Présentation du Grand Prix d'Allemagne

Ce weekend, le grand cirque de la Formule 1 prend ses quartiers en Allemagne sur le circuit de l’Hockenheimring pour le 10ème Grand Prix de la saison qui alterne une année sur deux avec le tracé du Nurburgring. Vavel se panche sur l’épreuve allemande.

Présentation du Grand Prix d'Allemagne
Présentation du Grand Prix d'Allemagne

Carte d'identité du circuit

Date du Grand Prix : 20 juillet 2014 ​

Capacité : 120 000 places

Nom du circuit : Hockenheimring

Longueur du circuit : 4,574 km

Nombre de tours : 67

Distance de course : 306,458 km

Nombre de virages : 17

Vitesse maximale : 326 km/h

Nombre de zones DRS : 1

Premier Grand Prix : 1926

Premier vainqueur : Rudolf Caracciola (ALL, Mercedes-Benz)

Les 5 derniers vainqueurs :

2013 : Sebastian Vettel (RedBull Racing)
2012 : Fernando Alonso (Ferrari)
2011 : Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes)
2010 : Fernando Alonso (Ferrari)
2009 : Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes)

Record du tour : 1:13.780 – Kimi Räikkönnen (2004 – McLaren Mercedes)

La dernière fois que la Formule 1 était venue sur le tracé, c’était celui d’Hockenheim en 2012; à l’époque Fernando Alonso s’y était imposé devançant Jenson Button et Kimi Räikkönnen. Le tracé a subi de profonds changements de sa construction en 1939 à aujourd’hui. A l’époque, le tracé consistait en deux grosses lignes droites ponctuées de chicanes.

Le tracé original d’Hockenheim fut construit en 1939 et servait de terrain d’essai à l’écurie Mercedes-Benz. Cette année-là, le circuit était long de 8 kilomètres et consistait en deux grandes lignes droites courbées avec un grand virage à chaque extrémité. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclata, le circuit en subit les conséquences et a vu, dans les années d’après-guerre, être relayé au second plan, remplacé par l’autre tracé allemand : le Nurburgring. Longtemps menacé, le circuit a vu la construction d’une autoroute traversant de toute part Hockenheim. Le gouvernement, pour se dédommager, a fourni une somme d’argent assez généreuse pour construire un nouveau tracé, celui qui sera utilisé pendant plus de 30 ans.

Le nouveau Hockenheim est désormais long de 6 kilomètres 825, il traverse la forêt et se compose de deux longues lignes droites, un virage serré et un Stadium final qui dispose de grandes tribunes. Il accueille en alternance le Grand Prix d’Allemagne avant que la Formule 1 ne s’y installe pour 30 ans après l’accident de Niki Lauda en 1976 sur le Nurburgring. En 1982, à l’extrémité Est du circuit est ajouté une nouvelle chicane après le décès du pilote français Patrick Depailler. C’est la dernière modification du tracé avant 2002.

Terminé la course à travers la forêt, le circuit subit un profond changement. L’ingénieur allemand, Herman Tilke empute toute la partie du tracé et garde le Stadium final. Le nouveau tracé offre plus de possibilités, de dépassements et peut être divisé en deux zones. De la Nordkurve au virage 6 Hairpin, c’est un enchaînement de deux lignes droites et une ligne droite courbé. Ce sera dans cette première moitié que se trouveront les deux zones DRS du circuit. La seconde partie est beaucoup plus technique. C’est un enchevêtrement de virages sinueux et offrira très peu de possibilité, de dépassement du fait de l’étroitesse de la piste. Les pilotes auront donc à bien gérer l’utilisation de leurs pneumatiques notamment les trains arrières, qui seront plus exposés. Pirelli risque d’apporter les « softs » à bandes jaunes et les « supersoft » à bande rouge. De plus, « environ 65% du tracé se fait à plein régime du fait des lignes droites » confie Rémi Taffin, directeur des activités de pistes de Renault F1. Les monoplaces atteignent des vitesses vertigineuses à plus de 280km/h dont quelques pointes à plus de 300 km/h notamment dans Parabolik. Nul doute que ce circuit d’Hockenheim est un rendez-vous crucial pour les moteurs, la puissance y joue, en effet un rôle majeur.

Si le nouveau tracé ne faisait pas l’unanimité, le succès des pilotes allemands que sont Michael Schumacher et Sebastian Vettel ont fait d’Hockenheim la course la plus atmosphérique du calendrier notamment dans le Stadium final.