7 raisons qui montrent qu'il ne faut pas s'inquiéter pour les Bleus

Nous sommes à moins d'un an du coup d'envoi de l'Euro 2016, qui se jouera entre le 10 juin et le 10 juillet en France. Les Bleus évolueront à domicile, et seront par conséquent très attendus lors de la compétition. Mais les Tricolores viennent d'encaisser deux revers consécutifs, face à la Belgique puis face à l'Albanie. Voici 7 raisons qui vous convaincront qu'il ne faut pas s'inquiéter pour l'équipe de France malgré ces deux défaites d'affilée.

7 raisons qui montrent qu'il ne faut pas s'inquiéter pour les Bleus
Les Bleus battus par la Belgique au Stade de France - AFP

1) PAS AU COMPLET

Deux défaites de suite ont donc été encaissées par les Bleus. La première le dimanche 7 juin. Quatre buts marqués par les Diables Rouges et une défense tricolore impuissante, pour au final une victoire de la Belgique 4 buts à 3. La seconde défaite a lieu le samedi 13 juin face à l'Albanie, une nation seulement cinquante-et-unième au classement FIFA. La honte. Mais on peut trouver en guise d'excuse pour ces deux défaites le fait que les Bleus n'évoluaient pas au complet. Des titulaires habituels, qui font souvent la différence, manquaient à l'appel lors de ces deux rencontres.

Tout d'abord, l'absence du madrilène Karim Benzema s'est beaucoup ressentie. Deschamps a été obligé d'aligner Olivier Giroud, qui ne fut pas au niveau et manqua de nombreuses occasions. Depuis le début de la saison, l'attaquant des Gunners a joué cinq matches avec l'équipe de France. Il a frappé au but six fois, et n'a cadré que deux de ces tirs, pour seulement un but inscrit. On semble avoir perdu l'ancien montpelliérain qui avait pourtant réalisé une coupe du Monde géniale. Didier Deschamps devrait peut-être penser au buteur des Blues Loïc Rémy pour combler d'éventuelles impossibilités de Benzema.

On a également ressenti l'absence de l'excellent Paul Pogba. Face aux hommes de Marc Wilmots, Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, a été obligé d'aligner le joueur du PSG Yohan Cabaye. Un match mauvais qui vient confirmer une saison blanche pour l'ancien joueur de Newcastle. Il n'a quasiment jamais été aligné d'entrée par Laurent Blanc, et quand il jouait, il ne montrait rien. Il ne sert plus à grand-chose en équipe de France.

Et puis, dans le jeu, Patrice Evra et Mathieu Debuchy ont beaucoup manqué. Tout d'abord, Sagna. Une qualité de centre pourrie qui nuit au Bleus. C'est un gros problème. Vivement le retour du latéral droit des Gunners Mathieu Debuchy. Et puis, Benoît Trémoulinas. Bon, lui encore, ça peut aller. Mais le niveau du défenseur du FC Séville est loin d'égaler celui de Patrice Evra, vice-champion d'Europe avec la Juventus Turin.

2) RIEN QUE DES MATCHES AMICAUX !

Et oui, on oublie que ces deux matches étaient amicaux. Et bien souvent, ces matches non-officiels ne veulent rien dire ! Aucun enjeu pour les Bleus, donc pourquoi s'inquiéter ? 

3) DÉJÀ EN VACANCES, NOS BLEUS

Les Bleus étaient peut-être, dans leurs têtes en tout cas, déjà en train de bronzer sur la plage, les doigts de pied en éventail. Et cela surtout face aux Albaniens, pour le dernier match de leur saison. Un manque d'envie de jouer et de concentration peuvent justifier cette défaite face à la cinquante-et-unième nation au classement mondial de la FIFA. Ce qui est certain, c'est qu'un important réveil sera attendu le 4 septembre 2015, face au Portugal du terrible Cristiano Ronaldo. 

Cristiano Ronaldo fête son triplé inscrit face à l'Albanie.                                                          © KAREN MINASYAN / AFP

4) ON N'EST PAS LES SEULS 

Nous ne sommes pas les seuls, amis français, à avoir perdu des matches où l'adversaire était censé être moins bon, moins fort.

Prenons pour commencer les Pays-Bas, troisièmes de la dernière coupe du Monde, qui sont pour l'instant seulement troisièmes de leur groupe de qualification à l'Euro 2016. Les Oranje ont deux défaites à leur actif, face à la République Tchèque et l'Islande, qui sont en soit deux nations n'ayant que d'infimes chances de remporter le championnat d'Europe. 

Les Pays-Bas, en début de saison, se sont inclinés 2-0 face à l'Islande.                                                          © 20 Minutes

L'Espagne est, elle aussi, loin d'effrayer l'Europe. La Roja est pour le moment deuxième de son groupe de qualification, derrière la Slovaquie qui l'a battue 2 buts à 1 lors de ces éliminatoires. Rappelons que les Espagnols sont double-tenants du titre du championnat d'Europe, qu'ils ont déjà remporté trois fois.

L'Allemagne, championne du monde en titre, est est aussi deuxième de son groupe d'éliminatoires : une défaite face à la Pologne de Robert Lewandowski empêche la Nationalmannschaft d'être en tête de son groupe. D'ailleurs, les Allemands ont été récemment battus en amical par les États-Unis (2-1), et avaient peu avant été tenus en échec par l'Australie. Un match nul jugé par beaucoup inquiétant.

L'Allemagne sera-t-elle en 2016, deux après son titre mondial, sacrée championne d'Europe ?                        © Sport.ft

Pour finir, prenons la Belgique. Les coéquipiers d'Eden Hazard seront de sérieux outsiders lors de l'Euro. Et pourtant, les Diables Rouges sont pour l'instant à la deuxième place du groupe B des éliminatoires, derrière le Pays de Galles de Gareth Bale qui les ont battus 1 but à 0.

5) LA MÊME CHOSE EN 1998

Les douze mois qui ont précédé le Mondial 98, l'équipe de France a joué au total onze matches. Deux défaites, quatre matches nuls, et bilan mitigé qui leur a valu de nombreuses critiques dans les médias. À un an de la Coupe du Monde en France, les Bleus de Zidane pataugeaient aussi. Et la suite, on la connaît... Les Bleus furent sacrés champions du monde. Et puis la dernière fois que les Bleus avaient accueilli un championnat d'Europe, ils l'avaient gagné. C'était en 1984. Alors pourquoi ne pas aller chercher un nouveau titre européen ? Le rêve est permis, et c'est tout le mal qu'on leur souhaite.

Le scénario de 1984 va-t-il se reproduire en 2016 ?                                                                                          © Memosport

6) ENCORE UNE ANNÉE POUR PROGRESSER

Il reste un peu moins d'un an aux Bleus pour monter en puissance au fil des matches. C'est ce qu'a d'ailleurs déclaré le sélectionneur Didier Deschamps à la fin de la défaite face à la Belgique (3-4) : "Il faut se rendre compte qu'on a une marge de progression. On est capable de passer le cap au-dessus, mais ça demande de la répétition". Les Bleus pourront en effet augmenter leur niveau au fil des matches. À la rentrée 2015, ils affronteront le Portugal de Cristiano Ronaldo, puis ils seront en novembre opposés à l'Angleterre de Wayne Rooney et d'Harry Kane, solide outsider de l'Euro qui n'a pas encore perdu le moindre match lors des éliminatoires. Puis en mars 2016, soit trois mois avant le coup d'envoi de la compétition, Benzema, Pogba et autre Varane affronteront les Pays-Bas d'Arjen Robben, troisièmes au Brésil en 2014, qui eux aussi viseront grand en 2016. Tant de matches qui permettront aux Bleus de s'affirmer et d'acquérir la confiance de leurs supporters pour ce très attendu championnat d'Europe.

7) UN TIRAGE À PRIORI FAVORABLE

Lors du tirage au sort des phases de groupes de l'Euro 2016, qui se déroulera au Palais des Congrès à Paris le 10 décembre 2015, la France se trouvera dans le pot 1, car pays organisateur. Une bonne nouvelle pour les Bleus qui ne seront pas tirés dans le même groupe que l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Italie, l'Angleterre et l'Espagne. Les deux seules nations à éviter lors des phases de poules seront le Portugal (Pot 2) et la Belgique (Pot 3). Si les Tricolores évitent ces deux sélections lors des phases de poules, ils devraient en principe terminer premiers de leur groupe et affronter en huitième un troisième de groupe. En quarts, ils joueraient ensuite une équipe qui aura fini à la deuxième place de sa poule. Les Bleus devraient donc pouvoir se hisser jusqu'aux demies. Le plus dur restera ensuite à accomplir pour, pourquoi pas, aller chercher un troisième titre européen, après ceux de 1984 et 2000.