Paris s'offre une finale en toute quiétude

Le PSG n'a pas forcé face à Lille pour l'emporter avec la plus petite des marges. Ils défendront leur titre face au vainqueur de Monaco-Bastia.

Paris s'offre une finale en toute quiétude
But de Maxwell. (L'Equipe)
Lille
0 1
Paris

Une fin de match impavide, pas de joie, même forcée. Le PSG est en finale, faudrait-il leur rappeler ? Ils défendront leur titre rudement gagné l'année dernière face à Lyon (2-1), au Stade de France. Les hommes de Laurent Blanc vont pouvoir se déplacer du côté de St Denis. Ceci grâce à une victoire piteuse mais logique face au LOSC. Les Parisiens ont attaqué ce match avec l'intention de refaire le même pressing que face à St-Etienne. De ce fait, la règle appliquée à la lettre, les Parisiens récupèrent vite le ballon et étouffent un Lille très apathique. Une équipe soutenue par un stade quasi plein mais qui refuse le jeu et logiquement se fait surprendre.

Un but de Maxwell étrangement seul, bien trouvé par Cavani, qui fusille Enyeama permet au PSG d'ouvrir le score (0-1, 27eme). Derrière il ne fallait pas s'attendre à mieux. Un Lille techniquement trop juste et un Paris entre gestion et suffisance, la mi-temps est arrivée très vite. Hormis les altercations Verratti-Balmont, ces 45 premières minutes n'ont pas été d'un grand intérêt.

Paris n'a pas tremblé 

La seconde période n'est guère plus mouvementée. Un joli mouvement entre Ibra et Cavani ne permet pas à Matuidi, trop court, d'éviter un retour en taclant d'Enyeama. Côté lillois, seules les frappes de Koubemba à la 61eme et de Lopes à la 91eme ont pu faire sortir Douchez de son interminable sieste. La rentrée de Lopes, Mendes et Boufal ont peut-être apporté une frustration supplémentaire aux supporters Lillois qui se sont sans doute questionné sur leur absence dans le onze de départ. Car faute de mieux ces trois-là ont apporté quelque chose de plus dans les seules minutes qui leur avaient été offertes.

Les dix dernières minutes, Lille s'est d'ailleurs mieux comporté niveau offensif. Pas suffisant, néanmoins, pour inquiéter un Paris Saint Germain déjà bien regroupé derrière. La suite on l'a connaît, Paris ne tremble pas et s'offre sa deuxième finale consécutive. Une date supplémentaire dans un calendrier déjà bien chargé pour ce qui s'apparente à n'être qu'un problème de riche...