GP de Grande-Bretagne : Mercedes émerge en tête d'une course agitée, Hamilton s'impose

Les Mercedes, qualifiées en première ligne, n'ont pas mené la course de bout en bout à Silverstone, à cause d'un départ raté qui a vu les deux Williams pointer en tête en début de Grand Prix. Ce sont pourtant bien les Flèches d'Argent qui s'imposent, Hamilton emmenant Rosberg vers leur sixième doublé de la saison.

GP de Grande-Bretagne : Mercedes émerge en tête d'une course agitée, Hamilton s'impose
Lewis Hamilton sur le podium de Silverstone. Crédits : afp.com/BenStansall

Malgré un départ manqué des deux Flèches d'Argent, qui ont cédé les commandes aux Williams en première partie de course, le poleman Hamilton a repris la tête après les ravitaillements. Même la pluie qui s'est invitée à Silverstone n'a pas perturbé la marche en avant des Mercedes, et Hamilton s'impose sur ses terres devant son coéquipier Rosberg. Le Britannique conforte son avance au Championnat, et Mercedes s'envole encore un peu plus.

Un départ mouvementé

Le départ du Grand Prix de Grande Bretagne a été agité à tous les niveaux de la grille. Felipe Massa, qualifié en troisième position, réussissait un départ canon et grillait la politesse aux Mercedes d'Hamilton et Rosberg qualifiées dans cet ordre sur la première ligne. L'autre Williams de Bottas s'infiltrait même un instant à la suite de son équipier, mais Hamilton reprenait immédiatement la deuxième place. Un peu plus loin, c'est Hülkenberg (Force India), parti neuvième, qui se propulsait au cinquième rang devant la Ferrari de Räikkönen. Au fond du peloton, un freinage tangent de Ricciardo (Red Bull) entraînait une certaine pagaille, qui se terminait par un accrochage entre les coéquipiers Alonso et Button (McLaren) d'une part, et Grosjean et Maldonado (Lotus) d'autre part. L'Anglais, le Français et le Vénézuélien se retrouvaient à pied dès le premier tour, et le safety-car entrait en piste.

Lutte à quatre en tête

Le restart offrait à Hamilton l'opportunité d'attaquer Massa en tête de la course, mais l'Anglais se faisait piéger et Bottas lui ravissait la deuxième place. Plus loin, Verstappen (Toro Rosso) se laissait surprendre par une rafale de vent et sortait de la piste. Dès lors, les deux Williams emmenaient les deux Mercedes, creusant rapidement l'écart sur le peloton mené par Hülkenberg. Le Finlandais de chez Williams se montrait de plus en plus pressant dans les rétroviseurs de son coéquipier brésilien, allant même jusqu'à demander à son stand une consigne en sa faveur. S'il était finalement autorisé à tenter d'attaquer Massa, le muret n'allait pas jusqu'à demander à Felipe de s'effacer, et Bottas ne parvenait finalement pas à trouver l'ouverture. A la faveur de cette lutte interne, Hamilton anticipait légèrement son arrêt aux stands, et faisait tomber les temps canon à son retour en piste en pneus neufs. Malgré la réaction rapide de Williams, c'est bien Hamilton qui récupérait la tête après la valse des arrêts aux stands, devant Massa. Le perdant de l'histoire était Rosberg, qui restait en quatrième position derrière Bottas.

Hamilton sous la pluie. Crédits : AP - driven.co.nz
Hamilton sous la pluie à Silverstone. Crédits : driven.co.nz - AP

La pluie change la donne

Alors qu'il s'attendait à voir Hamilton s'envoler tranquillement en tête pour remporter sa cinquième victoire de la saison, le public de Silverstone se voyait contraint de sortir les parapluies pour affronter un de ces aléas climatiques dont l'Angleterre a le secret. L'averse s'abattait en piste, sur quelques virages seulement. Räikkönen, cinquième, qui avait jusque là pris la mesure de son équipier Vettel chez Ferrari pendant tout le week-end, était rattrapé et déposé par l'Allemand survolté. Le Finlandais en profitait pour être le premier pilote à plonger dans la voie des stands pour chausser les pneus intermédiaires. En tête de course, on restait en piste en attendant de voir si la pluie allait empirer. Rosberg se débarrassait des Williams, à l'agonie dans ces conditions, et revenait sur Hamilton. L'Anglais rentrait alors à son tour pour changer de pneus, tout comme Vettel, et c'est à ce moment précis que l'averse empirait et trempait définitivement tout le circuit. Rosberg s'arrêtait un tour plus tard, mais trop tard : il ressortait loin derrière Hamilton. L'autre gagnant dans cette averse était Vettel, qui héritait de la troisième place après avoir gagné un temps considérable sur les Williams. A l'inverse, l'autre Ferrari de Räikkönen sombrait, le Finlandais ayant détruit ses pneus intermédiaires quand la piste n'était pas encore assez humide : il se voyait même contraint à un arrêt supplémentaire pour reprendre des gommes neuves.

Hamilton gagne, Mercedes s'envole

Une fois les choses rentrées dans l'ordre, on retrouvait Hamilton en tête qui s'imposait finalement devant Rosberg, Vettel à bonne distance, et les malheureuses Williams de Massa et Bottas, qui regretteront peut-être de ne pas avoir davantage fait une course d'équipe en début de Grand Prix. Suivaient Kvyat (Red Bull), Hülkenberg, Räikkönen et Pérez. Alonso profitait des conditions particulières pour compléter le top 10 et empochant son premier point d'une saison difficile au volant de sa McLaren-Honda. Au championnat, Hamilton reprend un peu d'air avec 17 points d'avance sur Rosberg, tandis que Mercedes écrase encore un peu plus le championnat constructeurs, avec davantage de points que Ferrari (2ème) et Williams (3ème) réunis !