Débrief de la 14 ème journée de Serie A

Les tops, les flops, l'équipe ou encore le but du week-end. Voilà ce que vous devez retenir de cette quatorzième journée de Serie A. Débriefing.

Débrief de la 14 ème journée de Serie A
Débrief de la 14 ème journée de Serie A

Week-end très compliqué pour les historiques du championnat. Aucune victoire pour la Juventus, la Roma, le Napoli, le Milan ou l'Inter. Les petits de Serie A se réveillent et sonnent la révolte, Palerme ou Empoli en tête. Pendant ce temps, Cesena et Parme restent englués au fond du classement, et pourtant le changement, c'est maintenant. Changement d'entraîneur ou de président, chacun sa méthode pour se sortir de la zone rouge.

Les tops de ce week-end, ce sont des équipes qui étaient soi-disant parties pour une saison galère, à essayer de naviguer au-delà de la ligne de flottaison et à se faire peur pendant des mois. Ces équipes comme Palerme prouvent depuis plusieurs semaines qu’il faudra compter sur elles à chaque match, chaque week-end. Les Siciliens se déplaçaient à l’autre bout de l’Italie samedi soir, direction Turin pour faire face au Toro. Luca Rigoni bien servi par Dybala ouvrira le score dans le premier quart d’heure laissant entrevoir une autre déconvenue pour les tifosi grenat, pas bien gâtés depuis quelques temps. Le Torino se reprendra grâce à Martinez, son premier but en Serie A. Là où le match aurait pu définitivement basculer pour les Turinois, Palerme réaccélère par l’intermédiaire de l’inévitable Paulo Dybala avant la mi-temps. L’Argentin ne cesse de briller, il en est désormais à 7 bus (et 3 passes décisives) en 14 matchs de Serie A. Et même si Glik, défenseur du Toro parviendra égaliser en seconde période (2-2), c’est un nouveau résultat encourageant pour les Siciliens. Sans Vazquez et Barreto, hommes importants du dispositif de Iachini, Palerme empoche le point du nul chez un européen. C’est donc le sixième résultat d’affilée sans défaites pour les Rosanero, « choc » à prévoir le week-end prochain face à Sassuolo, invaincu quant à eux depuis 9 rencontres.

Une autre formation dans le même cas, autre promu de ce cru 2014/15 : Empoli. Grosse performance des hommes de Sarri dimanche midi avec le déplacement à Naples, match qui était pourtant sur le papier, l’un des plus compliqués de la saion. Profitant des largesses désormais célèbres de l’arrière-garde Napolitaine, les Azzurri vont parfaitement gérer la première heure du match. Simone Verdi sera à la conclusion d’un contre bien mené dès la 18e minute de jeu. Gros points forts d’Empoli et c’est loin d’être la première fois de la saison : la défense centrale ainsi que le gardien. Daniele Rugani (20 ans) ajoutera le même 0-2, lui qui fait la paire avec Tonelli (24 ans) dans l’axe souffriront davantage avec la révolte presque obligatoire des Napolitains. Zapata et de Guzman égaliseront (2-2), mais le score n’évoluera plus dans le dernier quart d’heure, la faute à Luigi Sepe (23 ans) très chaud dans la cage d’Empoli, sûrement l’homme de la rencontre. Cinquième match sans défaite pour les promus toutes compétitions confondues, après la victoire en Coupe d’Italie la semaine dernière face au Genoa. Empoli s’élève à la 13e place de Serie A, à deux points de l’Inter, une position satisfaisante pour une équipe ultra-favorite à la relégation en août dernier.

Parmi les têtes d'affiche de cette Serie A, les deux équipes de Gênes ont tenu leur rang, encore une fois. Pour la fermeture de la journée, la Sampdoria se rendait dans l’ambiance chaude de Vérone pour affronter l’Hellas. Sans trembler, la Samp’ gère son début de match et se verra récompenser avec un penalty à la 27e. Double peine pour Vérone, carton rouge pour Marquez et 0-1, signé Eder. Les locaux récupèrent tout de même et égaliseront quelques minutes plus tard grâce au Buteur avec un grand B : Luca Toni (1-1). Sans fermer le jeu, Vérone propose et s’expose à de dangereuses situations, les joueurs auront du mal à trouver le second souffle à 10 contre 11. C’est alors aux Blucerchiati de passer la seconde grâce à Okaka puis à Gabbiadini en l’espace de cinq minutes (1-3). La Sampdoria ne cesse de surprendre et finit par prendre 3 points bien mérités. Si la victoire référence face à un gros du championnat n’est pas encore là, ça a été le cas la semaine dernière face au Napoli, les matchs face aux plus petites équipes sont parfaitement gérés. Quatrième place au classement récupérée, idéal avant d’aller au Juventus Stadium dimanche prochain. Une nouvelle occasion de couper la tête à un géant de Serie A et de prouver que la Samp est et sera un adversaire féroce pour l’Europe cette saison.

Alors que la Juventus n’avait pu prendre qu’un point à Florence (voir plus bas) vendredi soir, la Roma avait enfin l’occasion de reprendre un peu de terrain au classement. Les hommes de Rudi Garcia recevaient donc Sassuolo, adversaire à priori prenable. Pourtant, les 20 premières minutes de jeu ne vont pas du tout se passer comme prévu. Simone Zaza dans le rôle du tueur en série viendra flairer le bon coup et contrer De Sanctis qui dégageait le ballon tardivement pour le 0-1. Le 0-2 deux minutes plus tard, encore Zaza qui profitera des largesses défensives XXL des Romains, avant de saccager le filet de De Sanctis, une Roma méconnaissable en première mi-temps. Les lacunes de la défense sont une nouvelle fois inquiétantes, les Giallorossi ont encaissé 10 buts sur leurs 7 derniers matchs toutes compétitions confondues, bien loin d’être rassurant si l’on compare à l’année dernière. Le milieu de terrain est également à la rue, Pjanic décevant après son gros match face à l’Inter, Strootman titulaire pour la première fois depuis 9 mois est en manque total de temps de jeu et De Rossi s’est fait expulsé au retour des vestiaires (49e). Iturbe manque toujours de tranchant devant à côté d’un Destro qui préfère lever les bras au ciel et se lamenter plutôt que de faire les bons appels et de continuer à travailler. Bien sûr, la Roma arrachera le point du match nul en fin de match, un point presque inespéré tant ça semblait mal parti. Un doublé de Ljajic qui devient presque indiscutable dans le onze de Garcia, un penalty puis un but à l’avant-dernière minute du temps additionnel (entaché d’un hors-jeu de Florenzi / 2-2). La Roma s’en sort donc bien avec ce nul face à Sassuolo, une belle occasion de ratée tout de même au classement, l’écart avec la Juve reste inchangé. Relever la tête rapidement est indisponible, la Louve reçoit Manchester City mercredi 10 pour la première finale de la saison.

En revanche, même si deux promus font leur révolution dans cette première partie de saison, Cesena reste encore à la traîne, bien ancré dans la zone de relégation. Dimanche après-midi, les Hippocampes se rendaient à Bergame pour un choc pour le maintien. Tout ne s’est pas passé comme prévu malgré le doublé du jeune Français Grégoire Defrel, seul joueur remuant devant. La remontée Bergamasque va tout balayer sur son passage, alors mené 0-2, l’Atalanta réduira l’écart avant la pause grâce à l’ex Stéphanois, Yohan Benalouane. Stendardo puis Moralez au retour des vestiaires feront fuir les derniers espoirs de Cesena, très peu d’occasions d’égaliser en fin de match, grosse déception (3-2). L’Atalanta qui n’avait inscrit que 5 buts en 13 rencontres en a donc marqué 3 sur les dernières 90 minutes. La nuit portera conseil pour les dirigeants de Cesena, le sort de Pierpaolo Bisoli sera scellé au petit matin, ce lundi. A 13h, le communiqué du club tombe, Bisoli est licencié, il paye son bilan de 8 défaites pour une petite victoire depuis août. L'idendité du nouvel entraîneur est connu ce lundi soir via un second communiqué, Domenico Di Carlo (50 ans) est l'heureux gagnant, il fait son retour dans l'élite. Le tacticien signe un contrat de six mois (jusqu'en juin 2015). Après sa présentation aux médias ce mardi en soirée, il faudra vite réagir et préparer une rencontre qui s’annonce tendue avec la réception de la Fiorentina dès dimanche prochain.

En début de soirée ce lundi, Cagliari recevait le Chievo pour la première victoire à domicile de la saison, enfin c’est ce qu’espérait Zeman avant le match. Pendant le match, le vieux Zdenek a fait la moue très rapidement. 4e minute: Riccardo Meggiorini. 9e minute: Alberto Paloschi. Sant'Elia s’est tu au bout de quelques minutes, 0-2 pour le Chievo. Scénario plutôt classique pour les Sardes de Zeman, ce fut exactement la même histoire à Naples il y a deux semaines. Sauf que cette fois-ci, les Rossoblu n’auront pas la même adresse pour égaliser, confronté à un bloc beaucoup plus compact. 0-2, c’est le score final, Cagliari va arriver à mi-décembre avec aucune victoire à domicile, très compliqué quand il faut désormais lutter pour le maintien. Devant Parme et Cesena, c’est donc l’équipe de Sardaigne qui fait son entrée dans la zone de relégation, prenant la place des vainqueurs du jour, le Chievo. Match crucial lors de la prochaine journée, déplacement à Parme (à lire juste en dessous).

Si la saison est délicate pour certaines équipes, elle est presque apocalyptique pour Parme. Le mois de décembre 2014 marque même un tournant pour le club. Ce dimanche 07 en début d’après-midi, l’information tombe sans être encore officialisée par le club : Tommaso Ghirardi, président du club depuis 7 ans tire sa révérence. Ce passionné de football avait acheté le Parme FC le 3 janvier 2007 avec des débuts assez compliqués. Depuis, Ghirardi affirme avoir tout connu avec ce club, de la Serie B en 2008, plusieurs années avec plusieurs managers jusqu’à la sixième place synonyme d’Europa League il y a six mois. Un rêve transformé en cauchemar comme chacun le sait désormais avec le refus de la licence UEFA de Parme par la Haute Cour du CONI avec des retards de paiement (dette de 300.000 euros). Par conséquent, pas de compétition européenne, le Torino 7e du dernier exercice prenait la place en Europa League. Suite à cet épisode, Ghirardi avait déjà claqué la porte suite à une conférence de presse quelques heures après la triste nouvelle pour le club. De retour en septembre où l’homme d’affaires affirme que Parme est sa famille, la saison démarre ainsi avec Donadoni toujours sur le banc. Les résultats s’enchaînent et le compteur de points reste bloqué en championnat, avant cette 14e journée, les Crociati comptaient 6 points (11 défaites – 2 victoires). Le coup de tonnerre intervient donc ce dimanche avec le départ du président, les problèmes financiers avec certains salaires impayés sont en train de menacer l’équipe avec des points de pénalité qui peuvent éventuellement tomber prochainement. La suite ? Un consortium russe et chypriote dans le secteur pétrolier représenté par Fabio Giordano (avocat), rachète le club pour une poignée de millions d’euros.

L’homme récupère le rôle de vice-président, le nom du président sera donné dans les 10 prochains jours par le club à compter du dimanche 7 décembre. Du côté du terrain vert, quelques dizaines de minutes après la nouvelle, Donadoni et ses hommes se seront vaillamment battus face à la Lazio, en ouvrant la marque tout d’abord grâce à Palladino juste avant la mi-temps. Mais dans la foulée, c’est Stefano Mauri qui répliquera à la 45+3 (1-1). Comme rien ne va, Anderson ajoutera le 1-2 bien servi par Djordjevic dans la surface Parmesane. Malgré une grosse dernière demi-heure plein de volonté, Parme n’y arrivera pas et subira sa 12e défaite de la saison (1-2). Bon dernier au classement, le premier relégable est désormais à 7 points (Torino). Si Donadoni est toujours en poste, il y a eu du mouvement au plus haut de la hiérarchie et nul ne sait comment les choses vont évoluer durant les prochains jours. Dans tous les cas, avec ou sans lui, les joueurs devront tout donner dès le prochain match encore à domicile, face à Cagliari. La mission maintien est lancée et même si elle n’est pas impossible, il va falloir des guerriers pour éviter un retour en Serie B, sept ans plus tard.

Un des hommes du week-end joue dans une des équipes du moment, peut-être même l’équipe du moment. Capitaine du Genoa, Luca Antonelli a de nouveau été un des hommes importants dans le succès de sa formation. Formé au Milan il y a 10 ans où il n’a jamais réussi à percer, Antonelli est arrivé au Genoa en 2011 après une aventure à Parme de deux années. Titulaire lors de la soirée 2012/2013, il joue 33 des 38 matchs de championnat, saison où l’équipe de Gênes termine 17e de Serie A. Schéma identique l’année qui suit avec une modeste 14e place, le Genoa de Gasperini va se transcender tout comme Luca Antonelli durant ce nouvel exercice. Avec plusieurs modules déjà mis en place cette saison, Antonelli a toujours place sur la pelouse en tant que défenseur dans le 4-3-3 ou en tant que milieu dans le 3-4-3, toujours sur l’aile gauche. Face à son club formateur ce dimanche, le Genoa bombe le torse et sort une nouvelle prestation qui va surprendre beaucoup de monde. Les débats sont plutôt équilibrés même si en première mi-temps, Milan domine et va faire briller de mille feux Mattia Perin. Le seul et unique but de la partie sera inscrit par Antonelli, bon coup de tête sur corner à la 31e, Diego Lopez battu (1-0).

Ce but qui sera celui de la victoire est le troisième en trois matchs pour l’Italien, peut-être bien dans la forme de sa vie. En seconde période, le Genoa est très bien organisé, trop bien organisé pour être inquiété par les Rossoneri. Antonelli finira homme du match comme lors du dernier week-end à Cesena. En plein possession de ses moyens, le latéral est l’un des piliers de cette belle aventure 2014/2015, le Genoa est désormais sur le podium, troisième du championnat. A l’image d’un Bertolacci (formé à la Roma, 23 ans) ou d’Okaka (formé à la Roma, 25 ans), ces joueurs Italiens victimes du système qui ne donne pas particulièrement de chance à leurs jeunes, préférant la main-d’œuvre étrangère, sont aujourd’hui sur le devant la scène provoquant le renouveau des deux clubs de Gênes.

Malgré le changement d’entraîneur, l’Inter Milan n’avance pas dans cette Serie A. Dimanche soir, la formation désormais managée par Roberto Mancini faisait face à l’Udinese battue sur le même terrain par les frères rouge et noir une semaine plus tôt. Le résultat fut tout autre cette fois, les hommes de Stramaccioni (de retour face à son ancien club) se sont imposés face à des Nerazzurri toujours en manque de confiance et de créativité dans le jeu. Mauro Icardi très bien servi par Guarin avait pourtant ouvert la marque en première période, rassurant légèrement les tifosi présents au Meazza. Le jeune Portugais Bruno Fernandes égalisera plus tard dans le match, dominé sans être étouffé les Bianconeri vont se rebiffer une seconde fois en profitant des erreurs des Lombards. Un Rodrigo Palacio très emprunté depuis le début de la saison, passera en retrait pour son gardien, et lancera parfaitement Cyril Théréau dans la profondeur par la même occasion. Le Français n’en demandait pas tant et transforme le cadeau de l’Argentin avec le but du 1-2, celui de la victoire. L’Inter sans jus ne parviendra pas à revenir à hauteur, cinquième défaite de la saison. Le fameux choc psychologique n’est pas intervenu, même si la qualification est assurée le prochain match d’Europa League devra impérativement se solder par une victoire pour retrouver de la confiance dans un groupe qui inquiète depuis des semaines.

Retour sur le but victorieux du Français :

https://vine.co/v/Or5m9L3AOFt

Une petite Juventus face à une Fiorentina compacte et agressive, nul logique et décevant (0-0) à Florence en ouverture de cette 14e journée. Max Allegri est revenu sur ce match en conférence de presse :

« Nous avons joué avec une défense à 3, ce fut surtout à cause de la suspension de Lichtsteiner pour ce match. L’idée était d’avoir plus d’hommes pour bloquer Cuadrado directement. J’ai ensuite pensé à changer ce dispositif mais deux des centraux déjà avertis, nous avons terminé le match ainsi. La Fiorentina est une bonne équipe, nous sommes arrivés à construire de nombreuses occasions, nous n’avons été dangereux seulement quelques fois. Avec deux équipes avec le même schéma, il faut un petit quelque chose en plus dans les duels. Malheureusement, nous avons manqué de justesse dans le dernier geste et nous avons été assez maladroits techniquement, c’est quelque chose d’assez inhabituel pour nous. Et maintenant, l’Atletico ? Nous avons un match important que nous devons tenter de gagner, voire 2-0 pour finir premier de notre groupe. »

De plus, Leo Bonucci, auteur d’une prestation convaincante a ajouté :

« Nous ne pouvons pas gagner tous les matchs, mais nous avons démontré que nous étions une équipe forte, toujours devant la Roma au classement. Quant à moi, je peux jouer à un haut niveau dans la nouvelle défense à 4 même si je plus à l’aise dans celle à 3. Désormais, nous pensons à l’Atletico. Nous devons rentrer sur le terrain avec un seul objectif : nous ne sommes pas faits pour tenir, mais pour gagner. »

En conclusion, la Juve ne peut pas tout gagner. Un match nul à Florence n’est pas non plus scandaleux, il faudra repartir et retrouver la victoire face  la Sampdoria le week-end prochain. En attendant, place à la première finale de la Vieille Dame cette saison : l’Atletico de Madrid.

1 - Juventus (35 points)
2 - Roma (32 points)
3 - Genoa (26 points)
4 - Sampdoria (25 points)
5 - Naples (24 points)
6 -  Lazio  (23 points)
7 - AC Milan (21 points)
8 - Udinese (21 points)
9 - Fiorentina (20 points)
10 - Sassuolo (19 points)
11 - Palerme (18 points)
12 - Inter (17 points)
13 - Empoli (15 points)
14 - Atalanta (14 points)
15 - Verone (14 points)
16 - Chievo (13 points)
17 - Torino (13 points)
18 - Cagliari (11 points)
19 - Cesena (8 points)
20 - Parme  (6 points)

 

Samedi 13 décembre

Palerme - Sassuolo (18h00)
Lazio - Atalanta (20h45)

Dimanche 14 décembre

Juventus - Sampdoria (12h30)
Genoa - Roma (15h00)
Parme - Cagliari (15h00)
Udinese - Verone (15h00)
Cesena - Fiorentina (18h00)
AC Milan - Napoli (20h45)

Lundi 15 décembre

Empoli - Torino (19h00)
Chievo - Inter (21h00)

Crédits : ANSA / Repubblica