Monza : un circuit chargé d'histoire

Treizième épreuve du calendrier 2014 de Formule 1, le Grand Prix d’Italie à Monza va, pour la 63ème fois, accueillir les meilleurs pilotes au monde. L’occasion de se pencher sur l’histoire de cette course, réputée pour être la plus rapide du championnat.

Monza : un circuit chargé d'histoire
Sebastian Vettel avait créé la sensation en 2008 en s'imposant à Monza au volant de sa modeste Toro Rosso, c'est le plus jeune vainqueur d'un Grand Prix à ce jour - © REUTERS/MAX ROSSI

L’antre des « Tifosi », fervents supporters de l’écurie Ferrari, va ouvrir ses portes ce week-end. Mythique circuit, c’est l’un des plus anciens au programme cette année avec sa première édition en Formule 1 lors de la saison 1950 (année qui marque les débuts de la catégorie reine). Il s’agit de la piste qui a le plus entendu les moteurs des bolides, devant Monaco et Silverstone, puisque les pilotes s’y sont déjà affrontés à 62 reprises. Seul le Grand Prix d’Italie de 1980 se sera déroulé sur un autre bitume, celui d’Imola.

Si deux équipes italiennes s’alignent sur le championnat, Ferrari reste toutefois la plus adulée à Monza. Pour preuve, le public, entièrement vêtu aux couleurs du Team et portant des drapeaux du cheval cabré. Et l’écurie le lui rend bien puisque pas moins de 18 éditions en Formule 1 ont été remportées par les voitures rouges. Performance qui permet aux monoplaces créées par Enzo Ferrari d’être les plus victorieuses en Italie. Leur dernier succès remonte à 2010 lorsque Fernando Alonso était parvenu à finir en tête.

Beaucoup de pilotes qui resteront dans l’histoire de la discipline ont soulevé le trophée italien. Le plus titré d’entre eux, Michael Schumacher, l’a porté cinq fois. D’autres noms célèbres ressortent avec notamment Nelson Piquet (quatre victoires), Juan Manuel Fangio ou encore le français Alain Prost, tout deux à trois succès. De nos jours, Sebastian Vettel, encore professionnel, en est à trois triomphes.

Malheureusement, la vélocité des voitures sur ce circuit ont souvent rappelé que le sport automobile peut être dangereux voire mortel. Ce fut le cas en 1961, lorsque Wolfgang von Trips, alors en pôle position se voit projeté et finira sa course en heurtant plusieurs spectateurs. Le conducteur allemand décède sur le coup. Jochen Rindt perdra aussi la vie en 1970 au cours des essais libres. Ronnie Peterson mourra également sur la piste en 1978 suite à une collision entraînant plusieurs voitures.