Quel est le problème de Liverpool ?

Une petite onzième place en Championnat, une qualité de jeu irrégulière, une défense proche du ridicule, et l'équipe de Liverpool si imposante la saison passée finit par rentrer dans le moule. Pourquoi un tel changement ? Explications.

Quel est le problème de Liverpool ?
Balotelli, syndrome de la mauvaise saison de Liverpool

Après une saison dernière où l'équipe n'est pas passée loin d'un titre tant attendu en Barclays Premier League, la déchéance a commencé. Rentrés dans le rang cette saison, les joueurs de la Mersey décoivent énormément les spécialistes et montrent une faiblesse incroyable par moment. Les troupes de Brendon Rodgers ne répondent plus, et laissent parfois des boulevards incroyables aux équipes adverses. Pourquoi cette équipe tombe-t-elle si bas ? 

Une "SaS dépendance la saison passée" ? 

Daniel Sturridge et Luis Suarez, ce duo qui a fait tant de mal la saison passée aux défense anglaises. Le premier, dont le corps est aussi fragile que la défense de son équipe, apportait la profondeur et la vitesse d'exécution qui manque cruellement à Liverpool, mais est blessé pour le moment. Le second ? Transféré au FC Barcelone pour un montant compris entre 70 et 80 millions d'eurpos. Ce duo était le plus prolifique d'Angleterre et dont Liverpool se retrouve orphelin. Si Brendon Rodgers peut espérer le retour de Daniel Sturridge pour finir la saison et rattraper les troubles offensifs de Liverpool, il ne peut que déplorer le départ de son "cannibale uruguayen", si génial la saison passée et si décisif par des gestes de grande classe. 

Un recrutement défaillant

La problématique de la mauvaise saison des Reds est certainement dûe à un recrutement défaillant. Pour remplacer le terrible Luis Suarez, la cellule de recrutement a décidé de tenter le pari de Mario Balotelli. L'Italien, aussi ingérable que talentueux, n'arrive pas, malgré toute la bonne volonté dont il semble faire preuve, à marquer. L'Enfant terrible ne s'est toujours pas acclimaté au jeu proposé par Liverpool et ne prend quasiment jamais la profondeur, ce qui empêche d'allonger le jeu. Problème tactique mais également psychologique pour l'attaquant italien, qui a encore échoué quatre fois devant David De Gea lors du dernier Manchester United-Liverpool, malgré un bon placement et de la bonne volonté. 

L'autre pari était celui de Rickie Lambert. Auteur d'une très bonne saison avec Southampton la saison passée, il a débarqué avec son compère Adam Lallana, et que ce soient l'un ou l'autre, aucun des deux n'a réussi à vériablement percer. Là où Liverpool avait l'habitude d'exceller dans des attaques rapides avec Suarez-Sturridge, Rickie Lambert ne peut pas apporter cette profondeur déjà négligée par Mario Balotelli. L'attaque n'est donc clairement pas efficace et le modèle de jeu développé la saison passée est complètement différent de celui actuel. La faute à un recrutement un peu compliqué, et des joueurs possédant des profils différents du duo magique de 2013-14. 

Une défense passive

L'attaque de Liverpool n'est certainement plus des meilleures, mais cela pourrait passer si jamais la défense n'était pas aussi catastrophique. Peu rassurée par un gardien complètement à côté de la plaque en ce début de saison, elle laisse énormément de boulevards aux attaquants adverses. Simon Mignolet, auteur de nombreuses boulettes, sur sa ligne ou à la relance, n'aide pas Dejan Lovren et les siens. L'ancien lyonnais est l'exemple même des maux de l'équipe. Toujours mal placé, laissant des boulevards et jamais au marquage quand il faut, et très mauvais à la relance (comme l'a prouvé le but contre Manchester United et sa remise dans l'axe), on se demande parfois comment il peut se retrouver titulaire en lieu et place de Kolo Touré, peut être le seul défenseur central à avoir muselé Cristiano Ronaldo. 

Liverpool est donc défensivement, offensivement et mentalement à la peine, et devra se remettre à un public qui ne le laissera jamais marcher seul. En attendant, une triste onzième place est occupée par les Reds. Brendon Rodgers doit espérer des victoires, car quelques défaites de plus pourraient lui être fatales.