La Lazio rejoint la Juventus en finale de Coupe d'Italie

Au cours d'une demie finale retour serrée, c'est la Lazio qui s'en sort dans l'antre du Napoli et qui file vers la finale de Coupe d'Italie pour y défier la Juventus.

La Lazio rejoint la Juventus en finale de Coupe d'Italie
Naples
0 1
Lazio
Naples: Andujar: Maggio, Albiol, Britos, Ghoulam; Inler, Gargano (Insigne, min. 85); Gabbiadini (Callejon, min. 72), Hamsik, Mertens (De Guzman, min. 68); Higuain.
Lazio: Berisha; Basta, de Vrij, Mauricio, Braafheid (Cavanda, min. 84); Cataldi (Mauri, min. 55), Biglia, Parolo; Candreva (Lulic, min. 67), Klose, Felipe Anderson.
SCORE: 0-1, min. 79, Lulic.
ARBITRE: Daniele Orsato (ITA)
ÈVÉNEMENTS: Demi-finale retour de la Coupe d'Italie. San Paolo de Naples. (1-1 au match aller)

Choc au sommet entre deux pointures Italiennes. Après la démonstration de la Juventus à l’Artemio Franchi mardi soir, c’était à la Lazio d’aller renverser la vapeur sur les terres Napolitaines. Le match aller avait vu le Napoli aller chercher un match nul 1-1 à l’Olimpico, un score pas forcément apprécié par les Laziale après une prestation de qualité. Pour cela, Pioli comptait sur son habituel 4-3-3 dévastateur chaque week-end en Serie A. Lulic sur le banc, tout comme Marchetti, habituel remplaçant en Coppa, Berisha prend sa place dans la cage. Pour les locaux, Rafa Benitez fait le choix de titulariser Britos dans l’axe, toujours pas de Koulibaly mystérieusement. Gabbiadini d’entrée de jeu, tout comme Hamsik ou Mertens derrière Gonzalo Higuain

Le match est vivant dès les premières minutes, même si le Napoli part qualifié au coup d’envoi, aucune raison pour eux d’attendre paisiblement leurs adversaires, au boulot. Ce sont ces Partenopei qui ont le pied sur le ballon dans les 25 premières minutes, Mertens et Hamsik manquent un peu de temps et d’adresse devant le but pour faire trembler les filets. La véritable première occasion interviendra à la 29e avec un superbe coup-franc de Manolo Gabbiadini, spécialiste du genre. Plein axe, sa frappe vient heurter le poteau de Mariano Andujar qui semblait un tout petit peu court, toujours 0-0. La Lazio tente tous les coups à fond mais se retrouve face à une défense solide et un bloc compact. Naples a le ballon ce qui rappelle le dernier match de championnat face à la Roma samedi dernier. Une heure de jeu avec possession à outrance sans pouvoir marquer le moindre but, le scénario se répète jusqu’à la mi-temps où le score reste nul et vierge.

Pas de changements en seconde période, les deux techniciens repartent avec les mêmes hommes et le scénario n’évolue pas vraiment. C’est toujours aussi bouché, les Napolitains ont bien du mal dans la dernière passe. Par la suite, plus le temps passe, plus les Biancocelesti sont obligés d’aller de l’avant. Pioli l’a compris et fait entrer Stefano Mauri dans la bataille dès la 55e. Les formations se donnent de plus en plus, rendant cette deuxième mi-temps très vivante. Les lignes se brisent et les deux équipes se coupent en deux, les changements se succèdent avant un dernier quart d’heure décisif. Maladroits, Pipita Higuain et De Guzman louperont des actions importantes à  cause de bien piètres contrôles, ils le regretteront rapidement. 79e, Felipe Anderson déboule dans la défense Napolitaine, le merveilleux Brésilien parvient à centrer fort devant le but d’Andujar, Senad Lulic surgit et inscrit le but du 0-1.

Plus de calcul à faire pour les locaux qui se retrouvent une nouvelle fois menés. Entré quelques instants auparavant, Lorenzo Insigne était à quelques centimètres d’inscrire un but sensationnel après un rush gigantesque, Lulic sauve les siens. Entrée plus que décisive de l’international Bosnien. Les hommes de Benitez donnent tout dans les derniers instants mais le score ne bougera plus (0-1). Deux matchs d’affilée sans que Gonzalo et sa bande ne parviennent à scorer. Victoire finale de la Lazio, 2 buts à 1 sur l’ensemble des deux matchs. Finale prévue le 7 juin prochain entre cette belle Lazio et le triple champion d’Italie, la Juventus. Alléchant. D’ici là, les Bianconeri auront sûrement glané leur quatrième championnat consécutif, à voir si les Laziale seront toujours aussi impressionnants dans le jeu et dans leur efficacité. Rendez-vous dans deux mois.