Milan s'offre un beau cadeau

Le Milan AC s'impose face au Pescara (4-1) et revient à deux unités de la Roma (défaite à Vérone). Un beau cadeau pour les Rossoneri en ce jour de 113e anniversaire du club lombard. Passeur décisif et auteur d'un 14e but en championnat, El Shaarawy porte son équipe à bras-le-corps.

Milan s'offre un beau cadeau
Milan
4 1
Pescara
Milan: Amelia; De Sciglio, Zapata, Yepes, Constant; Montolivo, Ambrosini, Nocerino; Robinho (Boateng 61e), Pazzini (Niang 82e), El Shaarawy (Muntari 85e).
Pescara: Perin, Balzano, Terlizzi, Capuano, Modesto; Nielsen, Togni, Bjarnason; Weiss (Celik 46e); Abbruscato (Quintero 74e), Vukusic (Jonathas 64e).
SCORE: 1-0 Nocerino (1ère), 2-0 CSC Abbruscato (51e), 2-1 Terlizzi (56e), 3-1 CSC Jonathas (79e), 4-1 El Shaarawy (81e).
ARBITRE: Antonio Danilo Giannoccaro
ÈVÉNEMENTS: 17e journée de Serie A, Stade San Siro

Poursuivre la remontée au classement. Tel était l'objectif du Milan AC pour son opposition du jour contre Pescara (18e). A l'occasion de leur 113e anniversaire, les Rossoneri souhaitaient prolonger leur bonne série (3 victoires d'affilées en championnat) et ainsi recoller avec le peloton de tête. Pour ce faire, Massimiliano Allegri s'appuie sur le dispositif fonctionnel (4-3-3), retrouve Constant et Montolivo et confirme le trio Robinho-Pazzini-El Shaarawy qui avait fait si mal au Torino la semaine dernière. Du côté du Pescara, après une belle victoire obtenue aux dépens du Genoa le week-end passé, les joueurs de Bergodi se déplacent à Milan sans véritable pression.

Un coup d'éclat isolé

Un départ canon. Il n'y a pas d'autres mots pour résumer le début de match des milanais. Robinho trouve Montolivo aux 20m, le meneur de jeu décale pour El Shaarawy, lequel centre à ras de terre au second poto pour un Nocerino esseulé qui n'a plus qu'à déposer le cuir dans les filets. N'en déplaise aux amateurs de round d'observation, le deuxième but en championnat du milieu de terrain milanais permet à son équipe de mener au score après tout juste 34 secondes de jeu. L'après-midi s'annonce longue pour Pescara. Cependant, excepté leur éclair initial, les Rossoneri vont se montrer particulièrement imprécis durant la première période. Malgré une possession de balle nette (65%), seule une belle frappe d'El Shaarawy détournée en corner par Perin (22e) inquiète véritablement les visiteurs. A l'heure du thé, le Milan AC n'a pas su profiter des bonnes inspirations de Robinho pour faire le break face à un adversaire pourtant passif.

La fête aurait pu mal tourner

Comme un symbole, le brouillard redouble d'intensité sur San Siro. Le Pescara revient sur la pelouse avec de meilleures intentions. Ainsi, une tête de Bjarnason oblige Amelia à la parade (48e). Contre le cours du jeu, le Milan va doubler la mise (51e) à la suite d'un corner de Robinho reprit d'une belle tête plongeante par Abbruscato...dans son propre but ! Un donné pour un rendu. Cinq minutes plus tard, les Rossoneri retournent l'offrande au Pescara en oubliant le marquage sur Terlizzi qui réduit le score d'une tête précise. Le mauvais quart d'heure se confirme pour Milan lorsque Amelia, immobile, est bien heureux de voir le ballon heurter son poteau (60e) après une frappe lointaine signée Bolzano. 

Le Pharaon sait tout faire

C'est dans la difficulté qu'on reconnait le champion. Au Milan, la révélation répond au nom de Stephan El Shaarawy. L'attaquant italien élimine son vis-à-vis et oblige Perin à la parade (70e). Le vent a déjà tourné. Après l'énième échec de Pazzini (73e) sur un centre de Boateng - entré en lieu et place de Robinho - le Pharaon frappe un corner une fois encore détourné par un joueur de Pescara dans son propre but. Le break est fait mais El Shaarawy n'est pas rassasié pour autant. Le meilleur buteur du championnat va y aller de son petit but habituel en parachevant une belle action collective : Boateng lance Pazzini, lequel remet un caviar dans l'axe pour El Shaarawy qui clôture les débats (81e) avec une joie non dissimulée. Une passe décisive, un but amené, un but inscrit (son 14e en 17 matchs) mais aussi et surtout beaucoup d'abnégation dans le repli défensif. La polyvalence du Pharaon est sans conteste le plus beau cadeau qui soit.