Débrief de la 38ème journée de Serie A

Les tops, les flops, l'équipe ou encore le but du week-end. Voilà ce que vous devez retenir de cette dernière journée de Serie A. Débriefing.

Débrief de la 38ème journée de Serie A
Débrief de la 38ème journée de Serie A

Retour sur l'épilogue de cette saison 2014 - 2015. Entre le finish de la Lazio, le duel des bombers et le but de Totti :

Pour l'ouverture de cette dernière journée de championnat, la Vieille Dame se rendait à Vérone pour affronter l'Hellas. Enfin, c'est surtout Luca Toni qui accueillait Carlos Tevez pour ce qui était un des enjeux de cet ultime week-end de compétition. Lutte pour le classement du meilleur buteur avec un avantage à l'Italien (21 buts inscrits) sur l'Argentin (20) au coup d'envoi. Les deux attaquants partent évidemment titulaires et ce sont les Bianconeri qui dominent la première période, ils seront même récompensés avant la mi-temps grâce à un bijou de Roberto Pereyra, 0-1. En revanche, c'est le géant du Hellas qui se réveille au retour des vestiaires pour le 1-1, 22e but de la saison pour Luca Toni, le champion du monde se met à l'abri de l'Argentin

Neuvième passe décisive de l'Islandais Emil Hallfredsson sur le coup, grosse performance. Pas le temps de savourer pour les locaux qui voient Fernando Llorente redonner l'avantage aux siens dès la 57e, pour ce qui devrait être son dernier match en Serie A avec la Juve, 1-2. Les dernières minutes sont folles, Marquez ceinture Llorente dans la surface, penalty pour la Juventus. Forcément, c'est Carlitos qui le tire mais qui va aussi le louper, arrêt de Rafael qui ne manquera pas de chambrer l'Argentin. Statu quo pour le titre de Capocannoniere, pas pour le score du match. Simone Pepe est expulsé et rate sa sortie dans le temps additionnel suite à un tacle par derrière sur Valoti. Quelques secondes plus tard, c'est Juanito Gomez qui bat Buffon pour l'égalisation. Tous les joueurs ainsi que Mandorlini se retrouvent sous la Curva pour fêter ce match nul comme un véritable exploit, 2-2. C'était aussi le score des deux derniers Verona - Juve au Bentegodi. Saison réussie pour les deux équipes à des degrés bien évidemment différents quoi qu'il en soit. Saison qu'on pourrait qualifier d'exceptionnelle pour ce qui est de Luca Toni, meilleur buteur de Serie A à 38 ans, nouveau record parmi les cinq grands championnat. Mais le grand Luca partage ce titre avec un autre joueur cette année, il s'agit de Mauro Icardi, revenu sur le fil ce dimanche dans ce classement.

Opposé à l'Empoli pour la dernière à Meazza, l'Inter qui n'avait plus perdu 3 matchs consécutifs en championnat depuis mai 2013 a redressé la tête au cours d'une rencontre prolifique. Le score est pourtant nul et vierge à la mi-temps, Empoli n'a même pas pu tirer une seule fois au but, il fallait être patient pour assister à 45 dernières minutes explosives. Dès la 53e, les Nerazzurri mènent 2 buts à 0. Icardi inscrit son 21e but de la saison après l'ouverture du score de son compère d'attaque, Rodrigo Palacio. Quelques minutes pour se remettre la tête à l'endroit et les hommes de Sarri retrouvent le droit chemin.  Mchedlidze puis Pucciarelli, tout est à refaire, 2-2. L'Inter passe ensuite la troisième par l'intermédiaire de Brozovic, son premier but en Italie depuis son arrivée l'hiver dernier. Mauro Icardi bat une dernière fois Bassi pour le 4-2 et pour ce qui est donc sa 22e réalisation. ira également de son doublé à la 88e, score final : 4-3. Match fou. L'Inter termine à une triste 8e place au final, bravo à l'Empoli qui conclue une saison très sérieuse. Et au top, l'homme du match, Icardi (2 buts / 2 passes décisives), co-meilleur buteur du championnat. Un jeune talent de 22 ans et un vieux gaillard de 38 ans à égalité, c'est aussi ça les ingrédients de cette séduisante Serie A.

Mission accomplie et une quatrième place acquise lors des ultimes minutes de la saison, soirée parfaite du côté de Florence. C'est le Chievo Vérone qui se présentait à l'Artemio Franchi ce dimanche et la Fiorentina a fait le job de belle manière. Le Chievo va rapidement exploser comme très peu de fois cette saison, la Fio a enfin trouver les ajustements nécessaires dans cette fin de saison pour davantage de réalisme devant la cage adverse, juste dommage que ça intervienne bien trop tard dans la saison. Ce renouveau porte un nom : Josip Ilicic. Décisif sur le premier but, il est à la réception d’un centre de Salah et inscrit son 7e but sur ses 8 derniers matchs joués. En fin de match, le réalisme et l’élégance adoptent un autre nom, celui du jeune espoir Italien gravement blessé en milieu de saison : Federico Bernardeschi. Entré en première période à la place de Salah, la pépite inscrit le break après une frappe de Mati mal négociée par Bizzarri, 2-0. Enfin, c’est avec lui que Badelj signe le troisième et dernier but de la soirée. Bon une-deux avec l’Italien et le Croate ajuste le portier du Chievo, 3-0. Succès conjugué avec la défaite des Napolitains synonyme de quatrième place, complètement inespéré il y a un mois, Montella fera sûrement sa sortie sur cette célébration improvisée après le coup de sifflet final. Le Mister est propulsé dans les airs par ses joueurs, une happy end comme on aime en voir.

En revanche, la dernière journée de Serie A n'aura pas vraiment sourit à Gênes et à ses deux clubs évoluant dans l'élite. Honneur à l'Européen au terme de cette saison, le Genoa. Dans l'enceinte du Mapei Stadium de Sassuolo où s'étaient massés près de 15.000 personnes, Gasperini et ses joueurs ont tout simplement bu la tasse. Maintenus depuis plusieurs semaines, les Neroverdi ont mangé les hommes du Genoa dans une première demi-heure à sens unique. Le Griffon se fait surprendre dès les premières séquences de jeu, Berardi part sur la pointe des pieds dans le dos de la défense et ajuste Lamanna, 1-0. Simone Zaza ajoute le 2-0 puis le 3-0 sur une superbe reprise, le tout à la 32e. Le Genoa des dernières semaines est éteint. L'écart sera tout de même réduit avant de retourner aux vestiaires, c'est signé Pavoletti, l'homme en forme de cette fin de saison qui évoluait encore à Sassuolo dans la première partie de l'exercice 2014-15, 3-1. A l'heure de jeu, c'est Zaza qui verra son penalty stoppé par le remplaçant de Perin. La note est assez lourde et impossible de renverser la situation en fin de match puisqu'Izzo sera expulsé suite à une faute sur Sansone en tant que dernier défenseur. Petite surprise ce soir-là, la série de trois victoires d'affilée s'arrête brusquement ici. Les Rossoblu se contenteront aisément de cette 6e place synonyme d'Europa League, à moins que le club n'obtienne pas la licence UEFA obligatoire pour participer à la compétition Européenne...

Dans ce tragique cas, ça sera le 7e au classement donc la Sampdoria qui pourrait en profiter, un peu comme il y a un an où le Torino avait profité de ce même scénario sur Parme pour disputer l'EL. La Sampdoria qui n'a d'ailleurs pas gagné ce week-end face à la valeureuse lanterne rouge Parmesane. Dernière à domicile un petit peu ratée, le dernier succès à la maison remonte tout de même au 22 mars dernier. Pire encore, sur les 10 derniers matchs de championnat de la Samp, on ne compte qu'une seule et unique victoire, un sprint final bien mal géré.

Face à Parme, tout fut encore délicat, les meilleures occasions sont d'abord pour les Crociati, il faut attendre la 53e et le but de l'international Espoir Romagnoli pour faire souffler les tifosi, 1-0. Pour peu de temps malheureusement pour eux, Palladino est seul devant la cage de Viviano pour égaliser, 1-1. Ce n'est pas vraiment du goût de De Silvestri qui redonne l'avantage aux siens cinq minutes plus tard, bien placé dans la surface après un corner. Enfin, c'est Varela qui vient donc enlever les trois points de la victoire aux locaux suite à une bonne reprise sans contrôle, 2-2 au coup de sifflet final. Ce fut le dernier match sur le banc Blucerchiato de Sinisa Mihajlović puisque si ça ne faisait plus beaucoup de doutes sur un départ cet été, la nouvelle est tombée ce lundi matin sur une lettre ouverte du technicien diffusée sur le site officiel du club. Une belle page se tourne après une saison où on aurait tout de même espérer voir cette Samp un peu plus haut au soir de la 38e journée.

Et cette 38e journée, Cesena l’a vécu comme un véritable calvaire du côté du Turin. Pour ce qui était sa dernière avant la rétrogradation, l’équipe d’Émilie-Romagne s’est fait massacré sur le score de 5 buts à 0 par un Torino soucieux de bien figurer devant son public. Martinez, Maxi Lopez et Benassi au bout d’une demi-heure, Cesena a la tête sous l’eau et Bressan, pour sa première de la saison, ne peut que constater les dégâts. Moretti ira de son but en début de seconde période et Lopez pour clore le spectacle, rien à signaler dans les 20 dernières minutes, c’est déjà bien assez comme ça. Outre cette 22e défaite de la saison, c’est le niveau global affiché par Cesena tout au long de la saison qui justifie la descente en Serie B. Sans les points de pénalités infligés à Parme tout au long de la saison, c’est bel et bien Cesena qui figurerait à la dernière place au classement. La plus faible équipe de cette édition sort par la petite porte finalement, des espoirs comme Defrel devraient rapidement rebondir en première division pour éviter l’ascenseur. A bientôt Cesena, tâche de revenir plus fort la prochaine fois.

Jamais deux sans trois ? C’est absolument ce que voulait éviter la Lazio dans le choc de cet épilogue du championnat Italien. Face à la Juventus en finale de Coupe d’Italie, la Lazio passe à côté d’un nouveau sacre dans cette compétition et d’un titre pour consacrer cette grande saison des Biancocelesti. Ensuite, ce fut face à la Roma. Duel attendu depuis de longues semaines pour un choc de la capitale pour la seconde place directement qualificative pour la Champions League. Raté là aussi. Mapou gâche la fête et envoie la Lazio dans un match au couteau, à quitte ou double, du côté du San Paolo de Naples, alors quatrième. Les hommes de Stefano Pioli ne devaient pas perdre, la mission est claire. Ce dimanche dans l’ambiance surexcitée de la baie de Naples, les Laziale ne vont pas se louper et tout va très bien débuter. Marco Parolo voit sa frappe lointaine transpercer Andujar à la 33e, le milieu de terrain fait une saison pleine et son but vaut de l’or à ce stade du match.

Alors que la mi-temps n’est qu’une question de secondes, Lulic envoie Candreva en profondeur qui ne se loupe pas face au but. Finish précis du barbu qui fait fulminer le San Paolo, 0-2. L’équipe Laziale est la seule du pays à compter dorénavant quatre joueurs à 10 buts et plus en championnat (Klose, Felipe, Parolo et Candreva), le danger vient de partout. En début de seconde période, la motivation vient du camp adverse, les Napolitains sont poussés par leurs tifosi et n’ont franchement plus grand-chose à perdre. La donne est modifiée en 10 minutes, Higuain sonne la révolte avant que Parolo ne soit expulsé suite à une faute sur Lopez qui lui vaut un second avertissement. Pipita double même la mise dans les minutes qui suivent, Naples s’enflamme définitivement, 2-2. Malgré l’expulsion de Ghoulam qui rétablira la parité numérique, la vague Napolitaine emporte tout, enfin presque tout. Maggio obtient gentiment un penalty qu’Higuain était censé transformer, en vain... Le train est passé, la Ligue des Champions également. Onazi vient enterrer les espoirs des Partenopei à la 85e avec un but terriblement décisif, 2-3. Première réalisation de sa petite saison, au bon endroit, au bon moment. Miro Klose vient terminer le Napoli d’un coup de tête, le champion du monde envoie les siens au chaud, sur le podium et vers le tour préliminaire de C1, 2-4.

Pour la Lazio, le danger vient de partout, on commençait à le savoir. Troisième place amplement méritée de la part de ces derniers, gros boulot de Pioli, superbe collectif entre pépites, robustes hommes connaissant le championnat et des gaillards encore et toujours au top. Si la saison prochaine s’annonce plus délicate avec beaucoup plus d’attente, on est déjà impatient à l’idée de revoir l’équipe qui a peut-être le mieux joué au ballon durant ces derniers mois. Grande Lazio !

« Je suis désolé parce que je ne veux pas blesser l’Atalanta mais je suis convaincu que les Bergamasques sont contents de ce que je fais à Milan. J’ai reçu beaucoup d’amour à Bergame, des supporters comme ça, il y en a très peu en Italie. »

Giacomo Bonaventura, l’homme de ce samedi soir. Devant le public où il a joué encore l’année dernière, le milieu de terrain a brillé sous les couleurs Milanaises dans ce qui était la fin d’une piteuse saison pour l’AC Milan. Si Baselli fera trembler les filets en premier, l’Atalanta verra un autre ex lui faire mal dans la même rencontre. Pazzini est victime d’une faute dans la surface, l’attaquant qui a évolué durant deux saisons du côté de Bergame se fait justice et égalise, 1-1. Deux minutes plus tard, les Rossoneri prennent même l’avantage par l’intermédiaire de Bonaventura, opportuniste sur le coup. L’enfant du club qui a joué son premier match de Serie A en mai 2008 sous les couleurs de La Dea ne célèbre pas son but, visage sans émotions, presque grave.

A la 80e, Jack ira même de son doublé en battant Sportiello de façon confuse, le score n’évoluera plus, 1-3. Nouvelle grosse prestation de la part de Bonaventura, certainement l’un des meilleurs Milanais cette saison avec Diego Lopez, assurément. 7 buts et 4 passes décisives cette année en championnat, il en profite pour égaliser son record de buts sur une saison (2012/13 à Bergame bien sûr). Au milieu de terrain comme sur la ligne d’attaque, le nouvel International n’aura que très rarement déçu d’août à mai. Le Milan termine à une 10e place qui fait particulièrement mal aux yeux à la lecture du classement, nouvelle saison sans Europe. Prochaine étape pour l’un des clubs les plus titrés au monde, le mercato estival avec un éventuel nouvel investisseur qui pourrait prôner une toute nouvelle ère. Quoi qu’il en soit, avec ou sans l’arrivée d’un certain nombre de nouveaux joueurs, Milan devra garder son homme de base au milieu de terrain : Bonaventura, le petit gars de Bergame.

Ce but de Francesco Totti, c’est tous ce que retiendront les Romanista ce soir-là. Face à Palerme dans une rencontre sans enjeu, les Siciliens glanent une victoire de prestige face au dauphin de la Juve. Franco Vazquez, homme décisif pour Palerme, comme souvent cette saison, ouvre la marque sur penalty avant de donner le but de la victoire à Belotti à la dernière seconde de la partie. Entre temps, c’est donc Francesco qui aura égalisé à cinq minutes du terme. Coup de patte astucieux pour tromper Sorrentino, c’est aussi et surtout le 299e but de sa carrière sous le maillot de l’AS Roma. On se retrouve la saison prochaine pour franchir une nouvelle étape de son immense carrière.

Le but de Totti :

Tommaso Giulini, jeune président de Cagliari, est dans la Décla de la semaine. Son club est en Serie B malgré une victoire à domicile face à l’Udinese ce dimanche en fin d’après-midi. Un festival 4-3 et une victoire symbolique pour rendre hommage aux tifosi et aussi pour dire au revoir au capitaine de toujours, Daniele Conti, au club depuis 1999. Le debrief de Giulini :

"Si je regarde derrière moi, je ne pense pas que je reprendrais Zeman, c’est à ce moment que la saison a mal tourné. Zola ? C’est la plus grande désillusion de cette année, nous n’avons plus refais surface après le but de l’Atalanta à la 93e signé Pinilla. Avec lui, je pensais qu’on allait se sauver, c’est un immense regret. Maintenant, nous allons tout faire pour revenir immédiatement en Serie A, nous avons une bonne base de travail. Ce n’est pas le bon moment pour parler d’un nouvel entraîneur. Festa a très bien terminé cette saison, nous lui avons demandé de conclure cet exercice avec fierté, il a vraiment fait du bon travail. Et Conti ? Des Bandiere, il y en a peu, Cagliari a eu de la chance d’avoir un capitaine comme ça. J’espère que Murru et Barella seront les prochaines Bandiere de ce club."

1 - Juventus (87 points)
2 - Roma (70 points)
3 - Lazio (69 points)

4 - Fiorentina (64 points)
5 - Naples (63 points)
6 - Genoa (59 points)
7 - Sampdoria (56 points) 
8 -  Inter (55 points)
9 - Torino (54 points)
10 - Milan (52 points)
11 - Palerme (49 points)
12 - Sassuolo (49 points) 
13 - Verone (46 points) 
14 - Chievo (43 points)
15 - Empoli (42 points) 
16 -  Udinese (41 points)
17 - Atalanta (37 points)
18 - Cagliari (34 points) 
19 - Cesena (24 points)
20 - Parme (19 points)

Crédits : ANSA / Repubblica