Petit voyage au Stade Central Lokomotiv

Rétrospective du Derby de Moscou entre le Lokomotiv et le CSKA le 28 Juillet dernier vu des tribunes.

Petit voyage au Stade Central Lokomotiv
Crédit Photo © Maria Svacova
Jef (@jerfag)  vous propose de revenir un peu en arrière, le 28 juillet précisément, lors du derby de Moscou entre le MFK Lokomotiv et le CSKA Moscou. Une rencontre a laquelle il a pu assister :
 
Profitant d’un séjour à Moscou, et parce qu’il faut sortir des sentiers balisés pour découvrir un pays, nous avons décidé avec des amis d’assister à ce match. Je vous livre ici mon ressenti. 
Tout d’abord, pour acheter les billets, 2 solutions :
· Directement au stade, 2 à 3 guichets sont ouverts tout le temps. 
· Sur internet, dans une limite de XX tickets à la fois, et avec un supplément. On réserve son ticket, cependant, il faut aller chercher directement au stade le précieux sésame. Il convient d’aller retirer le ticket plusieurs heures avant le début du match, ou le billet est remis dans le circuit de distribution. On paye en retirant son ticket. 
 
Nous avions pris des ¼ de virage pour 700 roubles, soit environ 16 euros. 
 
 
Le match était à 13H30, un dimanche. C’est tôt, très tôt si vous êtes sortis fêter votre anniversaire le soir d’avant. Bref, tant bien que mal, nous étions dans le métrosur la ligne rouge, destination le « Stade Central Lokomotiv », dans le nord de Moscou, quasiment à la fin de la ligne rouge, station : Cherkizovskaya. Ce qui le rend très facile d’accès. Relativement peu de monde, sauf à partir chistye prudy. En sortant du métro, c’est très simple, on suit la foule et 2 minutes après, on arrive devant les grilles d’entrées.  
 
 
 
 
Pour rester dans le thème ferroviaire, le palmarès du club est affiché à l’entrée, sur une locomotive :  
 
 
 
Bien que la présence policière soit conséquente, il n’y a rien d’exceptionnel. A vrai dire, je m’attendais à pire. Interdiction de rentrer avec de l’alcool, ou un quelconque liquide. Donc on fait la file pour une fouille au corps. Les femmes ont droit à leur queue spéciale. Il y a en tout 2/3 vérifications des billets, et une dernière fois avant de monter dans la tribune. 
 
      
Grosse surprise, le public est très varié. Ne connaissant que le Parc des Princes en football, je suis surpris du nombre de femmes, personnes âgées, jeunes dans les tribunes. Tout cela contribue à une ambiance bon enfant. Aucun sentiment d’insécurité, on retrouve des policiers dans chaque tribune. Pour peu que des supporters s’approchent un peu trop du terrain ou s’agitent un peu trop, on peut les voir intervenir. 
 
Le stade est neuf, il date de 2002, et sur les 30000 places disponibles, seules 20000 étaient occupées. Petite information des locaux, éviter de trop trainer dans le quartier du stade, c’est pas forcément le mieux fréquenté de Moscou. 
 
Comme dit précédemment, nous étions, en ¼ de virage, juste à coté des supporters du Lokomotiv.
      
 
Situation parfaite pour le second but du CSKA. But de Musa à la 82éme. 
 
Concernant le match, tout s’est emballé dans la dernière demie heure. Assez rapidement, le CSKA prend l’avatange avec un but sur coup-franc de Honda. Malheureusement pour le Lokomotiv, Guilherme se blesse sur cette action, et est obligé de sortir. Dommage pour lui, ses supporters avaient pourtant déployés une banderole en son honneur. A la 64éme, la sortie de Elm a considérablement affaibli le milieu du CSKA. Moins de 10 minutes plus tard, Maicon sortait après avoir enflammé son côté gauche pour laisser sa place à Felipe Caicedo. Ce double changement a relancé le match. D’abord avec un penalty arreté par Akinfeev, puis sur l’action suivante, le Loko a enfin réussi à marquer. Les offensives dangeureuses se sont alors accélérées. 
Maicon a fait une très forte impression, et ce n’est pas un hasard si Berezutskiy, l’arrière droit des “Koni” a été sorti à la 39éme. C’était operation portes ouvertes pour Maicon. On pourrait entendre parler de lui en Europe d’ici peu si il est plus constant. L’attaque Doumbia- Musa laisse entrevoir de très belle choses, elle peut etre très complémentaire, avec la puissance et la vitesse. A suivre également. Le jeu du Lokomotiv était décevant, grosse activité sur les ailes, mais personne pour animer la pointe de l’attaque. C’est pas le vieillissant Roman Pavlyuchenko qui va pouvoir dire le contraire. 
 
 
Coté ambiance, les supporters du CSKA, les Red-Blue Warriors m’ont fait  une très grosse impression. Autant ils savent mettre l’ambiance, autant ils me semblent un peu limités mentalement. Ils ont chanté pendant 90 minutes pour soutenir leur équipe, on les entendait à l’autre bout du stade. J’aurais été supporter du Lokomotiv, j’aurais eu honte. On se serait cru à un match à domicile du CSKA ! Les supporters ont également fait le poznan. Quand je dis qu’ils sont limités, c’est que ces supporters “très intelligents” ont pendant très longtemps agité un drapeau “white power”, pour le ranger par la suite et … le ressortir pour célébrer le but de Musa. Bref, le racisme a encore de beaux jours devant lui en Russie. A noter qu’ils avaient beaucoup de fumigènes, et tout leur virage a fini torse nu. Serious Business. 
 
Score final, 2-1 pour le CSKA. L’expérience était très sympa et l’après-midi n’était pas encore finie. Pour notre part, nous avons terminé notre après-midi au fameux marché aux puces de Moscou: Izmîlovo. Situé à 10 minutes à pieds, il fera le bonheur de tout négociateur aguerri, ou tout touriste souhaitant des produits de l’époque communiste ou des produits typiques à prix très inférieurs à ceux des magasins de souvenirs. 
 
 
Le coup franc de Keisuke Honda :