après la défaite des siens face à l'OM (2-0) lors de la 15ème journée de Ligue 1 n'est pas sans rappeler l'épisode René Girard lors du dernier mercato. Si "Loulou" a ajouté qu'il esperait que ses paroles allaient faire réagir son entraîneur, rien n'est moins sur.

Jean Fernandez peut tout de même être rassuré, son président ne semble pas déterminé à changer d'entraîneur. Du moins pas avant la trêve hivernale. 

Une lueur d'espoir

Les Montpelliérains ont malgré tout d'excellentes raisons d'espérer. En effet, si beaucoup ont quitté le navire ces deux dernières saisons c'est loin d'être le cas de tout le monde.

Ainsi, certains piliers comme Hilton, Camara ou Jourdren restent fidèles au poste. Ajoutez à cela les jeunes comme Cabella, Stambouli, Aït-Fana et Saihi, ainsi que quelques recrues satisfaisantes comme Siaka Tiéné, il est difficile de croire que le Montpellier Hérault ne va pas se sortir de cette mauvaise situation rapidement.

Une chose est sure, la Mosson et sa Butte Paillade veulent des résultats et la première étape sera la réception de Lorient, mercredi 4 Décembre à 19h.