De la difficulté pour vaincre le plus faible

Ma fonction de chroniqueur m’oblige à décrire et commenter du mieux de mes modestes capacités les dribbles, tirs en finesse et autres miracles se produisant sur nos terrains de France durant cet Euro 2016. Mais parfois, ma tâche est bien ingrate. Car ce qui est arrivé ce soir du 16 juin est un miracle, certes, mais ce qui a conduit à ce miracle est très loin d’en mériter le nom.

De la difficulté pour vaincre le plus faible
Les bleus sont tellement en souffrance... (parissportifs.com)

Un seul objectif atteint : la victoire

Tout d’abord, qu’il est bon d’avoir gagné ! Mais que cela fut difficile. Comme au match précédent en fait. Mais cette fois-ci, l’explication du stress n’est pas vraiment recevable. Dans un Vélodrome chauffé à blanc, on a assisté à la plus médiatisée des parties d’attaque/défense au monde. Sans faire un résumé du match, seul une tête albanaise est venue inquiéter les bleus.
Mais pourquoi tant de difficultés ? Tout d’abord, une manie quasi maladive de ne pas cadrer. J’ai failli manger mes propres doigts. Peut-être que nos joueurs ont trop de cheveux. Mais quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Par contre, deux tirs cadrés, deux buts. Ça c’est de l’efficacité. Ou de la chance. On ne saura jamais.

Peut-on se chercher des excuses ?

Devrais-je me lancer dans cet exercice typique du supporter en trouvant quelques arguments bien choisis pour excuser les joueurs (ces héros) de leur prestations moyenne ? Affirmatif mon capitaine ! Fort de ce constat, allons-y gaiement : d’abord la pelouse. Billard en apparence, mais champ de patate en réalité. Les joueurs ont glissé, trébuché sur ce terrain ingrat et franchement indigne d’une telle compétition.  Seul Payet semblait immunisé mais probablement parce qu’il volait sur cette pelouse. Sa prestation a encore été magistrale et ne manquera pas d’être commentée. Ensuite…ensuite, c’est tout. Franchement difficile de trouver des excuses à part la qualité de l’air, la qualité des douches ou la dose de gel appliquée dans les cheveux des joueurs.  

Pour finir, et avant que j’aille me coucher, je dirai que si on continue sur cette lancée la chute risque d’être dure. Aux bleus de tout faire pour que leur aventure ne se termine pas prématurément.