Débrief de la 21 ème journée de Serie A

Les tops, les flops, l'équipe ou encore le but du week-end. Voilà ce que vous devez retenir de cette vingt-et-unième journée de Serie A. Débriefing.

Débrief de la 21 ème journée de Serie A
Débrief de la 21 ème journée de Serie A

C’est le gros coup du week-end. Alors que la course à la troisième place continue, le Napoli a décidé de passer la vitesse supérieure pour s’attaquer à la seconde place de Serie A. Surtout que la Sampdoria et la Lazio ont trébuché pour ce premier match du mois de février, la formation de Benitez s’est retroussée les manches pour aller chercher les trois points du côté du Chievo Vérone. Pas de Gonzalo Higuain cette fois-ci mais une prestation très intéressante de la part de Manolo Gabbiadini, arrivé durant ce mercato hivernal. Il est à la base du premier but du Napoli, suite à un-contre-un raté de Gabbiadini face à Bizzarri, le ballon ricoche alors sur le gardien puis sur Cesar pour un csc (0-1). Si le Napoli pensait l’ouverture du score, la chose la plus difficile à faire, le Chievo se rebiffe rapidement via Sergio Pellissier, enfin Miguel Britos pour le second csc de l’après-midi (1-1). Ensuite, il faudra attendre jusqu’à l’heure de jeu pour trouver la faille dans le 4-4-2 Gialloblu, à l’habituel, très resserré. C’est Gabbiadini qui signera son premier but sous le maillot de Naples et qui donnera la victoire aux siens grâce à un bel enchaînement dans la surface. Victoire 2-1, à signaler, la belle performance de l’autre recrue de ce mercato, Strinic, le latéral gauche encore une fois très solide. Naples est désormais plus proche de la Roma (4 points) que de la Lazio (à 5 points), attention à eux.

Autre joli coup du week-end : Cesena qui est encore loin d'avoir renoncé à la Serie A. Seconde victoire d'affilée en championnat pour l'équipe de Domenico Di Carlo, ultra important en vu du maintien donc. Après Parme la semaine dernière, c'est une formation d'un tout autre calibre qui a perdu face à Cesena, la Lazio. Au cours d'une première mi-temps équilibrée, les locaux ont su trouver les armes pour faire la différence au retour des vestiaires. Et c'est le jeune Français de la maison qui va venir apporter la lumière au Stade Dino-Manuzzi, Grégoire Defrel. Sa frappe parfaite vient transpercer le filet adverse, Marchetti ne peut rien, Cesena tient le bon bout (1-0). Pioli est loin d'apprécier et envoie au charbon deux nouveaux joueurs mais rien n'y fera, le Français, décidément très en jambes provoque le 2 à 0 sur une grosse accélération côté droit. Dario Cataldi, venu défendre, pousse le cuir dans son propre but  (2-0). Miroslav Klose aura beau réduire l'écart en toute fin de partie, la Lazio n'aura pas gain de cause. Cesena empoche sa troisième victoire de la saison (2-1) et voit le premier non-relégable à désormais 4 points. Quand on sait que le prochain match sera à Empoli dimanche prochain, il est encore temps de prendre des points sur les concurrents directs et de surfer sur cette bonne dynamique, la meilleure depuis août tout simplement.

Le réveil du Toro a eu lieu et c’est la Sampdoria qui en a lourdement fait les frais ce dimanche. Le Torino de Ventura est en pleine forme et sort de ce mois en janvier à toute allure. Après Cesena et l’Inter, les Grenats ont gagné leur troisième match d’affilée et ce fut avec la manière cette fois-ci. Fabio Quagliarella, un des hommes du week-end, qui avait été décrié pour ses dernières prestations d’un faible niveau a sorti le grand jeu face à la Samp, son ancien club. Au bon endroit, au bon moment à la 15e (1-0) avant un penalty pour le 2-0. Le triplé sera acquis après l’heure de jeu sur un beau service de Benassi (3-0). Grosse performance du trentenaire qui passe le relais à Amauri quelques minutes plus tard qui profite d’une erreur de Silvestre (4-0). Pedro Obiang aura beau réduire l’écart, c’est Brunos Peres qui conclura la démonstration, auteur d’un sublime but, plein de technique et de maîtrise, entre la forêt de jambes (5-1). Grosse performance du Torino, pourtant peu habitué à marquer. Face à une défense réputée solide du championnat, le Toro soigne son attaque, prend les trois points et fait un bond au classement. A quelques centimètres de la zone rouge il y a un mois, le Torino s’empresse de retrouver la première moitié de tableau.

Statu quo en tête du championnat, les deux premiers du classement n'ont pas pu faire mieux qu'un match nul ce week-end. Tout d'abord, la Roma accueillait l'Empoli ce samedi soir à l'Olimpico pour ce qui était la revanche du match de Coppa onze jours plus tôt. Match qui avait créé le polémique avec un penalty généreusement donné aux hommes de Rudi Garcia en prolongations alors que le score était de 1-1 au bout du temps additionnel. 1-1, c'est également le score en championnat de ce Roma - Empoli édition 2014-2015. Comme bien trop souvent désormais, c'est les Romains qui ont concédé l'ouverture du score en première mi-temps. La faute à Kostas Manolas fautif dans la surface de vérité et expulsé dans la foulée, Maccarone se chargera de tirer le penalty (0-1). Très mal embarquée, la Louve verra Saponara se faire expulser avant la mi-temps, première fois de la saison que deux expulsions ont lieu lors d'une première mi-temps. Seconde période à 10 contre 10 forcément très ouverte qui verra l'égalisation de Maicon à la 57e d'une frappe précise (1-1). La Roma effectue sa remontée hebdomadaire sans parvenir à prendre l'avantage, comme durant ces dernières semaines. Rien n'évoluera en fin de match, quatrième match nul consécutif des Giallorossi soit 4 points sur 12 possible. Début d'année 2015 très laborieux.

Et encore, les conséquences auraient pu être plus grandes si la Juventus avait gagné le lendemain du côté d'Udine. Toujours 7 points d'écart entre les prétendants désignés au Scudetto 2015. Une Juve un petit peu décevante, sans idées qui n'a pu faire mieux qu'un 0-0 face à l'Udinese, accrocheuse et bagarreuse. Roberto Pereyra aligné au milieu de terrain retrouve ses anciens compères lui qui est prêté par l'Udinese à la Vieille Dame (avec option d'achat). Une occasion chaude des deux côtés à signaler à la mi-temps, rien d'autre. Ensuite, les Bianconeri pousseront mais Pereyra trouvera la barre transversale sur une frappe puissante où Karnezis semblait battu et Tevez verra son tir non cadré dans les ultimes minutes, lui qui était pourtant à quelques mètres de la cage du portier Grec. Petite prestation de l'Argentin et de son compère d'attaque Llorente, petite prestation dans l'ensemble du 3-5-2 d'Allegri de nouveau mis en place dans ce match. Face à un module similaire, peu de créativité et peu de différences faites au final. 0-0 donc, léger flop pour la Juve qui perd deux points en route, rien de dramatique cependant au classement, bien évidemment.

Enfin, le flop du dimanche, le flop du week-end ou probablement le fop du mois de janvier. L’Inter Milan piétine encore et toujours dans la seconde partie de tableau, la formation de Mancini a même mordu la poussière face aux jeunes talents Italiens de Sassuolo. L’équipe a une nouvelle fois été remaniée par le Mister pour l’occasion avec notamment la titularisation du jeune Isaac Donkor sur le flanc droit de la défense. Ce dernier a pris la marée comme ses coéquipiers à l’arrière dès les premières minutes, Simone Zaza prend le dessus rapidement, il allie vitesse, puissance et précision pour signer le 1-0, de qualité. Très vite, avant la demi-heure de jeu, c’est Nicola Sansone qui fait le break avec une frappe absolument merveilleuse, nettoyant pour la seconde fois la lucarne d’un Handanovic désemparé. Au retour des vestiaires, l’Inter pousse très logiquement mais à l’avant, les Podolski et Shaqiri n’y arrivent pas même si ce dernier fera trembler la transversale à la 63e. Dans cet univers hostile, Mancini décide de lancer Brozovic et Puscas qui fêtent leurs premières sous le maillot Nerazzurro. La stérilité Interiste cessera dans les 10 dernières minutes, une fin électrique. Mauro Icardi, lui aussi entré en jeu, anticipe une passe en retrait et trompe Consigli pour le 2-1. Les six minutes de temps additionnel ne seront pas de tout repos, Sansone se voit expulsé suite à un second avertissement, même scénario pour Donkor quelques instants plus tard mais sa faute a lieu dans la surface de réparation. Domenico Berardi, troisième membre du trio magique de Sassuolo clôt le spectacle sur penalty (3-1). Nouvelle désillusion pour l’Inter. Quelques minutes après le coup de sifflet final, Mauro Icardi et Fredy Guarin voudront donner leurs maillots à leurs tifosi ayant fait le déplacement au Mapei Stadium. Rejet immédiat de la part des supporters, début d’explications (d’insultes) entre les deux parties. Climat délétère et résultats plus que décevants, l’Inter n’est pas sorti de la crise.

Un point sur l’AC Milan qui a, comme son frère en noir et bleu, été très actif durant ce mercato hivernal. A la base, il y aurait pu avoir davantage de changements si Berlusconi aurait viré Pippo Inzaghi suite à la défaite en Coupe d’Italie face à la Lazio quelques jours plus tôt. Le Boss s’est ravisé, Inzaghi confirmé, il était grand temps que les résultats arrivent car le mois de janvier a été catastrophique. Alors pour remédier à cela, Galliani et sa baguette magique ont eu beaucoup de travail. Si Cerci est désormais bien ancré au groupe Rossonero et que Suso a pu effectuer ses premières minutes en Italie en Coupe, les arrivées pleuvent dans le money time du mercato. Mattia Destro, évidemment, le désormais ex-attaquant de la Roma en manque de temps de jeu avec Garcia vient revêtir la tunique Milanaise et alimenter un dispositif offensif de qualité. Ensuite, c’est Salvatore Bocchetti qui est venu garnir la défense déplumée de l’ACM. Le défenseur de 28 ans en provenance de Russie arrive en prêt pour l’instant. Ces deux joueurs ont pu être titulaires ce dimanche soir pour la réception de Parme. Destro seul en pointe, Inzaghi n’a pas encore modifié son module pour un hypothétique futur 4-4-2. Bocchetti, lui, file sur le côté gauche de la défense.  Les deux Italiens ne seront pas les grands acteurs de la victoire Lombarde, c’est encore une fois Jérémy Ménez qui prend la cape du héros ce soir-là. Buteur sur penalty dès la 16e, il n’y sera pas pour grand-chose sur l’égalisation de Nocerino sept minutes plus tard. Le milieu de terrain Parmesan ne célébrera d’ailleurs pas son but, lui qui a joué au Milan il y a encore de cela plusieurs mois. La folie Ménez continuera tout de même en seconde période avec un doublé sur une belle frappe à ras-terre, Cerci à la passe (2-1).

Enfin, c’est Zaccardo, héros malgré lui, qui signera le 3-1 sur un contre. Le défenseur dézone complètement et assure les trois points à son équipe. Ironie du sort, lui non plus ne célèbre pas son but, Zaccardo a évolué à Parme de 2009 à 2013. Victoire précieuse pour Milan qui repart de l’avant et qui atterrit à la 9e, profitant des faux-pas des autres équipes.

De plus ce lundi, c’est Luca Antonelli (Genoa) puis Gabriel Paletta (Parme) qui signent avec le Milan. Encore des renforts, encore en défense. Si Paletta a été longtemps blessé et a peiné pour performer dans l’équipe bonne dernière de Serie A, Antonelli semble un gros coup de ce mercato hivernal. Le joueur formé au Milan est l’un des grands acteurs de la bonne performance du Genoa durant la première partie de saison. Les Rossoneri renforcent les troupes et bombent le torse, l’objectif Europe est toujours d’actualité. Prochaine mission dans le calendrier : samedi soir, à Turin. Face à la Juventus. Idéal pour savoir où en est l’équipe à ce stade de la saison mais peut-être aussi le pire moment pour incorporer les recrues. Allez savoir.

Ce n’est pas le joueur mais plutôt la doublette du week-end, presque la doublette de la saison. Palerme a parfaitement retrouvé ses marques après une année en Serie B, les Siciliens sont même 7e au soir de cette 21e journée, position plus qu’honorable, aux portes de la course à l’Europe. Si le club en est rendu là après les comptes de la mi-saison, c’est grâce à un bon collectif et surtout, surtout grâce à deux joueurs désormais incontournables dans le dispositif offensif de Iachini : Paulo Dybala et Franco Vazquez. L’attaque Palermitaine est la cinquième meilleure du pays derrière la Juve, le Napoli et la Lazio, à égalité avec la Roma. Parmi les grands. Face à l’Helllas Verone dimanche après-midi, les deux flèches étaient évidemment alignées. Pourtant, c’est Verone qui va presque créer la surprise en ouvrant la marque sur corner, avec la tête de Panagiótis Tachtsídis (0-1). Rien ne presse, la machine Rosanera se met en marche et réplique dès la 17e. A la baguette, le jeune Paulo Dybala place son ballon pour un coup-franc. Geste d’exception, l’Argentin trompe Benussi d’une frappe grandiose qui s’écrase sur le poteau avant de faire trembler les filets (1-1). Franco Vazquez, lui, a du mal à trouver le bon tempo en première mi-temps. Verone ne se laisse pas en faire en face, malgré une défense souvent perméable cette saison, l’équipe de Mandorlini tient bon et se montre même très dangereuse

La sortie de la recrue Jajalo accélèrera les choses, réajustement tactique avec l’entrée de Belotti, attaquant de pointe. Dix minutes plus tard, Vérone cède à nouveau. Belotti marque sur un centre de… Franco Vazquez (2-1). A la passe ou à la finition, les poisons Argentins sont toujours présents et font gagner Palerme une nouvelle fois. Score final. Le mois de février débute et à ce jour, Vazquez compte 6 buts / 7 passes décisives, Dybala lui en est à 11 buts / 6 passes décisives. Grands artisans du feu d’artifice Palermitain. Si le premier joue sa première vraie saison en Serie A en tant que titulaire, difficile de reconnaître le plus jeune qui avait presque déçu lors de la saison 2012-2013 (3 buts en 27 matchs). Epoque révolue, la doublette fait rage et pourrait encore faire le spectacle au prochain match. Au menu, la défense plutôt ultra fébrile de l’Inter Milan.

Lutte en bas du classement au Stadio Atleti Azzurri d'Italia ce dimanche avec l’Atalanta qui recevait Cagliari. Match extrêmement serré entre les deux équipes qui se sont données coup pour coup durant les 90 minutes. 90 minutes et des poussières puisque c’est le temps additionnel où tout s’est joué avec le splendide but du Chilien, Mauricio Pinilla. Avant ce dénouement, c’est tout de même l’Atalanta avec Biava, son défenseur expérimenté, qui avait pris l’avantage en première mi-temps. Les Sardes avaient répondu avant la mi-temps grâce à Daniele Dessena (1-1). Après 45 dernières minutes cadenassées, c’est donc Pinilla qui sortira le feu d’artifice pour le but de la victoire (2-1). Le but du week-end :

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Match d’ouverture entre prétendants à l’Europe samedi en fin d’après-midi, c’est le Genoa qui recevait la Fiorentina. Et les locaux ont encore dû se satisfaire d’un point dans une année 2015 qui part très lentement. Match nul 1-1, réaction du Mister, Gian Piero Gasperini :

« Nous avons bien joué, nous avons même été supérieurs à la Fiorentina. Nous méritions de gagner ce match mais nous ne sommes pas parvenus à empocher les trois points. Le but refusé de Babacar pour hors-jeu ? Ce sont des actions rapides, difficiles à évaluer. Par contre, sur les quatre derniers matchs, nous avons encaissés cinq buts de façon irrégulière. Si je conteste les arbitres ? Ils n’ont pas un rôle facile mais les chiffres sont là. Et ça arrive contre une grosse équipe… A Naples, nous n’en avons pas parlé mais leur victoire était-elle justifiée ? Non, ils marquent deux buts illicites (hors-jeu et penalty donné généreusement). Quand il y a des erreurs, cela doit être souligné. »

C’est donc un Gasperini assez remonté envers l’arbitrage après une partie serrée, avec des buts de Sturaro et de G. Rodriguez, qui s’est soldée à 10 contre 10. Outre l’arbitrage, les chiffres sont là pour le Genoa. L’équipe n’a plus gagné depuis le 7 décembre dernier, avec une série en cours de trois nuls / quatre défaites. 

1 - Juventus (50 points)
2 - Roma (43 points)
3 - Naples (39 points)
4 - Lazio (34 points)
5 - Sampdoria (34 points)
6 - Fiorentina (32 points)
7 - Palerme  (30 points)
8 -  AC Milan (29 points)
9 - Genoa (29 points)
10 - Torino (28 points)
11 -  Sassuolo (28 points)
12 - Udinese (28 points)
13 - Inter (26 points)
14 - Verone (24 points)
15 - Atalanta (23 points)
16 - Empoli (20 points)
17 - Cagliari (19 points)
18 - Chievo (18 points)
19 - Cesena (15 points)
20 - Parme  (9 points)

Samedi 07 février

Verone - Torino (18h00)
Juventus - AC Milan (20h45)

Dimanche 08 février

Fiorentina - Atalanta (12h30)
Cagliari - Roma (15h00)
Empoli - Cesena (15h00)
Napoli - Udinese (15h00)
Parme - Chievo (15h00)
Sampdoria - Sassuolo (15h00)
Inter - Palerme (20h45)

Lundi 09 février

Lazio - Genoa (20h45)

Crédits : ANSA / Repubblica