L'Italie termine première de sa classe

Au bout de la nuit Romaine, la sélection Italienne, déjà qualifiée pour l'Euro, s'est imposée face à des Norvégiens accrocheurs qui devront, eux, passer par les barrages pour voir la France l'été prochain.

L'Italie termine première de sa classe
La Repubblica
Italie
2 1
Norvège
Italie: Buffon; Barzagli (Candreva, min. 72), Bonucci, Chiellini; Darmian, Florenzi, Montolivo (Bertolacci, min. 68), Soriano, De Sciglio; Pellè, Eder (Giovinco, min. 62).
Norvège: Nyland; Elabdellaoui, Hovland, Forren, Aleesami; Johansen, Tettey; Skjelbred (Samuelsen, min. 51), Henriksen, Berget (Berisha, min. 78); Soderlund (King, min. 60).
SCORE: 0-1, min. 23, Tettey. 1-1, min, min. 73, Florenzi. 2-1, min. 82, Pellè.
ARBITRE: Felix Brych (ALL)
ÈVÉNEMENTS: Éliminatoires du championnat d'Europe de football 2016. Stade Olympique de Rome.

Ultime soirée pour le groupe H et une des dernières chances pour obtenir son billet pour l’Euro 2016. Au cœur du suspens, deux matchs si l’on met de côté le sympathique Bulgarie – Azerbaïdjan. Troisièmes du groupe, les Croates (17 points) étaient obligés de gagner sur la pelouse de Malte pour espérer une qualification directe sans passer les barrages. Pour cela, il fallait espérer un faux pas des Norvégiens (19 points), seconds qui se rendaient à Rome, affronter l’Italie (21 points), déjà qualifiée. Rendez-vous au Stadio Olimpico donc, pour retrouver une formation Italienne qui devait tout de même se motiver pour espérer retrouver un rôle de tête de série pour la prochaine compétition continentale qui se déroulera dans l’Hexagone lors du prochain été. Pour cela, Antonio Conte devait faire avec de très nombreux absents, au milieu de terrain principalement. Mise en place de son fameux 3-5-2 avec la BBC (Barzagli – Bonucci – Chiellini), titularisation de Florenzi dans l’axe à côté de Montolivo qui faisait son grand retour, Eder – Pellè devant comme en Azerbaïdjan samedi. La Norvège, elle, débutait avec un 4-2-3-1 relativement classique au niveau des joueurs. Pas de surprise. Sur trois victoires et quatre clean sheet consécutives dans ces éliminatoires, la formation de Høgmo avait quelques arguments pour embêter la Nazionale.

Le coup d’envoi donné, la jolie statistique Norvégienne a failli voler en éclat sur une puissante tête de Pellè. L’attaquant de Southampton qui avait lancé De Sciglio à gauche est aussi à la réception de son centre qui terminera  de très peu à côté du montant de Nyland, 50 secondes de jeu. L’Italie est joueuse dans les premières minutes et n’hésite pas à tenter sa chance mais ni Eder, ni encore moins Montolivo ne parviennent à faire la première différence. C’est de l’autre côté que les filets vont trembler. Si la suite est brouillonne des deux côtés, la Norvège obtient un coup-franc intéressant à 40 mètres du but. Dans le mille, après le coup de patte dans la surface, c’est Alexander Tettey qui profite d’une relance désastreuse de Giorgio Chiellini dans l’axe, 0-1.

Ce dernier fêtait sa 80e cape avec l’équipe nationale, c’est quelque peu gâché. Pauvre constat au terme de la première demi-heure, il est temps de passer la seconde. C’est exactement ce que vont faire les Azzurri en terme d’intensité durant le reste de la première mi-temps. Gros travail des ailiers pour distribuer bon nombre de centres, aucun ne sera finalement transformé. Même Graziano Pellè, idéalement servi, n’arrivera pas à tromper le jeune portier adverse (34e et 45e). Alessandro Florenzi le fait même briller dans le temps additionnel sur une frappe limpide, toujours 0-1 à la pause.

Aucun changement au retour des vestiaires, les intentions sont les mêmes, cap  sur le but de Örjan Nyland. Mais les problèmes de réalisme sont toujours présents, les visiteurs sont proprement entassés dans leur moitié de terrain, subissent sans rompre et profitent tout juste des quelques opportunités sur contre, ça se compte sur le doigt d’une main lors de la première heure. Le second tir Norvégien n’interviendra qu’à la 58e via Johansen pendant que la Nazionale en compte 14 dans le même temps. Suite à une énième occasion manquée et à un choc face au gardien, Eder sort pour Giovinco, premier changement de la part de Conte. Pendant que le sélectionneur Nordique recharge les batteries d’une équipe obligée de défendre depuis de longues minutes, Antonio lance l’assaut final par l’intermédiaire de Bertolacci, puis de Candreva pour ce qui peut ressembler un 4-2-4. Effet immédiat ou presque. Une minute plus tard, c’est Florenzi qui profite d’une erreur de la part d’Aleesami qui perd le ballon à quelques centimètres de la ligne de but, Alessandro n’en demandait pas tant (73e), 1-1.

La Norvège étouffe dans l’ultime demi-heure et si l’arbitre Allemand refuse très injustement le second but Italien pour un hors-jeu imaginaire (78e), le but salvateur mettra peu de temps à arriver. Sur un contre, l’homme du match Florenzi sert Pellè pour la victoire, reprise avec rebond qui trompe enfin ce diable de Nyland (82e). Tout comme les tifosi, Conte et son staff explosent de joie au bord du terrain, comme si ce match avait un enjeu capital. Menés au score, les Norvégiens sortent tant bien que mal dans les derniers instants de la recontre et se découvrent dangereusement à l’arrière. Rien n’y fera, le score n’évoluera plus. 2-1, l’Italie s’est presque fait peur après un nouveau but concédé en première période (6 des 7 buts encaissés durant ces éliminatoires auront été inscrits durant les 45 premières minutes) mais la victoire est au bout du tunnel après avoir fait le nécessaire et avoir ultra-dominé la partie, mérité. La casse est du côté des Nordiques qui glissent au classement de la poule puisque dans le même temps, la Croatie n’a pas tremblé à Malte (0-1), sans grande surprise. Italiens et Croates seront à l’Euro, il faudra se farcir les barrages pour les Norvégiens.