Ce qu'on a aimé et pas aimé de la Coupe du Monde

Hier dans la soirée brésilienne, l'Allemagne décrochait le titre de meilleure équipe du monde contre l'Argentine (1-0). Cette édition 2014 a été plus qu'un bon cru, qui nous a fait rêver, parfois sourire, nous a rendu triste ou ému, ou nous a mis en colère. Tops et flops ce Mondial.

Ce qu'on a aimé et pas aimé de la Coupe du Monde
Ils nous ont déçu, ils nous ont convaincu

La page de cette Coupe du Monde 2014 s'est refermée. Dans la soirée brésilienne, où l'Allemagne a été sacrée Championne du Monde, au bout des prolongations, grâce à un futur prodige, Mario Götze. Qu'importe le vainqueur, ce Mondial a été un délice, malheureusement, tout n'a pas été rose, partout.

Les Tops 

L'Allemagne : championne incontestée

Finalement, ce Mondial 2014 a récompensé la meilleure équipe : que ce soit dans le jeu, dans tous les secteurs, les Allemands ont repoussé toutes leurs limites pour venir à bout d'un calendrier qui n'a pas été facile : Portugal, Ghana, USA, Algérie, France, Brésil et Argentine. Un parcours de champion avec seulement un match nul et aucune défaite. Les hommes de Joachim Löw se sont, en plus, permis de déballer la claque au Brésil, pays organisateur (7-1). Qu'on se le dise : cette Allemagne devrait encore faire mal dans les prochaines années. Prochain objectif : l'Euro 2016.

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La France retrouve ses couleurs

2008 et 2010, c'est fini ! La France a retrouvé l'odeur de la victoire durant ce Mondial. Les anciens ont pris les nouveaux joueurs sous leurs ailes pour rendre une copie réussie. 2014 a entrevu les promesses françaises, où des joueurs comme Paul Pogba, élu meilleur jeune du Mondial, ou Raphaël Varane ont brillé par leur régularité, durant ce Mondial. Sous l'égide de Didier Deschamps, la France retrouve la ferveur populaire d'antan. Pourquoi ne pas transformer l'essai en 2016, lors de l'Euro, en France? 

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Des buts, des buts

Cette Coupe du Monde a été très importante en buts. 171 buts marqués en 64 matchs de compétition, soit le même total du record de buts marqués lors de la Coupe du Monde en 1998. Un phénomène qui s'est élevé lors des matchs de poules, avec les scores fleuves de Pays-Bas-Espagne (5-1) ou du France - Suisse (5-2). Les défenseurs n'étaient pas à la fête, mais ont pu rectifier le tir pendant les phases à éliminations directes où la moyenne par buts a considérablement diminué. Bon, on a pu compter sur un Brésil, très généreux, avec 8 buts marqués lors de Brésil-Allemagne.

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Le Mondial des gardiens?

Certes, il y a eu beaucoup de buts durant cette édition 2014, mais, ce n'est pas faute d'avoir essayé d'éviter le pire pour les gardiens. Ce sont eux, qui ont longtemps contrarié les attaquants adversaires. Manuel Neuer, en est la preuve parfaite : prenant risque et péril, le gardien allemand a été une véritable muraille pendant ce Mondial. Avec le titre du Meilleur gardien du tournoi, il a joué un rôle majeur dans le titre de la Mannschaft. D'autres noms viennent en mémoire, comme Guillermo Ochoa, le gardien mexicain, qui aura véritablement écoeuré Neymar et les siens, tout comme le gardien du Costa Rica, Navas ou l'Américain, Tim Howard, auteur de 16 arrêts contre la Belgique, soit le record d'arrêts en un match de Mondial.

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Les Flops 

La débâcle brésilienne

Les Brésiliens priaient pour la victoire finale brésilienne pour apaiser les tensions dans un pays, en proie à la pauvreté. Mais, rien ne s'est passé comme prévu. Jamais à hauteur du niveau espéré, les Cariocas ont passé, sans forcer, ni séduire dans le groupe A. Ensuite, le Chili aura fait les frais des tirs au but contre la Seleçao, tout comme la Colombie qui n'a pas pu vraiment élever son niveau contre le Brésil. Mais, la débâcle va commencer contre l'Allemagne, où les joueurs de Scolari ont pris l'eau. Une défaite retentissante (7-1), qui restera à jamais dans les mémoires brésiliennes. Sans Neymar, le Brésil n'a jamais su relever la tête, à l'image d'une nouvelle défaite dans la petite finale contre les Pays-Bas. Les Brésiliens attendront 2018.

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La faillite du Vieux Continent

L'Angleterre, l'Italie, l'Espagne ont bu le calice. Eliminées en face de groupe, ces trois équipes, pourtant annoncées en huitièmes de finale au moins, se sont fait sortir, dans des groupes, certes compliquées, mais dont on les voyait tout de même sortir. L'Angleterre et l'Espagne ont été les plus décevantes, avec 1 seul point pour les Anglais, alors que l'Espagne prenait seulement trois points. L'Italie, dans une "finale" contre l'Uruguay perdait 1-0 et était éliminée. L'Europe a eu mal sans ses "grands" d'Europe. Ce trio aura encore deux ans pour apporter fraîcheur et nouveauté dans des générations, qui cherchent encore leurs successeurs dans leur équipe. 

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Les problèmes africains

Mis-à-part l'Algérie, l'Afrique a fait très mal. Dans le sens péjoratif du terme. Que ce soit du côté du Ghana, du côté du Cameroun ou du Nigéria, mais aussi en Côte d'Ivoire, les équipes africaines se sont réellement loupées. Plus que ça, c'est surtout un comportement peu sportif qui les ont plombé. Le Cameroun, encore en train de négocier leurs primes, loupant leur avion pour le Brésil, tout comme le Nigéria, qui aurait négocié ses primes à quelques heures de France - Nigéria. Du côté ghanéen, et ivoirien, ce sont les cadres qui n'ont pas supporté la pression : Muntari et Boateng, virés du Brésil, à cause de violences sur le staff, tandis qu'en Côte d'Ivoire, l'histoire d'un clash Drogba - Yaya Touré a fait grand bruit. Heureusement, pour l'Afrique, l'Algérie a fait bonne figure.

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Cristiano Ronaldo

Le Ballon d'Or 2013 était-il réellement à 100% de sa forme, avant d'aborder les matchs de ce Mondial. Pas sûr, tant l'intox a fait partie de la stratégie de communication pour éviter de penser que CR7 serait diminué pour cette Coupe du Monde. Sauf qu'avec seulement un but marqué, et une élimination précoce dans les phases de groupe, Ronaldo en a pris pour son grade. Une histoire, qui rappelle un certain problème Zidane en 2002. Avec le même résultat : une élimination en poules.