La débâcle des cadors européens

Alors que l'Europe a qualifié 6 de ses nations pour les huitièmes de finale, il est déjà sûr que l'Europe perd en influence pour cette Coupe du Monde. La faute, notamment aux éliminations des,  désormais anciens ténors du football mondial, comme l'Espagne, l'Italie ou l'Angleterre.

La débâcle des cadors européens
Angleterre, Italie, Espagne, Portugal : même destin cruel

Les huitièmes de finale débutent demain, mais c'est déjà l'heure du bilan de la première partie du Mondial ! Et bien évidemment, si l'Amérique augmente son contingent dans ce tableau des huitièmes de finales, l'Europe ne le diminue pas. Avec six qualifiés pour les huitièmes de finale, l'Europe 2014 n'a pas perdu de pensionnaires pour cette deuxième partie du Mondial. Du moins, en terme quantitatif. Ce Mondial a été l'occasion de voir l'arrêt total du football dominé par l'Europe, notamment portée par l'Espagne, l'Italie ou l'Angleterre. 

Les confirmations allemandes et hollandaises 

Il y a deux équipes qui ont survolé et qui ont éclaboussé leur talent la première partie pour l'Europe : l'Allemagne a été intraitable pour son premier match contre le Portugal (4-0), avant d'être tenue en échec contre le Ghana (2-2) et de regagner avec autorité face aux Etats-Unis (1-0). Aujourd'hui, l'Allemagne est peut-être la mieux placée pour finir champion dans la zone Euro. Avec une force collective très supérieure à ses adversaires, et une entente presque aveugle, l'Allemagne comptera sur Miroslav Klose, l'attaquant spécial Mondial, mais aussi sur Thomas Müller, pour le moment meilleur buteur du Mondial. 
Les Pays-Bas, aussi ont fait une belle première campagne de poules : avec neuf points sur neuf, les hommes de Louis Van Gaal se sont finalement sortis facilement du groupe de la mort, avec le Chili, l'Espagne et l'Australie. C'est contre l'Espagne que les Néerlandais ont prévenu tout le monde : ils iront loin pour ce Mondial ! Surtout, que malgré une défense encore inexpérimentée, l'attaque hollandaise marche à plein régime avec Van Persie et Arjen Robben en pointe. Les Pays-Bas ont les qualités pour faire mieux qu'en 2010, où les Oranje avaient échoué en finale. 

La déblacle "So British"

Rappelez-vous que l'Angleterre n'était pas qualifiée pour l'Euro 2008. Depuis, l'Angleterre ne s'est pas relevée. Vaincue, elle-aussi dans un groupe de la mort, face à l'Uruguay et l'Italie, l'Angleterre n'aura jamais su élever son niveau. Surtout, elle n'a jamais réussi à faire émerger une nouvelle génération entourée des vieux cadors. Déjà en 2010, l'Angleterre avait été étrilée par l'Allemagne, alors que son collectif était plutôt bon. Mais, en 2012, c'est en toute logique que l'Angleterre s'est faite éliminée : jamais les jeunes Wellbeck, Sterling ou Sturridge, n'ont réussi à cohabiter avec les Wayne Rooney et Steven Gerrard. L'Angleterre devrait revenir plus forte lors de l'Euro 2016, chez leurs voisins français. Seule satisfaction minime : Wayne Rooney a enfin marqué en Coupe du Monde. 

L'Italie et ses nouvelles "starlettes"

En Italie, on avait un peu d'optimisme après la finale de l'Euro 2012, perdue sur un score de 4-0 contre l'Espagne. Malheureusement, rien ne s'est passé comme prévue. Présente dans le groupe D de l'Angletere, du Costa Rica, de l'Uruguay, l'Italie est passée à côté. Et pourtant, le plus dur était fait, avec une victoire sur l'autre favori du groupe, l'Angleterre. Sauf qu'après, le collectif italien n'a jamais vraiment pris l'eau, mais a été stérile, à l'image d'un Mario Balottelli, symbole d'une jeunesse dans la sélection italienne, qui n'a pas plu à Buffon. D'ailleurs, de nombreuses têtes dans le vestiaire avaient avoué que de nombreux jeunes joueurs ne mouillaient pas le maillot. Un tollé quand on connaît les ténors italiens de la Squadra Azzura. Avec la démission de Prandelli, l'Italie pourra se refaire une nouvelle jeunesse, notamment rendue possible avec les départs de la sélection d'Andrea Pirlo ou même Buffon. 

L'Espagne et la fin de cycle 

Il s'agissait réellement de la fin du conte de fées espagnol. Avec une élimination dès le deuxième match après deux défaites, dont une cuisante contre les Pays-Bas, l'Espagne finit la compétition avec une victoire peu notable contre l'Australie. Mais, le mal est là, et les embrouilles de vestiaires, dont un conflit entre Del Bosque et Fabregas, ont perturbé une équipe vieillissante et jamais renouvelée. Dans deux ans, il faudrait faire un point sur cette équipe qui a toujours quelques éléments intéressants comme Diego Costa, Koke, Thiago. 

Le Portugal : équipe pas assez talentueuse 

Cristiano Ronaldo a paru bien seul. Le Portugal avait commencé très moyennement sa campagne de qualification pour finir contre un barrage gagné contre la Suède. Mais, ce Mondial s'annonçait déjà compliqué dans un groupe composé de l'Allemagne, des USA, du Ghana et du Portugal. Avec 4 points au compteur, les Lusitaniens passent à la trappe : avec une équipe pas assez talentueuse pour accompagner Cristiano Ronaldo, le Portugal n'a jamais été réellement à la hauteur des événements. La blessure de CR7 a été une inquiétude pour rien. Le Portugal n'aurait, même avec un grand Cristiano Ronaldo, jamais pu aller aussi loin que les huitièmes de finale. 

Si les grands d'Europe ont été éliminés, la Coupe du Monde devra faire avec une équipe presque surprise, la Grèce, qualifée à la dernière seconde, la Belgique, considérée comme un outsider de poids pour le dernier carré.