Tour des stades : Boleyn Ground (West Ham), la pure expérience anglaise

Actuellement en stage Erasmus à Londres dans une agence de communication digitale, j’ai eu l’occasion d’aller voir quelques matchs dans certains des nombreux stades de la ville. Le premier fut Boleyn Ground, surnommé Upton Park, l’antre de West Ham United.

Tour des stades : Boleyn Ground (West Ham), la pure expérience anglaise
Boleyn Ground - I’m Forever Blowing Bubbles

Situé à l’Est de Londres, et non à l’Ouest comme l’indique le nom du club, ce stade se trouve dans un quartier très calme non loin du Parc Olympique, qui accueillera les hommes de Slaven Bilić la saison prochaine. C’est à l’occasion d’un match de Premier League contre Everton (7 novembre 2015, 1-1), que je suis rentré dans la peau d’un Hammer.

Tout a commencé avec un avant match disons, alcoolisé ! En effet, en Angleterre, plus qu’ailleurs, les pubs autour du stade sont bondés et les pintes s’enchainent. C’est un collègue de travail, James, fidèle fan de West Ham, qui m’a invité à partager quelques bières avec ses amis avant le match. Dans ce genre de bar, l’ambiance est très festive. Certains, voire beaucoup, boivent comme des trous, débâtent sur l’équipe et chantent en l’honneur de leur club. Ce fut sans aucun doute le meilleur avant match que j’ai vécu, bien loin de l’atmosphère bien trop calme autour des stades en France. En Angleterre, le football est sacré, le football est une fête.

Une fois arrivé au stade, après 3 ou 4 pintes, je peux vous dire qu’il fut difficile de trouver mon siège. Mais bon, rien de mieux pour vivre l’expérience anglaise à 100%. Le stade était plein, ça faisait plaisir à voir (coucou la Ligue 1). Enfin installé, j’ai tout de suite adoré l’ambiance à Upton Park. Les fans poussent sans arrêt derrière les joueurs, mettent la pression sur l’arbitre et chantent tous ensemble, et tout ça quelle que soit la tribune, bref, un vrai plaisir d’assister à ça ! L’hymne du club, "I’m Forever Blowing Bubbles", avec le lancer de bulles, illustre parfaitement ce climat. Sur le but de Manuel Lanzini, les murs ont littéralement tremblé. Même du côté d’Everton l’expérience fut intéressante. La tribune visiteur était pleine à craquer et le chambrage entre les Toffees et les Hammers était plaisant à voir. Pas d’insulte, que de l’humour.

En bon Français, j'étais particulièrement attentif à la prestation de Dimitri Payet. Chouchou de Boleyn Ground, dès qu'il touchait la balle je ressentais une énorme attente de la part des fans. A vrai dire, ils n'avaient pas vu un joueur aussi technique depuis pas mal d'années. Malheureusement, l'ex-Marseillais s'est blessé en cours du match mais aucun impact sur sa saison qui est exceptionnelle. Récemment élu meilleur joueur de la ville de Londres, Payet est une véritable star en Premier League. Très souvent, mes collègues me demandent : "Mais comment est-ce possible de ne pas le sélectionner en Equipe de France ? Comment est-ce possible de ne pas l'aimer ?", que puis-je répondre ?

Tenus en échec sur le score de 1 à 1, les joueurs de West Ham ont été chaleureusement salués par leurs supporters. En Angleterre, on ressent une grande marque de respect des fans envers le club. Une passion sans nom. Si vous avez eu l’occasion de vous rendre à Boleyn Ground, vous devez certainement comprendre ce que je décris. “Malheureusement”, West Ham déménage au stade Olympique dès août, et comme le dit mon collègue James, malgré le développement majeur que connaitra le club, l’ambiance ne sera plus la même.