Débrief de la 27 ème journée de Serie A

Les tops, les flops, l'équipe ou encore le but du week-end. Voilà ce que vous devez retenir de cette vingt-septième journée de Serie A. Débriefing.

Débrief de la 27 ème journée de Serie A
Débrief de la 27 ème journée de Serie A

Cette 27e journée ressemble aux précédentes. Si la Juventus voit son rêve de Scudetto devenir réalité, la Roma tombe et le Napoli vacille. Derrière, la meute se rapproche à grands pas. Retour sur le but de Morata, la performance du Chievo et le point complet sur la situation en bas de tableau.

Le carton du week-end a eu lieu à Sassuolo, contre une équipe de Parme qui devrait terminer la saison tant bien que mal. Les Neroverdi ont enfin retrouvé leurs jambes de feu après des semaines de doute et de défaites, une seule victoire sur les dix précédents matchs, l’inquiétude commençait presque à se faire sentir malgré une première partie de saison globalement réussie. Le trident classique aligné Berardi Zaza Sansone face aux derniers de Serie A a fait du dégât et c’est le moins connu des trois qui a mis le feu à la défense des Crociati. C’est donc Nicola Sansone qui a ouvert le score à la 23e à la limite du hors-jeu, Lila lui répond après seulement quelques instants de jeu, 1-1. Match définitivement lancé, Sansone passe la seconde avant la mi-temps d’une superbe frappe hors de la surface. Le dernier tournant du match interviendra à l’heure de jeu, décision sévère de M. Cervellera : penalty et rouge pour Mirante, gardien Parmesan, coupable d’avoir jailli illicitement dans les pieds de ce diable de Sansone. Berardi transforme le tout et met à l’abri ses petits camarades, 3-1. Pour finir l’après-midi, c’est Missiroli et un petit boulet de canon qui viendra tromper le gardien remplaçant, Iacobucci. 4-1, efficacité et spectacle, on a retrouvé Sassuolo, équipe qui prend des buts et qui sait aussi en marquer une bonne tournée avec les petits bolides que Di Francesco possèdent. Le plein de confiance avant un déplacement qui s’annonce intéressant, du côté d’Empoli.

Inarrêtable Lazio, inarrêtable Felipe Anderson. Face à un Toro qui avait bien besoin d’air, la Lazio n’a pas fait le déplacement pour rien. Equipe-type contrairement au Torino, l’objectif est clair : la victoire pour monter sur le podium. Et comme dans de nombreuses parties ce week-end encore, tout va se jouer en seconde période. Les Turinois qui évoluaient en Russie il y a de cela quatre jours vont souffrir avec le chrono qui tourne. Si la partie est toujours assez serrée, la différence va se faire sur une action individuelle de grande classe. Felipe Anderson prend le ballon, accélère et se joue de ses adversaire jusqu’à Padelli qu’il trompe, insoucieusement, 0-1. La Lazio virevolte et sa pépite Brésilienne va danser la samba sous la pluie Turinoise pour la seconde fois. Felipe est à la conclusion d’un bonne passe de Miroslav Klose, lui aussi décisif, 0-2. Sans compétition européenne, la Lazio se joue de ce Toro, victoire assez logique. A l’instar de la Roma, la Lazio est à nouveau en pleine bourre et s’affirme directement comme un prétendant à la Champions League. C’est encore une fois l’équipe qui fait la bonne opération du week-end.

Et quand on parle de meute derrière la Roma et le Napoli, le terme choisi est définitivement le bon. Si la Lazio a même pu dépasser le Napoli au soir de cette 26e journée, la Fiorentina a retrouvé des jambes, la victoire et compte 45 points, le même total que la Sampdoria. La Samp n’avait pourtant pas le match le plus aisé de la saison puisqu’il faillait se déplacer au Stadio Olmpico pour affronter les Giallorossi. La Sampdoria a vraiment prouvé qu’elle avait franchi un palier suite à ce match. Prestation très mature des hommes de Sinisa qui ont été plus fort ligne par ligne, presque poste par poste. Le but n’interviendra qu’à l’heure de jeu, c’est De Silvestri qui profite d’une percée d’Eto’o dans le gruyère Romain, 0-1. Deuxième but en deux matchs pour le latéral offensif Italien. Les changements seront même décisifs puisque Luis Muriel entré en jeu à la 73e, appuie sur le champignon pour semer Mapou quatre minutes plus tard, sa frappe heurte le poteau avant de pouvoir enfin conclure suite à une bien mauvaise relance des hommes de la capitale, 0-2. Seydou Keita pétera légèrement les plombs dans la foulée laissant ses équipiers à 10, quand rien ne va… Enfin, le Top revient à la Sampdoria, cette équipe qui n’avait gagné qu’un seul de ces 12 derniers matchs à l’Olimpico face à la Roma, en encaissant souvent beaucoup de buts, se voit récompensée ce soir-là. Mention spéciale à Viviano, une nouvelle fois auteur d’un grand match, nouvelle clean shit pour les Blucerchiati. La Sampdoria est dans le ryhme.

Une semaine à oublier pour l'Inter, une de plus. Les jours passent et les rayons du soleil ont bien du mal à passer à travers les nombreux nuages gris placés au-dessus du Meazza. Si l'Europa League semble assez mal partie avec la défaite à Wolfbsburg 3 à 1, il fallait se reconcentrer sur le championnat ce dimanche soir avec la réception de Cesena, avant dernier du championnat, chose que n'ont pas su faire l'équipe menée par Roberto Mancini. Les 90 minutes auront pourtant été outrageusement dominé par les Nerazzurri mais les contres des relégables auront fait bien du mal à une défense toujours hésitante. Illustration parfaite à la demi-heure de jeu : Defrel se fait la belle avant de lober Handanovic, jolie réalisation du Français, 0-1. Statistique parlante à la mi-temps, l'Inter n'a pas réussi à cadrer un tir durant les 45 premières minutes et ce, pour la quatrième fois de la saison en Serie A. Alors oui, Palacio arrivera à égaliser à la 48e mais ça n'ira pas plus loin, 1-1. Nouveau match nul à domicile face un petit du championnat, mauvaise soirée pour les Lombards. Il est vrai que la réussite n'aura pas été de leur côté non plus, la frappe de Podolski échouera sur le poteau en seconde période et une superbe retournée d'Icardi qui aura trompée Leali n'a pas été validée par l'arbitre pour un hors-jeu inexistant. Pas le temps de ressasser tout ça, l'Inter doit sortir le grand jeu cette semaine avec la réception des Allemands au risque de voir la saison se terminer bien plus tôt que prévu.

Match nul qui convient à tout le monde ou à personne, telle est la question. En tout cas, on ne peut pas dire que les 14.000 tifosi de l'Atleti Azzurri d'Italia se soient particulièrement régalés pour la réception de l'Udinese. Ce dernier n'avait d'ailleurs pas gagné depuis décembre 2006 à Bergame, il faudra encore attendre au moins quelques mois pour revoir cela. Score de parité de 0-0 donc, flop pour l'Atalanta qui ne décolle pas et qui reste sagement à la 17e place, l'écart reste inchangé avec la zone rouge, 4 points d'avance sur Cagliari et Cesena qui ont également fait match nul, statu quo. Edy Reja effectuait sa deuxième sur le banc Bergamasque, second 0-0 d'affilée. Si la série d'échecs a été stoppée, il va maintenant falloir penser à planter quelques buts. Du point de vue de l'Udinese, c'est également un flop. Les joueurs du Frioul confirment leur petite saison. 14e au classement, 15e attaque d'Italie. Seulement 7 tirs pour eux durant cette partie, aucun cadré, pas simple pour marquer. Rendez-vous face à la Fiorentina le week-end prochaine pour une fin de saison qui s'annonce relativement peu excitante

Enfin, la surenchère continue entre l’Inter et le Milan. Alors que ces derniers ont pu chambrer les Interistes pendant quelques heures, ils se sont bien vite fait discrets au terme du match opposant leur club à la Fiorentina ce lundi. Tout avait idéalement commencé pour ce qui est encore à cette heure, l’équipe de Pippo Inzaghi. Son Milan tient bien, résiste et provoque quelques occasions, faisant briller Neto. Alors que la partie est équilibrée, c’est Mattia Destro qui va avoir la bonne idée de détourner la reprise de Bonaventura, les filets tremblent, 0-1. La belle histoire s’arrête là. Milan va céder dans les dix dernières minutes et pas qu’un peu. Gonzalo Rodriguez et sa tête victorieuse remettent à flot les Toscans, avant le second de but de la Fio, signé Joaquin, quelques minutes avant d’entrer dans le temps additionnel. Le superbe centre de Pasqual vient trouver le crâne de l’Espagnol qui trompe son compatriote Diego Lopez, 2-1. Fin de match absolument désastreuse pour des Rossoneri qui n’ont pourtant pas sorti une prestation si pittoresque. Malgré la déception du score, Inzaghi a affirmé après le match avoir retrouvé son équipe et qu’il était séduit par la prestation des ses joueurs. L’espoir fait vivre comme on dit, cinquième défaite en dix matchs de Serie A, il en faut parfois assez peu pour être heureux. 

L'équipe du moment est celle du Chievo Vérone, petit focus sur cette équipe promis à la Serie B depuis des années mais qui résiste saison après saison. Avec ce joli résultat décroché chez le Genoa ce dimanche, on risque bien de revoir les Gialloblu lors du prochain exercice. Avec assez peu de moyens, le Chievo fait de son mieux et tout avait assez mal commencé cette année avec un départ catastrophe qui coûte la place de Corini sur le banc de l'équipe dès le 20 octobre dernier. A sa place, c'est un autre Mister qui prend la relève, ancien de la maison et tout aussi chauve : Rolando Maran. Des choix assez nets sont fait d'entrée comme la titularisation de Bizzarri dans la cage à place de Bardi, pourtant portier de la sélection Italienne Espoirs. Tactiquement, Maran met les choses au clair. Terminé, Corini qui changeait de système de jeu comme de chemise (4-3-3 ; 5-3-2 ; 4-3-2-1; etc), Rolando installe un 4-4-2 simple, poli et costaud. Un module qui n'a absolument pas changé depuis fin octobre. Pour les non-initiés de ce Chievo là, les hommes forts sont Dainelli, robuste défenseur central de 35 ans, Zukanovic autre défenseur polyvalent, habile tireur de coup-franc ou encore un autre défenseur, Nicolas Frey, frère du fameux Sebastien. Oui, la force de l'équipe réside avant tout sur sa solidité défensive, huitième défense du pays s'il vous plaît.

Au milieu, ça tourne bien souvent autour du solide Perparim Hetemaj qui effectue sa quatrième saison ici ou sur un Mariano Izco, censé être le créateur de l'équipe. Ajoutez-y des fiascos Milanais tels que Schelotto ou Birsa. Devant, la doublette titulaire est Paloschi - Meggiorini, pas vraiment la meilleure d'Italie, ni même de Vérone (Luca Toni est plus décisif à lui tout seul). Les résultats arrivent doucement mais ils existent, 0.57 points pris par match pour Corini, 1.25 pour Maran. Peu à l'aise sur sa pelouse, le Chievo est meilleur hors de ses bases : cinq de ses victoires ont été acquises à l'extérieur. Dernier exemple en date ? Ce week-end, à Gênes ! Après une première mi-temps relativement calme face au Genoa, ce sont les Mussi Volanti qui sortent le grand jeu. Meggiorini lance Paloschi en profondeur qui parvient à tromper Perin pour le 0-1, plutôt bien joué.

Le Chievo se fait logiquement secouer par la suite mais tient bon, Bizzarri fait même quelques miracles. Les Gialloblu remettent le couvert à la 67e pour clouer le bec à leurs adversaires, même scénario, Meggiorini pour Paloschi qui signe un doublé, d’une belle reprise au second poteau, 2-0. L’ancien attaquant du Milan aurait pu même ajouter le troisième en toute fin de match. Victoire importante et méritée du Chievo qui compte à ce jour 29 points, soit 8 de plus sur la zone rouge. Cette formation bien souvent décriée et ce, à juste titre, acquiert de bien précieux résultats depuis plusieurs semaines et c’est ce qui devait être à souligner. L’opération est néanmoins bien loin d’être terminée mais on pourrait y voir plus clair assez rapidement : l’équipe de Maran affronte Palerme, Sassuolo, Cesena et l’Udinese à suivre. Des formations qui ne sont placées qu’à quelques points de notre équipe du week-end.

1 mètre 96, 88 kilos, bientôt 38 ans, champion du monde. Voilà les caractéristiques d’un profil atypique, un des hommes du week-end, encore une fois. Luca Toni, Hellas Verona, on se doit de connaître un minimum ce spécimen si l’on prétend aimer ce sport. Parmi les buteurs actuels en Serie A, beaucoup d’Argentins se placent en haut de l’échelle. Depuis quelques semaines, les Italiens sont de retour dans ce classement avec les anciens en tête. Quagliarella, Di Natale et Toni ont sonné la révolte et ont enflammé ces derniers week-ends pour le plus grand bonheur des amoureux de Serie A. Il faut dire que le grand bomber en est à 7 buts sur les 6 derniers matchs de championnat, régularité à toute épreuve malgré le poids des années. Face au Napoli ce dimanche, l’Hellas faisait logiquement office d’outsider. Le début du match donne pourtant tort au pronostique puisque que le beau Luca donne l’avantage aux siens dès la 6e minute. Travail dos au but, crochet de folie, il profite de la mésentente de l'arrière-garde Napolitaine et joue sur son physique avantageux pour faire trembler les filets, 1-0.

Grosse prestation de Verona qui tient sous les offensives du Napoli, des Partenopei tout de même peu en forme avec l’absence d’Higuain, au repos sur le banc. Au retour des vestiaires, c’est le coup de grâce pour les visiteurs. Bien servi par Hallfredsson sur le côté gauche, le délicieux Luca Toni flingue Andujar, à bout portant, 2-0. Les flèches Napolitaines qui seront décochées en fin de match ne parviendront pas à battre un Benussi avec les gants chauds. Si Jacopo Sala sera finalement exclu, l’Hellas tient sa victoire, très importante pour le maintien puisque le classement actuel indique que le premier relégable est à 11 points. Verone peut donc remercier son Luca Toni, l’actuel capitaine impressionne par sa fraîcheur cette année encore. Evidemment meilleur buteur de sa formation, il est l’un des grands protagonistes de la seconde moitié de tableau Italienne et devrait permettre à l’Hellas d’évoluer à nouveau dans l’élite la saison prochaine.

Après celui de Pogba face à Sassuolo, l’unique but de Morata à Palerme coûte cher. En Sicile, la Juventus se déplaçait en essayant de penser le moins possible au Borussia Dortmund. Les Siciliens qui étaient invaincus devant leurs tifosi depuis octobre dernier ont donc vu la Vieille Dame prendre les trois points sur ses terres. Dans un duel haché, c’est Alvaro Morata qui a su tirer son épingle du jeu inscrivant le but de la victoire et sa 10e réalisation de la saison toutes compétitions confondues dans le même temps. Les Bianconeri assurent l’essentiel et s’envolent pour l’Allemagne le cœur presque léger.

La vidéo du seul et unique but du match :

Comme la semaine dernière, c’est l’entraîneur de Cagliari qui a le droit à la parole. Or cette fois-ci, Zola qui s’est fait gentiment virer a vu Zeman réchauffer le banc Sarde, banc qu’il avait perdu il y a trois mois. Face à l’Empoli ce samedi, Cagliari poursuivait sa mission maintien.  Et malgré une prestation très sérieuse des locaux, les hommes de Sarri sont venus arracher un point à 30 secondes de la fin du match grâce à Vecino, répondant à Joao Pedro (1-1). Zeman aux micros de la Sky :

“En première mi-temps, nous avons bien joué, j’en suis content. Nous avons dû faire au mieux face à la pluie et au vent en seconde période. Nous avons souffert à quelques reprises face à l’Empoli. Tout s’est joué dans les 45 dernières minutes, le second but aurait sans doute fait la différence. Nous avons été un peu juste sur le plan physique comme le prouve le but de Vecino, ce n’est pas facile de gérer tout cela en plus des suspensions et des blessures. Au complet, je pense que ça ira mieux. Bien dommage que d’avoir inscrit un seul but, il y a eu plusieurs poteaux touchés mais c’est le football. Après les résultats des matchs ne dépend pas toujours du classement, les parties se jouent sur de petites choses, pour ou contre nous. Il faut tout faire pour s’améliorer et ainsi, croire au maintien."

1 - Juventus (64 points)
2 - Roma (50 points)
3 - Lazio (49 points)
4 - Naples (46 points)
5 - Fiorentina (45 points)
6 - Sampdoria (45 points)
7 - Genoa (37 points) -1
8 -  Inter (37 points)
9 - Torino  (36 points)
10 - Milan (35 points)
11 -  Palerme  (35 points)
12 - Udinese (32 points) -1
13 - Sassuolo (32 points)
14 - Verone (32 points)
15 - Empoli (30 points) 
16 - Chievo (29 points)
17 - Atalanta (25 points)
18 - Cagliari (21 points) 
19 - Cesena (21 points)
20 - Parme (9 points) -2

 

Samedi 21 mars

Chievo - Palerme (18h00)
Milan - Cagliari (20h45)

Dimanche 22 mars

Empoli - Sassuolo (12h30)
Juventus - Genoa (15h00)
Cesena - Roma (20h45)
Lazio - Verone (20h45)
Naples - Atalanta (20h45)
Parme - Torino (20h45)
Sampdoria - Inter (20h45)
Udinese - Fiorentina (20h45)

Crédits : ANSA / Repubblica