Débrief de la 25 ème journée de Serie A

Les tops, les flops, l'équipe ou encore le but du week-end. Voilà ce que vous devez retenir de cette vingt-cinquième journée de Serie A. Débriefing.

Débrief de la 25 ème journée de Serie A
Débrief de la 25 ème journée de Serie A

Une nouvelle journée de championnat en Italie et un nouveau week-end sans Parme puisque les joueurs ont décidé de faire grève. Genoa – Parma alors annulé, les amateurs de Serie A ont tout de même pu assister à des affrontements entre gros du classement jusqu’au véritable choc ce lundi soir : Roma - Juventus. Débrief :

Choc de pensionnaires de second de tableau en Sardaigne dimanche midi, Cagliari recevait Verone. Le résultat était d’une certaine importance puisque les locaux avaient l’occasion de se rapprocher de leurs adversaires du soir et de sortir de la zone de relégation (5 points d’écart au coup d’envoi). Hélas pour eux, c’est Verone qui a su faire le match parfait en étant solide défensivement et en profitant des seules petites occasions qu’elle a eu. A l’avant, Luca Toni est l’homme idéal pour ce genre de scénario. Le grand attaquant coupe la trajectoire d’un centre anodin d’Hallfredsson, bonne anticipation sur le défenseur et le gardien de Cagliari, à l’expérience 0-1. Après la mi-temps, le break sera fait par Juanito Gomez, entré en jeu quelques secondes plus tôt. Un ballon, un but, 0-2. A noter la seconde passe décisive d’un Hallfredsson en forme. Dans sa cage, Benussi sort une grande prestation. Seul Daniele Conti arrivera à tromper le portier de l’Hellas aux portes du temps additionnel sur coup-franc, 1-2. Verone avec 5 tirs contre 22 ainsi que 33% de possession prend les trois points à l’extérieur. Belle performance comptable des hommes de Mandorlini qui voient la zone rouge s’éloigner.

Petit top du weekend, mais un top quand même : il s'agit de la prestation du duel de promus entre Palerme et l'Empoli dimanche après-midi. Pourtant, au vu du score nul et vierge, le novice peut deviner un match de seconde division sans rythme, avec peu de percussions et sans grandes occasions. Or cette année, ces deux formations jouent au football. Loin d'être engluées dans la zone rouge, ces équipes volent désormais de leurs propres ailes et proposent un jeu plus léché que certaines équipes évoluant au sommet de la Serie A 2014 / 2015. Là où l'Empoli avait gagné en Sicile lors de la saison précédente qui avait vu le couronnement des Palermitains, aucun but n'a donc été inscrit au grand dam des 22300 tifosi présents (0-0). Pour Sarri, le nul est un résultat juste même si le 0-0 est un score plutôt étrange puisqu'il y aurait pu facilement avoir 1-1 ou 2-2, toujours selon l'entraîneur des Toscans. Ce même Sarri savait que Palerme allait commencer fort et qu'il aurait fallu tenir dès les premières minutes, comme indiqué après le match. Il avait raison, Dybala est intenable et Vazquez trouvera même la transversale de Sepe mais l'Empoli tient et réplique via Maccarone, son homme en forme, sans succès. Malgré une baisse de rythme en seconde période, la partie fut intéressante jusqu'au bout au Renzo Barbera. Si avec 34 points, Palerme n'a pas trop à s'inquiéter pour la fin de saison, Empoli devra encore batailler pour rester dans l'élite, ce qui serait mérité, ne serait-ce que par le niveau de jeu proposé.

Six matchs sans victoire ce qui représentait la série négative la plus longue pour la Sampdoria avant cette 25e journée. Ce fut donc l’heure de se réveiller et d’aller chercher la victoire, le déplacement à Bergame paraissait comme presque idéal pour cela. Pourtant, tout a bien mal commencé. Stendardo surgit au quart d’heure de jeu, le défenseur expérimenté donne l’avantage à sa formation, 1-0. Et la Sampdoria va avoir bien du mal à réagir, l’absence d’Obiang au milieu de terrain se fait sentir tout comme Soriano en soutien des attaquants ou encore Eder à l’avant, buteur quelques jours auparavant dans le derby face au Genoa. Sans ses trois hommes, tous suspendus, Mihajlovic confectionne un onze inédit avec notamment Eto’o enfin titulaire avec Okaka et Muriel à ses côtés.  C’est le Colombien qui sonne la révolte et égalise sur une superbe frappe, Sportiello s’effrite, 1-1. Et à la 81e, c’est Eto’o qui frappe sur le jeune gardien Italien, maladresse de ce dernier, Okaka en opportuniste saisit sa chance et marque le second but pour les Blucerchiati, 1-2. Finalement plus de peur que de mal pour la Samp’ qui saisit enfin les trois points, à confirmer face à Cagliari à domicile prochainement. La course à l’Europe continue.

Tout comme l’Inter / Fiorentina quelques heures auparavant, le match du dimanche soir opposait deux équipes auteurs de belles prestations la semaine dernière avec une qualification pour les huitièmes de finale de l’Europa League. C’est donc le Torino qui recevait le Napoli pour un duel qui va débuter bien calmement, très peu de choses à se mettre sous la dent en première période. La reprise sera tout aussi difficile, Naples se rangera bel et bien dans les flops avec son dispositif offensif peu en jambes ce soir-là. Higuain transparent, Hamsik de nouveau éteint après une prestation de qualité le week-end précédent et pas de Gabbiadini, bizarrement sur le banc à l’annonce de la composition officielle. Si rien ne brille à l’avant, les largesses défensives remonteront à la surface sur coup de pied arrêté à la 67e. Glik, le capitaine Polonais, profite du pauvre marquage Napolitain pour envoyer le ballon au fond des filets d’Andujar, sixième but de la saison pour le défenseur central, gigantesque. Pris de panique, Benitez envoie au charbon ses hommes, Gabbiadini enfin entré en jeu trouvera même le poteau de Padelli sur un coup-franc à l’entrée de la surface. Rien n’y fera malheureusement pour les Partenopei qui concèdent la défaite à Turin, 1-0. Rien d’alarmant néanmoins mais le calendrier commence à se charger, la pente commence à monter et avant la réception du Dinamo Moscou, le Napoli devra faire face à la Lazio puis à l’Inter. De quoi mettre les choses au clair avant d’entamer le sprint final.

Ensuite, c'est Sassuolo qui recevait la Lazio, match qui devait permettre aux Neroverdi de savoir quels allaient être les objectifs de fin de savoir. A savoir, le simple maintien ou une place solide en première partie de tableau avec plus si affinités. La réponse a été brève. Il faut dire que face à ce qui est l'une des meilleures équipes de l'actuelle Serie A, Sassuolo n'aura pas eu le coffre nécessaire. Cela s'explique aussi par les nombreuses blessures sur la ligne défensive : pas de Cannavaro, pas de Terranova, ni d'Antei, ni de Peluso ou encore de Vrsaljko. Di Francesco bricole alors un 3-4-3 avec le restant d'hommes disponibles, sa ligne offensive Sansone - Zaza - Berardi est alignée. Malheureusement pour lui, son trident sera inoffensif. Sassuolo a toujours pris au moins un but sur ses douze derniers match de championnat, Felipe Anderson prolongera la série sur une frappe imparable à quelques secondes de la mi-temps. Consigli cède après 44 minutes très solides, 0-1.

Dans un match extrêmement vivant avec de nombreuses occasions, c'est la Lazio qui va faire la bonne affaire grâce à Miroslav Klose qui conclura une poussée des Biancocelesti depuis plusieurs minutes, 0-2 à la 70e. Enfin, c'est Marco Parolo qui se jouera d'une défense piteusement alignée pour avoir un duel avec Consigli, le milieu de terrain joue bien le coup pour le 0-3. Le dernier quart d'heure aurait même pu voir la note s'alourdir, victoire logique de la Lazio à l'extérieur, en patron. Pour en revenir à Sassuolo, les nuages noirs s'amoncellent au-dessus du Mapei Stadium. Troisième défaite consécutive pour les Neroverdi, avant de se rendre chez la Juventus lors du prochain week-end. Après une série d'invincibilité surprenante en cours de saison, attention à ne pas gâcher tous ces efforts avant d'entamer un printemps plus délicat que prévu.

Flop peut-être un peu sévère concernant la Roma enfin, qui a , il faut bien le dire, perdu le championnat ce lundi soir. A part catastrophe désormais, la Juventus sera sacrée championne d’Italie au printemps prochain, 9 points d’avance, 10 si l’on compte l’avantage des confrontations directes. Le flop vient surtout du comportement de cette Roma qui a enfin su se lâcher, une fois en infériorité numérique, dos au mur. Initialement, la tactique est simple pour les Bianconeri, le ballon est laissé à la Louve qui ne sait pas vraiment quoi en faire, sans grande surprise. Pjanic se révèle une nouvelle fois d’un bien triste niveau et le dispositif offensif viendra s’empaler sur la défense rocailleuse de la Vieille Dame. Ljajic et Gervinho arriveront à faire quelques différences sans parvenir à dribbler toute l’équipe adverse, bizarrement. Petit match de Totti, tout comme De Rossi, pas dans le tempo. Dans un match riche en cartons, les contres Turinois font peur à défaut de faire mal. Tout basculera donc à l’heure de jeu où Torosidis prendra son second avertissement synonyme d’exclusion, on ne voit absolument pas comment la Roma pouvait faire basculer son destin.

D’autant et surtout plus que Carlos Tevez s’en va ouvrir le score sur un coup-franc Pirlesque, laissant De Sanctis dans les choux, 0-1. Garcia, au bord du gouffre, envoie donc Florenzi, Iturbe et Nainggolan dans l’enfer pour un dernier coup de poker. 77e, l’impossible se réalise. La Juventus prise de panique depuis quelques instants encaisse le but égalisateur sur coup de pied arrêté, comme souvent, Seydou Keita à la finition. Gros match du Malien. La Roma poussera de toutes ses forces jusqu’au bout sans pouvoir accrocher un second but qui aurait fait chavirer la ville dans une autre dimension. 1-1, le constat est là, le trou est là, la Juve est loin. Les Giallorossi auront presque quelques regrets d’un match qu’ils ne pouvaient réellement gagner, du moins pas sans ce déclic. Ce débridage engendré dans la dernière demi-heure devra évidement être reconduit dans les prochaines prestations de l’ASR au risque de perdre le peu qui reste. Le souffle du Napoli, voire de la Lazio se rapproche dangereusement et il faudra éliminer la Fiorentina en Europa League, la même équipe qui avait sortie cette Roma en coupe d’Italie il y a quelques semaines. Il est temps de serrer les rangs pour cette fin de saison qui a prouvé une nouvelle fois, que l’écart était trop grand avec le rival Bianconero.

2 février 2015 : Chelsea officialise l'arrivée de Juan Guillermo Cuadrado pour plus de 32 millions d'euros. Le Colombien quitte Florence après 6 saisons en Italie, laissant presque orpheline sa Fiorentina, le fantasme Cuadrado - Gomez - Rossi n'aura pas lieu. A sa place, pour la seconde partie de saison, les Florentins se font prêter dans le même temps l'attaquant Mohamed Salah qui arrive donc sur la pointe des pieds. Remplaçant idéal de Cuadrado ou fameux "Bidone", nous allons avoir la réponse très rapidement. Dès le 8 février, Salah joue ses premières minutes avec la Viola en championnat, une entrée en fin de match face à Bergame, il prend ses marques. La Fiorentina remporte son match à domicile et se déplace le week-end qui suit à Sassuolo, l'Egyptien est titulaire cette fois-ci et les premières étincelles ne vont pas tarder à jaillir. Babacar et lui détruisent l'arrière-garde adverse, son premier but en championnat à la 29e avant sa première passe décisive deux minutes plus tard, Salah est dans le bain. Nouvelle victoire pour les hommes de Montella et double confrontation de choix face à Tottenham en Europa League, Salah retrouve donc un peu d'Angleterre. Si le match aller à Londres se solde sur un 1-1 plutôt bien géré par la Fio, le retour est douloureux pour les Spurs qui se voient éliminés logiquement à cause de deux buts de Gomez et de ... Salah.

Le meilleur espoir Africain de 2012 est dans le tempo, il a même eu le temps d'inscrire un nouveau but entre les deux matchs d'EL, face au Torino cette fois-ci. L'ancien feu-follet du FC Bâle s'assoit tout de même sur le banc lors de cette 25e journée, la Fiorentina se rend à Meazza affronter l'Inter Milan et Montella a décidé d'aligner Ilicic à sa place, dans son module (4-3-3). Les visiteurs sont dominés et c'est Neto, le gardien désormais remplaçant, qui sort une grande partie pour garder le score vierge. Avant la mi-temps, c'est Babacar qui se blesse, le petit Salah entre en jeu et part se placer à droite laissant Ilicic dans l'axe. L'Egyptien n'est pas l'homme du moment pour rien : 55e, centre de Pasqual boxé au hasard par Handanovic, Salah en profite et marque. Opportuniste, 0-1.

La Fiorentina tiendra sa victoire même dans les ultimes minutes où Tomovic et Savic se blessent alors que les trois changements sont déjà réalisés. Victoire héroïque de la Fio, très importante dans la course à l'Europe. Salah, une nouvelle fois décisif, est impliqué dans quatre des cinq derniers buts de son équipe. A l'image d'un Gabbiadini voire d'un Shaqiri et déjà très loin de Cerci ou de Podolski, Salah représente un excellent coup du mercato hivernal. Plus qu'un remplaçant de Cuadrado, Salah a redonné une nouvelle dynamique à une Fiorentina désormais en pleine bourre. A lui de répéter ce genre de prestation dans les semaines à venir.

Le seul but du match et avant tout, le but de l’espoir. Cesena recevait l’Udinese ce dimanche et alors que nous avons bien du mal à suivre les performances de l’équipe de Di Carlo, soit tout blanc, soit tout noir, les Bianconeri d’Émilie-Romagne ont fait leur match avec une victoire de grande importance au bout du temps additionnel. C’est Alejandro Rodriguez qui donne la victoire aux siens, lui qui était sorti du banc à la 66e pour marquer, à la 75e , son quatrième but de la saison. Victoire tout à fait méritée pour les locaux qui retrouvent la victoire, un mois pile après le succès face à la Lazio. 19e et 19 points au compteur, juste un de moins que Cagliari, premier relégable et à quatre points de l’Atalanta, 17e. L’espoir est donc tout à  fait possible au soir de cette 25e journée. Si Parme est condamné, Cesena est loin d’avoir dit son dernier mot.

Le but de la victoire de Rodriguez :

Enfin, en ouverture de cette 25e journée de championnat, le Chievo accueillait l’AC Milan au Bentegodi. Pas vraiment de folie pour ce samedi soir avec un score nul et vierge à la clé, 0-0. Rolando Maran, plutôt heureux de pouvoir prendre un point était en conférence de presse d’après-match aux micros de la Sky :

« Nous avons eu de nombreuses occasions où nous aurions dû être plus lucides devant le but adverse. Nous devons retrouver l’esprit qui faisait notre force depuis que je me suis assis sur le banc d’entraîneur. Nous avons eu un coup d’arrêt à Empoli (3-0) et aujourd’hui, nous devions prouver que ce n’était qu’un accident, ce que nous avons fait. »

Retour sur la prestation de ses joueurs et notamment sur le match du jeune Mattiello, arrivé en prêt de la Juventus il y a quelques semaines :

« Mattiello a fait un excellent travail sur le côté droit en compagnie de Schelotto. Ils ont joué avec intelligence et avec beaucoup d’envie. Nos attaquants doivent retrouver de la confiance, il faut que l’on profite de leurs caractéristiques diverses. Schelotto et Hetemaj sont deux marathoniens, ils se sont également améliorés au niveau de la technique mais je sais qu’ils peuvent encore donner davantage. »

Le Chievo Vérone empoche un point très précieux pour la course au maintien, parvenant à conclure un mois de février plutôt satisfaisant avec 7 points pris sur 15. Assez positif pour le Chievo, conclusion plus amère pour le Milan qui patine une nouvelle fois face à une « petite » équipe de Serie A. La course à l’Europe devient de plus en plus compliquée, semaine après semaine.

1 - Juventus (58 points)
2 - Roma (49 points)
3 - Naples (45 points)
4 - Lazio (43 points)
5 - Fiorentina (42 points)
6 - Sampdoria (39 points)
7 - Genoa (36 points) -1
8 -  Torino  (35 points)
9 - Inter (34 points)
10 - Milan (33 points)
11 -  Palerme  (34 points)
12 - Sassuolo (29 points)
13 - Udinese (28 points) -1
14 - Empoli (28 points)
15 - Verone (28 points)
16 - Chievo (25 points)
17 - Atalanta (23 points)
18 - Cagliari (20 points) 
19 - Cesena (19 points)
20 - Parme (10 points) -2

Samedi 07 mars

Sampdoria - Cagliari (18h00)
Milan - Verone (20h45)

Dimanche 8 mars

Cesena - Palerme (12h30)
Chievo - Roma (15h00)
Udinese - Torino (15h00)
Empoli - Genoa (15h00)
Parme - Atalanta (15h00)
Naples - Inter (20h45)

Lundi 9 mars

Lazio - Fiorentina (19h00)
Juventus - Sassuolo (20h45)

Crédits : ANSA / Repubblica