Le racisme dans le football : la clé de la solidarité

Hier soir, Dani Alves, le défenseur du FC Barcelone a été victime d'un acte raciste. Une banane lancée sur le terrain, avant de tirer le corner catalan, Dani Alves a répondu de la façon la plus surprenante : le Brésilien a pris la banane et la manger. Une réaction étonnante et presque amusante, mais pas de quoi sourire face à au fléau du racisme. Aujourd'hui, la solidarité devrait rendre plus fort les joueurs victimes.

Le racisme dans le football : la clé de la solidarité
Dani Alves, sûrement touché par les soutiens venus du monde entier (crédit-photo : footmercato.net)

Le Madrigal, à Villareal a été le nouveau théâtre d'un acte raciste, envers un joueur brésilien, il s'agit de Dani Alves, le défenseur du Barça. Juste après avoir visionné les images, qui ont fait le tour des télévisions, des médias et d'Internet, une question se pose ? Et si la solidarité de tout le monde peut faire basculer le racisme dans les stades. Car oui, tous les anonymes, sportifs, personnalités publiques ont réagi pour féliciter et soutenir le défenseur brésilien. Et si finalement, avec des comportements pareils, le racisme pourrait disparaître du football? 

Dani Alves est le dernier en date à avoir subi des actes raciste sur un terrain de foot. On ne compte plus les fois où des joueurs de couleurs se sont fait huer avec des cris de singe, où les joueurs faisaient des saluts nazis ou fascistes. Et c'est bien la solidarité autour du cas Alves qui montre que, finalement, la bêtise humaine n'était présente que chez ce supporter. 

Le monde du football réagit à l'affaire 

Le football solidaire avec Dani Alves... Le footballeur brésilien est même tombé dans les sujets les plus discutés sur Twitter, notamment et ceci grâce aux soutiens du monde du football. De Neymar, en passant par Agüero, Marta, le monde du football a réagit de la meilleure des manières, en mangeant, eux aussi une banane. Comme la fait Daniel Aves. La présidente du Brésil, Dilma Rousseff a salué le geste du joueur brésilien. Même, Sepp Blatter, qui avait dit que le racisme n'existait pas sur un terrain de football parle d' "outrage". Le geste de Dani Alves a été fort : réagir avec humour à une provocation et à une pensée qui fleurit de plus en plus dans des pays où les idées populistes commencent à remonter à la surface. 

Les anonymes aussi ont apporté leur soutien à Dani Alves

De nombreux anonymes sur les réseaux sociaux se sont permis d'envoyer une photo d'eux avec une banane sur Twitter et les réseaux sociaux. C'est cela qui peut toucher un joueur qui n'a pas mérité des actes racistes. Car oui, depuis des années, le racisme dans le football, on en parle, mais seul en Angleterre, le racisme a réussi à être éradiquer. Et encore, le football anglais devient peu à peu terre des fascites et racistes en tout genre. Justement, c'est en saluant le comportement de la majorité des anonymes et surtout des fans de football que le racisme peut être éradiquer dans le monde du football. 

Aux instances du football de faire bouger les choses

Aujourd'hui, le football se doit de donner l'exemple en condamnant très fortement le racisme dans le football. Mettre une bannière "No to Racism" c'est bien beau, mais est-ce que cela dissuade les supporters à continuer les actes racistes, antisémites. Pour une fois, la FIFA, l'UEFA et toutes les instances du football doivent se poser la question. Mettre des sanctions très sévères seraient la meilleure des manières pour répondre à ce nouvel acte raciste : interdiction de stade pour plusieurs années, voire à vie, sanction financière importante, emprisonnement. Oui, l'acte raciste est condamnée, et aujourd'hui, personne ne se dit à l'idée qu'il peut être condamné dans un stade de football. Toutes les instances du football doivent réagir au plus vite. Comment le football peut redorer son blason si les terrains sont remplis de population qui appelle à la haine? Comment les jeunes enfants, en voyant ces images vont réagir face à cet acte de discrimination ? Vont-ils être fascinés, vont-ils condamnés. Aujourd'hui, c'est bien autant dans la répression, que dans la prévention que l'on doit agir contre ce mal encore trop sous-estimé par les instances du football. 

Nous ne devons pas laisser passer et banaliser les actes racistes dans les terrains, et évitez que le football ne soit qu'un vulgaire sport de propagande raciste !