Manchester United, rouge fade.

Opposé à Cardiff City en terre galloise, Manchester United avait la possibilité de retrouver le big four anglais et de se repositionner comme l'un des prétendants à sa propre succession. Privés de son être le plus cher, Robin Van Persie et ses trente millions d'euros, les hommes de Moyes s'appuient sur Wayne Rooney et Javier Hernandez en pointe, pour tenter de retrouver la lumière.

Opposé à Cardiff City en terre galloise, Manchester United avait la possibilité de retrouver le big four anglais et de se repositionner comme l'un des prétendants à sa propre succession. Privés de son être le plus cher, Robin Van Persie et ses trente millions d'euros, les hommes de Moyes s'appuient sur Wayne Rooney et Javier Hernandez en pointe, pour tenter de retrouver la lumière.

Il aura fallu huit minutes à cette rencontre pour connaître son premier tournant. Prit de vitesse et battu dans le duel, Wayne Rooney s'énerve et s'autorise un coup de pied dans la cheville de Mutch, qui a eu le malheur de passer par là. L'arbitre sort le jaune et les tempes artificielles du mancunien restent sur la pelouse. Les ralentis de l'action ne sont pas de cet avis mais qu'importe. Sept minutes plus tard, Valencia profite d'une relance hasardeuse de la défense de Cardiff pour offrir à son attaquant l'ouverture du score. Une frappe pas malheureuse, un rebond chanceux et une célébration plus tard, Man-U mène 1-0. Les Reds Devils ont la possession mais Cardiff a la volonté. Les visiteurs s'offrent quelques maigres situations mais manque d'ambition et surtout de justesse technique. Januzaj, virevoltant jusqu'alors, perd ses duels, manque ses passes et ses coéquipiers ne sont guère plus précis. Pas à la hauteur de son statut, United tombera de son piédestal, lorsqu'à la 33e minute de jeu, Fraizer Campbell profite des errements de la défense, bleue d'un soir, et de la caravane que Evans se trimbale pour égaliser et faire se lever l'antre gallois. 1-1. Juste avant que les deux formations ne regagnent les vestiaires, Wayne Rooney, encore lui dépose un corner sur la tête de Patrice Evra qui redonne l'avantage aux siens. Cocorico, United mène 2-1 mais sans que ses bijoux n'aient d'éclats.

Aux grands damnes de David Moyes, la seconde mi-temps de ses hommes sera du même acabit. Entre erreurs techniques, manque d'automatisme et suffisance, United ne parvient pas à creuser l'écart. Pire, Cardiff pose son cœur sur le match et presse à en faire vaciller un Manchester United aux bases friables. Welbeck manque l'occasion de mettre les siens à l’abri. Fraichement entré en jeu, l'attaquant anglais n'aura pas laissé de traces sur la rencontre, tout comme Giggs qui s'offrait alors son 952e matchs en carrière. Le champion en titre patauge et Cardiff y voit l'occasion de faire trébucher son adversaire du soir. À 3 minutes du coup de sifflet final, Whittingham prend ses trois pas d'élans, soigneusement orchestrés et dépose le cuire sur la tête coréenne de Kim qui égalise. La fébrilité de MU aura été sanctionnée par la volonté galloise, 2-2. Manchester rate la marche et ne retrouve pas le big four qui lui est si cher.