L’Euro d’un œil impartial (ou presque)

Qui va gagner l'Euro 2016 ? La France bien sur, la question est donc de savoir si ce sera facilement ou très facilement...

L’Euro d’un œil impartial (ou presque)
Kingsley Coman félicité par ses partenaires - Libération

Commencez vos échauffements, ça va batailler dur à travers tous les stades de France pour déterminer quelle équipe est la plus capable pour envoyer une balle dans un filet avec ses pieds, sa tête, enfin bref sans les mains. Mais il faudra plus que ça pour espérer remporter la précieuse coupe, autrefois soulevée par toutes les gloires du football, de Platini à Iniesta, en passant par Van Basten et Zidane.

Un seul objectif : la victoire finale

Il se dégage une ambiance particulière dans cette Euro 2016, parce qu’il se joue en France. Plaçons-nous dans la position du supporter et disons-le : on est à la maison ! On ne peut pas perdre, les dieux et la banque américaine Goldman Sachs (qui a désigné la France comme nation victorieuse dans ses pronostics) sont avec nous. Blague à part c’est un peu mon état d’esprit à l’approche de cette Euro : c’est la première fois depuis une éternité que l’équipe de France aborde une compétition avec le seul objectif de remporter le graal. Finis les déclarations prudentes du genre « si on va en quart c’est déjà bien », « c’est déjà énorme d’être arrivé jusque-là » symbolique d’un manque de confiance. Cette fois si on y va pour décrocher la timbale et on ne s’en cache pas…

Si même DD le dit (après le match contre l’Ecosse) :

« On n'est pas là pour faire de la figuration. Affirmer des choses peut être ressenti comme un manque d'humilité. Mais je veux que les joueurs commencent avec beaucoup de confiance et d'ambition. »

Bien sûr, la confiance n’est pas tout. Il y aura des vrais bonhommes en face, et à mon humble avis ils ne sont pas venus pour voir Griezmann ou Martial galoper tranquillement jusqu’à la finale. Mais peu importe, la victoire n’en sera que plus belle. Je vois ça d’ici : 10 juillet, les bleus mènent 1-0 face à l’Espagne. Contrairement à l’époque des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014, les espagnols ne nous dominent plus. Dérouté par la vitesse des ailiers français, les espagnols résistent mais en semble pas en mesure d’affoler ces français très sûrs de leur force. Trop ?

On ne le saura jamais ! Et oui, l’Euro ne fait que commencer et ce scénario n’arrivera peut-être jamais ! En attendant, il faut se concentrer sur la Roumanie, l’éparpiller façon puzzle et passer à la suite. Avec peut être une aventure formidable en vue…