Débrief de la 20 ème journée de Serie A

Les tops, les flops, l'équipe ou encore le but du week-end. Voilà ce que vous devez retenir de cette vingtième journée de Serie A. Débriefing.

Débrief de la 20 ème journée de Serie A
Débrief de la 20 ème journée de Serie A

Journée numéro une de la phase retour et que de surprises. Les deux Milan n'avancent pas, Parme plus bas que jamais et la Juventus plus que jamais leader, retour sur les 10 matchs :

La phase retour débute et la Juventus se situe encore et toujours dans les Tops du week-end. Après avoir étrillé l'Hellas en une semaine en Coupe (6-1), puis en championnat (4-0), les Bianconeri recevaient l'autre club de Vérone, pour ce qui était le match d'ouverture de la saison en août dernier, chez le Chievo. A l'époque aussi, la victoire avait été difficile avec le csc de Biraghi dans les premières minutes pour un court succès. Ce dimanche, il a fallu être très patient avant de faire trembler les filets adverses. Et c'est grâce à l'intermédiaire de Paul Pogba avec un tir lointain à l'heure de jeu que le bloc Gialloblu a cédé. Sa prestation a de nouveau été très commenté en France, laissant penser à première vue que le match a été très facile pour lui et que le Tricolore s'ennuierait presque, il est vrai qu'il marque son 4e but en 4 matchs. Pourtant, lui et les autres ont dû s'arracher. Ensuite, force est de constater qu'il est de nouveau décisif sur le second but avec un arrêt énorme de Bizzarri sur sa reprise, c'est Lichtsteiner  qui en profite pour faire le break (2-0).  Score final, les Turinois font le job et prennent encore du terrain sur l’AS Roma qui piétine semaine après semaine. Paul Pogba en homme fort, tout comme les Chiellini, Marchisio, Tevez, habituels acteurs d’une Vieille Dame en pleine forme.

Dans le même temps, c'est l'Hellas Verone qui accueillait l'Atalanta pour la lutte de la seconde moitié de tableau. En cas de victoire, les Bergamasques avaient l'occasion de passer devant leur adversaire du jour. C'est une partie très équilibrée auxquelles vont assister les 16.800 tifosi  massés au Bentegodi. Ce sont tout de même les locaux qui vont saisir leur chance au retour des vestiaires, le 5-3-2 de Mandorlini très prudent sur le papier va se déployer pour faire jaillier le petit Javier Saviola parfaitement servi par Christodoulopoulos (1-0). L'ancien attaquant de l'AS Monaco signe sa première réalisation avec le club de Vérone depuis son arrivée l'été dernier. Sans pouvoir mettre le second, le Hellas va serrer les dents et tenir ce bon résultat. Après avoir lourdement et logiquement chuté face à la Juve, Verone repart de l'avant, reprend des points à domicile face à des mal classés et se donne de l'air sur la zone rouge. A confirmer rapidement, le prochain week-end aura lieu le déplacement à Palerme, à priori loin d'être simple.

Pas le temps de chômer pour la troisième place, le Napoli recevait le Genoa dans l'ultime partie de cette 20 journée et les trois points auront été au rendez-vous dans une opposition assez accrochée. L'équipe de Rafa Benitez a même eu un peu de réussite pour ne pas se mentir. Les Partenopei feront une bonne partie du match en tête grâce à Gonzalo Higuain qui placera la sienne suite à une mauvaise réception de Perin sur une frappe Napolitaine (1-0 ; Higuain est alors hors-jeu au départ de l'action). Possession équilibrée, le Napoli reste encore très brouillon à l'image d'Hamsik. Et forcément, à force de pédaler dans la semoule, le Genoa va en profiter et venir surprendre le Napoli via Iago Falque, l'Espagnol, plutôt en forme ces derniers temps (1-1). Ce sont donc les locaux qui vont doucement mettre le pied au plancher, très doucement. Il leur faudra moins de 20 minutes pour tirer profit d'une action dans la surface à peine litigieuse, l'arbitre désigne le point de penalty, généreux. Pipita Higuain n'en demandait pas tant, il est l’homme du match en inscrivant ce doublé et en donnant tout simplement la victoire aux siens (2-1). Sans avoir sorti une grosse performance, le Napoli fait le job et se rapproche à 6 points de la Roma. Si la course avec la Lazio et la Sampdoria, notamment, pour la troisième place semble lancée, aucune équipe ne devra traîner en route ou la deuxième place sera de nouveau jouable.

Toute série a une fin, celle de l’Inter Milan n’a pourtant pas bien duré longtemps. Après avoir été invaincu durant 5 matchs en championnat (dont un nul au Juventus Stadium), la formation de Mancini est retombée dans ses travers et s’est fait encornée par le Toro dans les dernières secondes de la partie. Pourtant, l’adversaire du jour, le Torino, n’a pas montré grand-chose comme bien souvent. A domicile, c’est donc logiquement l’Inter qui a mené les débats avec une défense bien remaniée (Obi, latéral gauche) et avec des recrues à tous les postes : Podolski titulaire timide à l’avant, Shaqiri finalement sur le banc qui rentrera à la 55e et Bozovic, le tout dernier achat de Tohir fraîchement arrivé de Milan qui assistait à sa première rencontre du haut des travées de Meazza. Le Croate n’aura pas vu beaucoup de football, un manque de créativité criant pour les Nerazzurri qui ne permettra pas de franchir le verrou grenat durant les 90 minutes de jeu. Et le temps additionnel ? Maxi Lopez ne l’oubliera pas et tirera le corner vainqueur pour la tête d’Emiliano Moretti à 10 secondes de la fin du match (0-1). Gros coup dur pour l’Inter qui perd de précieux points à domicile pour l’objectif qui reste la troisième place. Victoire impérative à Sassuolo dimanche prochain.

25 janvier 2015, probablement une date importante dans l'histoire de la Sampdoria. Plusieurs minutes avant le coup d'envoi entre la formation Blucerchiati et Palerme, Président Massimo Ferrero entre au stade bien accompagné et s'installe tranquillement dans les travées du Luigi-Ferraris avec Luis Muriel à sa droite et Samuel Eto'o à sa gauche. Salués par la foule, les trois compères vivent les premières minutes sereinement et vont assister à l'ouverture du score rapide d'Eder dès la 5e minute de jeu. L'après-midi parfait jusqu'à présent, l’icône Camerounaise apprécie et applaudit poliment le début de match de ses nouveaux petits camarades. Les locaux ne parviendront cependant pas à doubler la mise, la cause étant Sorrentino ainsi qu’un peu de maladresse. Pourtant, si la Sampdoria est dans les Flops, c’est qu’il y a une raison. Si la première période était totalement en leur faveur, ce sont les Siciliens qui vont archi-dominer la seconde. En effet, dès la 48e, c’est Franco Vazquez idéalement servi par Barreto qui va égaliser (1-1).

Dans la foulée, Morganella utilisera sa frappe de bison pour désintégrer la barre transversale de Viviano, c’est ici que commence la polémique du week-end. Le ballon ricoche sous le montant pour venir s’écraser entièrement derrière la ligne de but du gardien de la Samp, avant de ressortir immédiatement. L’arbitre ne bronche pas et le jeu se poursuit, à tort. La vidéo qui n’est pas encore vigueur en Serie A, a encore pu susciter pas mal de débats et surtout de la colère vis-à-vis des Palermitains. Quelques instants auparavant, c’est Dybala qui avait également fait frémir cette même barre transversale, Palerme va pousser encore et encore pour finalement se contenter du nul. Finalement, la grande fête de la Samp a failli tourner court et aurait pu, aurait dû se solder par une défaite. Le club de Gênes s’en sort bien et devra montrer davantage prochainement, jouer qu’une mi-temps ne suffit pas comme l’a affirmé  Mihajlovic après le match.

Enfin, des nouvelles de l’Empoli de Maurizio Sarri et elles ne sont pas spécialement bonnes. Après avoir plus qu’embêté la Roma jusqu’en prolongations au Stadio Olimpico il y a quelques jours, Empoli était de retour en championnat avec la réception de l’Udinese. Pas si loin l’une de l’autre au classement, les deux formations ont bataillé ferme et ce sont les Bianconeri qui ont bien vite pris un but d’avance grâce au phénomène Antonio Di Natale (1-0). La belle tête du petit Toto permet à son équipe de prendre l’avantage pour quelques minutes seulement. La recrue de l’AC Milan Saponara transforme un penalty après une faute de Danilo dans la surface, 1-1 à la mi-temps. Néanmoins, Empoli perd Tonelli, son défenseur central dans le même temps et à l’avant, Ni Pucciarelli, ni Mchedlidze ne sont dans une grande forme. En seconde période, c’est un coup de sort qui va venir saquer le moral des tifosi Azzurri avec un centre de Widmer qui se transforme en tir et qui va se loger dans le soupirail d’un Luigi Sepe médusé (1-2). Maccarone et Verdi entreront en jeu et n’apporteront pas grand-chose, la défense adverse tient le choc. Empoli continue néanmoins à produire du beau jeu, une possession de 64% ce soir-là mais pour une domination assez stérile. Séduisante, la formation de Sarri n’avance pas. 17e au classement, la dernière victoire remonte maintenant au 3 décembre 2014, toutes compétitions confondues.

Et au fin fond du classement toujours lanterne rouge de Serie A, qui retrouve-t-on ? Parme, évidemment. Loin d’être l’équipe du week-end, l’équipe de Donadoni affichait un onze assez différent des dernières semaines pour un résultat assez semblable à ceux du club durant ces derniers mois. A défaut d’être actif sur le terrain, ça bouge en coulisses. Après le rachat de l’Albanais Emir Kodra, propulsé et officialisé président de Parme durant ces derniers jours, les rumeurs de transferts affluent et les deux premières recrues ont été vite signé. Cristian Rodriguez, classe 1985, international Uruguayen, ex-PSG appartenant à l’Atletico débarque en prêt en Italie pour pouvoir retrouver du temps de jeu. Six petits matchs durant les six mois précédents en Liga, il doit retrouver la forme rapidement lui qui porte l’étiquette d’un titulaire presque indiscutable. De plus, Parme a embauché Silvestre Varela, classe 1985 également, international Portugais, appartenant à Porto. Auparavant prêté à West Bromwich où il a été, lui aussi, peu utilisé, le Lusitanien devrait aussi se faire sa place rapidement en tant que titulaire pour apporter son expérience (et son irrégularité). Des anciens jolis noms du football européen pour faire l’impossible, le maintien. Des noms comme Rolando, le défenseur central, sont encore évoqués pour renforcer l’effectif d’ici la fin du mercato. En attendant, les deux petits nouveaux étaient dans le groupe pour affronter Cesena ce week-end, ils ont même débuté titulaires entourant Palladino dans un 4-3-3. Recevoir Cesena, 19e, même nombre de points, c’est en somme le premier grand rendez-vous de 2015. Et ce sont les hommes de Domenico Di Carlo qui vont le prendre par le bon bout avec l’ouverture du score de Pulzetti à la 20e. Les recrues se font bien discrètes et au retour des vestiaires, c’est Antonio Cassano pourtant fâché qui n’aurait pas reçu ses derniers bulletins de salaire, qui entre en jeu. Alors oui, l’égalisation aura bien lieu mais elle interviendra sur une sublime incompréhension entre Cascione et Leali (1-1). On aurait pu croire au renversement classique du club à domicile, il n’en a rien été. Comme à l’aller, c’est Alejandro Rodriguez qui trompe Mirante pour le but du KO (1-2).

Score final, Parme est loin d’apercevoir le bout du tunnel, le miracle n’a pas eu lieu ce dimanche 25 janvier. Désormais seul dernier avec 9 points, le premier non-relégable s’appelle l’Empoli et compte 19 points. Si Hernan Crespo n’a toujours pas pris la place de Donadoni sur le banc des Crociati, les résultats devront rapidement s’inverser sous peine de voir la mission impossible, totalement hors d’atteinte.

(MAJ : Antonio Cassano a finalement résilié son contrat en accord avec le club, ce lundi 25/01).

Le grand retour ? Enfin ? Peut-on vraiment y croire ? Mario Gomez, l’élégant attaquant de la Fiorentina vient d’effectuer une semaine comparable au Mario Gomez du Bayern Munich, sûrement pour la première fois qu’il a débarqué en Italie. En Coupe en milieu de semaine dernière, Montella décide de le titulariser à la pointe de l’attaque et il ne va absolument pas décevoir. Un premier but à la 6e plein de sang-froid, l’Allemand provoque un penalty quelques instants plus tard puis un doublé, tel un renard pour le 3-0. Si le score final sera de 3-1 pour la Viola, la qualification au bout, on a pu s’étonner d’une telle facilité de Mario Gomez à être dans tous les bons coups durant ses 71 minutes de jeu. Alors, après cette bonne copie rendue, Montella fait confiance en son bomber, le laissant titulaire une nouvelle fois face à l’AS Roma ce dimanche. En championnat, les statistiques sont particulièrement tristes cette année. 13 apparitions, dont 12 titularisations pour un but, ça fait peine à voir. De plus, en le mettant titulaire, Vincenzo Montella décide de laisser le jeune Babacar sur le banc, lui qui s’adapte avec facilité en Serie A pour sa première expérience. Ensuite, le Mister s’est renforcé sur le plan offensif avec Diamanti mais aussi et surtout avec Gilardino, tout juste rentré de son épopée Chinoise. Au poste d’avant-centre, Mario Gomez a désormais de solides concurrents. 

Alors face à la Roma, Mario est redevenu SuperMario. 18e minute de jeu, frappe de Borja Valero plein axe, dévié de peu par Gomez, le geste du buteur, 1-0. Alors avec un peu plus de précision de sa part et de la part de ses partenaires, l’addition aurait pu être bien plus salée pour les visiteurs à la mi-temps. Ensuite, ce sont les Giallorossi qui vont se redresser et égaliser via Ljajic, l’ancien de Florence. Mario Gomez, lui, cédera sa place à la 77e pour Babacar. Rien ne bougera, la Fiorentina prend un point face au second d’Italie. Pour le buteur en quête de régularité, il lui faudra conserver la confiance de son entraîneur pour inquiéter Mattia Perin le week-end prochain avant de retrouver De Sanctis en Coupe quelques jours plus tard.

Second match à domicile pour Cagliari et seconde victoire consécutive sous l'ère Zola qui pose sa patte sur les résultats de l’équipe Sarde en ce début d’année. Face à Sassuolo en ouverture de cette 20e journée de championnat, Cagliari a su s’arracher pour de nouveau, prendre les trois points. Le défenseur central Luca Rossettini aura vécu un drôle de match, marquant pour les siens en première période avant de signer un c.s.c à la 75e. Les Neroverdi poussent et veulent aller chercher la victoire, c’est pourtant juste quelques instants plus tard que le but du 2-1 sera inscrit, pour le Casteddu. Le buteur se nomme Duje Cop, nom encore inconnu, le Croate vient d’arriver en Italie durant ces quelques derniers jours profitant du mercato hivernal. Véritable petite bombe affolant les compteurs du côté du Dinamo Zagreb, il signe son premier but avec son nouveau maillot pour son second match de championnat (une entrée en Coupe d’Italie face à l’Udinese également). Cop signe le but du week-end. Loin d’être laid, c’est surtout celui de la victoire (2-1), important pour la douce remontée de Cagliari en championnat.

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Au micro de Sky Sport, Pippo Inzaghi a régi suite à la sixième défaite de la saison de son Milan, la troisième durant un mois de janvier plus que compliqué. Opposée à la Lazio ce samedi soir, la formation Milanaise a sombré (3-1), premières explications du Mister :

« Le pire moment de la saison ? Je ne pense pas. Ce soir, nous avons mal joué mais les gars ont tout donné sur le terrain mais ça n’a pas payé. Nous avons souffert à cause de la pression de la Lazio, je suis déçu mais nous devons continuer de travailler pour repartir de l’avant. Un problème de communication entre le club et moi ? Absolument pas. Nous pouvons faire bien mieux, ce n’est pas le Milan qu’on nous avons pu voir en décembre. Nous avons besoin de récupérer désormais et de retirer le meilleur de nous-même. Est-ce Inzaghi le problème ? L’équipe me suite et lâche tout sur le terrain, ce n’est pas encore assez malheureusement. Le championnat est encore long et nous avons encore l’opportunité de nous qualifier pour les demi-finales de la coupe d’Italie. Mexès ? Il s’est excusé. Il a été provoqué mais sera de toute façon suspendu. Il est facile de penser que nous devrions tout changer, nous avons sûrement besoin de quelque chose d’autre. Le match de mardi sera décisif. »

A défaut de briller en championnat, Inzaghi donne donc rendez-vous dès ce mardi en Coppa pour faire face… à la Lazio ! A Milan cette fois-ci, il faudra démontrer tellement plus de choses face à des Laziale toujours dans la course à la troisième place. Après avoir été mené au score par Ménez, c’est Parolo par deux fois puis Miroslav Klose qui ont fait la différence en seconde mi-temps. Une soirée qui ne sera toutefois pas parfaite pour la Lazio qui perd jusqu’à la fin de la saison Filip Djordjevic, victime d’une très vilaine blessure à la cheville.

1 - Juventus (49 points)
2 - Roma (42 points)
3 - Naples (36 points)
4 - Lazio (34 points)
5 - Sampdoria (34 points)
6 - Fiorentina (31 points)
7 - Genoa  (28 points)
8 - Palerme  (27 points)
9 - Udinese (27 points)
10 - Inter (26 points)
11 - AC Milan (26 points)
12 - Sassuolo (25 points)
13 - Torino (25 points)
14 - Verone (24 points)
15 - Atalanta (20 points)
16 - Empoli (19 points)
17 - Cagliari (19 points)
18 - Chievo (18 points)
19 - Cesena (12 points)
20 - Parme  (9 points)

Samedi 31 janvier

Genoa - Fiorentina (18h00)
Roma - Empoli (20h45)

Dimanche 1er février

Sassuolo - Inter (12h30)
Atalanta - Cagliari (15h00)
Cesena - Lazio (15h00)
Chievo - Napoli (15h00)
Palerme - Verone (15h00)
Torino - Sampdoria (15h00)
Udinese - Juventus (15h00)
AC Milan - Parme (20h45)

Crédits : ANSA / Repubblica