Débrief de la 33 ème journée de Serie A

Les tops, les flops, l'équipe ou encore le but du week-end. Voilà ce que vous devez retenir de cette folle 33e journée de Serie A. Débriefing.

Débrief de la 33 ème journée de Serie A
Débrief de la 33 ème journée de Serie A

LES TOPS

Milan ne cesse de confirmer les espoirs placés en lui en cette fin de saison. La remontée continue avec une quatrième victoire consécutive face à Catane (1-0), une série inédite en championnat pour les Rossoneri. Ce n’était pas un Milan resplendissant mais ce fut suffisant face aux modestes derniers au classement, un match d’assez pauvre qualité où la frappe victorieuse de Montolivo aura enflammé un San Siro loin d’être plein. Au classement, les hommes de Seedorf sont positionnés à la huitième place, ils semblent être prêts pour le sprint final. Au programme, le déplacement chez la Roma et la « réception » de l’ennemi juré, l’Inter, match clé pour l’Europe que tous les tifosi lombards attendent.

Le Napoli ou l’un des gros tops de cette 33e journée de championnat ou si vous préférez, le renouveau de « Pipita » Gonzalo Gerardo Higuain. La Lazio en a fait les frais malgré un bon début de match. Les locaux se ressaisissent rapidement, ils ont besoin de stabilité (2 nuls / 2 victoires sur les 4 derniers matchs). Mertens égalisera grâce à un boulet de canon à la 42’, avant le show de l’argentin. Un penalty à la 49’, un superbe enchaînement à la 67’ avant une petite balade dans la défense laziale pour le 4-2 dans le temps additionnel. Un mois qu’Higuain n’avait pas marqué toutes compétitions confondues, la disette pour un buteur de sa trempe. Les napolitains assurent quasiment dans le même temps la troisième place au classement, synonyme de tour de barrage pour la Ligue des Champions.

Le match de la peur pour le maintien a vu le triomphe du Chievo Vérone sur Livourne suite à un match prolifique en buts, une habitude lors de cette 33e journée. Score final 2-4 pour les visiteurs. Le grand artisan de ce succès restera Alberto Paloschi, l’homme du fort du dispositif offensif du Chievo. Il termine le match avec un triplé et une passe décisive, rien que cela. Le joueur originaire de Milan en est à 13 réalisations cette saison et si le club s’en sort, ça sera en partie grâce à ce jeune joueur. Paloschi pourrait bien franchir un nouveau palier l’année prochaine et s’il parvient à maintenir cette forme, quelques clubs pourraient vite être intéressés. En attendant, le Chievo met le premier relégable (son adversaire du soir, Livourne) à 5 points et se donne de l’air.

Dans un match complètement dingue à Vérone, la Fiorentina a assuré l’essentiel, les trois points vitaux à obtention de la quatrième place. Comme au match aller (4-3), les équipes font le show, ne pensent qu’à marquer et cela donne du grand spectacle. Le Calcio d’antan semble tellement loin. Sala, Toni et Iturbe face à Cuadrado, Aquilani (x2), Valero et Matri pour un 3 buts à 5, l’éloge du football offensif, le match entier rejoint les tops du week-end. Mathématiquement, c’est bien la Fio qui s’en réjouira. Cinq points d’avance sur l’Inter (5e), les tifosi florentins retrouveront l’Europe l’année prochaine.

LES FLOPS

Après sa victoire à domicile face aux napolitains, l’équipe de Roberto Donadoni se rendait sur la pelouse de Bologne dimanche midi pour le derby dell’Emilia. Une prestation parmesane relativement décevante, un score de 1-1 à la fin du temps additionnel qui n’arrange personne. On aura eu du mal à reconnaître les Crociati, bien trop souvent débordé par une équipe de Bologne qui est presque devenue « inoffensive » ces derniers mois.Les visiteurs ont du mal à valider leur billet pour l’Europa League, un manque de régularité qui est apparu depuis la mauvaise forme puis la blessure d’Antonio Cassano, le maître à jouer. La défense a tendance à prendre l’eau également (13 buts encaissés sur les 7 derniers matchs), il va falloir serrer les rangs rapidement pour conclure et valider l’objectif représenté par une qualification dans une compétition européenne.

Face aux sardes de Cagliari, les promus et relégables de Sassuolo pouvaient enchaîner sur une seconde victoire d’affilée. Les visiteurs n’ayant encore remporté aucun de leur match à l’extérieur cette saison, l’occasion était belle. Raté. Match nul (1-1), les hommes de Di Francesco loupent une sublime occasion de se donner de l’air dans une course au maintien où chaque petit point compte. L’un des principaux flops des Neroverdi se nomme encore Domenico Berardi qu’on ne présente plus désormais (quadruplé face au Milan pour les amnésiques). Le jeune espoir est méconnaissable depuis des semaines, son dernier but remonte au 26 janvier dernier. Sassuolo aurait pourtant bien besoin de son meilleur buteur dans le sprint final sous peine d’être relégué, un an tout juste après être arrivé en Serie A.

L'EQUIPE

Dans l’ombre de la Juventus, la Roma fait une saison exceptionnelle, un véritable parcours de champion à l’image de sa dernière prestation samedi soir face à Bergame. Au final, 3 buts à 1, une belle animation offensive conclue par Taddei, Ljajic et Gervinho, comme quoi Destro n’est pas si indispensable, lui qui avait marqué un triplé le week-end dernier. En raison des blessures, Garcia alignait une défense 100% brésilienne (Maicon – Toloi – Castan – Dodo) qui n’a encaissé qu’un seul but en seconde période. Il faut tout de même souligner que l’AS Roma possède la meilleure défense d’Europe cette saison : 0.57 but/match à égalité avec le PSG, (devant Lille : 0.61 but/match et le Bayern / Atlético de Madrid : 0.67 but/match). La Roma compte désormais 79 points, une autre ressemblance avec le leader parisien du championnat de France, c’est dire une nouvelle fois, la performance des Giallorossi depuis août dernier. Avec une fin de saison où on ne voit pas la Louve s’écrouler, elle pourrait tout simplement être l’un des meilleurs seconds de l’histoire du championnat italien.

LE JOUEUR

Si on devait parler d’un joueur ce week-end, on pourrait parler d’une femme de joueur qui était au centre d’un duel d’hommes qui a endiablé le match qui opposait la Sampdoria à l’Inter Milan, dimanche après-midi. Wanda Nara, modèle argentin aux formes généreuses est l’ex de Maxi Lopez, attaquant de la Samp’. Mauro Icardi est un ancien de ce club et est actuellement avec le mannequin et n’hésite pas à poster sur Instagram / Twitter des dizaines de photos relatant leur histoire d’amour, l’italo argentin va même jusqu’à prendre des photos des enfants de Wanda tout sourire, des enfants conçus avec Maxi Lopez. Le décor est planté, dimanche, les deux hommes s’affrontaient. Ils ne vont d’ailleurs pas se serrer la main avant le coup d’envoi, pas un regard, le lien amical que possédaient les deux joueurs est définitivement brisé. Sur la pelouse, Mauro Icardi ouvre le score à la 13’, il harangue ses anciens supporters de façon méprisante. Les tifosi ainsi que le second  gardien de Gênes (sur le banc) lui répondront par de nombreuses insultes visant sa maman. Ambiance. Cinq minutes plus tard, Lopez loupera un pénalty qui aurait pu relancer le match. La victoire finale reviendra à Icardi qui marquera le but du 0-3 avant le 0-4 de Rodrigo Palacio. Victoire totale de l’Inter, un grand Handanovic, une animation offensive réaliste que l’on a très peu vu cette saison relance les Nerazzurri pour l’Europe. Vous pourrez suivre la joie du couple Nara-Icardi sur les réseaux sociaux toute semaine. Maxi Lopez, lui, rentre la queue entre les jambes, la Sampdoria n’a désormais plus rien à jouer cette saison.

LE BUT

Le Torino – Genoa fut longtemps le match le plus ennuyeux de ce dimanche après-midi, jusqu’à la 85’ minute de jeu. Jusqu’à ce Gilardino, tel un renard, ouvre le score, le hold-up parfait était à mettre à profit du Genoa. Grave erreur, c’est à cette minute précise que le Toro va se réveiller et la paire la plus dangereuse du championnat va permettre de glaner trois points qui paraissaient inespérés. Immobile, meilleur buteur du championnat, signe l’égalisation d’une superbe frappe à la 91’ avant l’explosion du stade à la 95’. Alessio Cerci dans toute sa splendeur, en vidéo pour le 2-1.

LA DECLA'

«Je connais bien Benfica pour les avoir battu avec Chelsea, s’il a besoin Conte peut m'appeler quand il le veut."

C’est ce qu’avait déclaré Rafa Benitez après le tirage des demi-finales de l’Europa League. Antonio Conte lui a répondu hier soir.

« J’ai vu les matchs entre Porto et le Napoli (en huitièmes), je préfère éviter. Le passé de Benitez face aux clubs portugais n’est pas super, donc merci, je m’abstiens de l’appeler. J’ai déjà des personnes qui s’occupent de regarder leurs matchs et je leur faire confiance. » Dit-il en souriant

Cet affront gentillet entre les deux techniciens avait lieu ces derniers jours, la réponse de Conte est intervenue lundi soir après le match face à l’Udinese, comme si la Juventus n’avait plus que l’Europa League en tête. Avant cela, le coach de la Juventus avait déclaré :

"Ce soir, nous avons fait un pas de plus vers le titre de champion, même si le championnat est encore ouvert car  Rome ne renonce pas. Nous pouvions  perdre des points à Udine, car nous avons été confrontés une équipe qui voulait faire bonne impression. Nous avons été très bons face à cette concurrence avec le regard droit et une certaine application face à la tension du match. »

La Juventus s’en sort 0-2 grâce à Giovinco et Llorente et enfilent les points comme des perles. La Vieille Dame s’envole inexorablement vers le titre.

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