Quatre équipes : à la fin, il n'en restera qu'une

Borussia Dortmund-Real Madrid, Bayern Munich-FC Barcelone. Telles sont les affiches de ces demi-finales. Décryptage.

Quatre équipes : à la fin, il n'en restera qu'une
Marco Reus, Cristiano Ronaldo, Lionel Messi et Bastian Schweinsteiger vont tenter de mener leur club respectif jusqu'en finale à Wembley.

Vendredi midi, Ruud van Nistelrooy a effectué les tirages des demi-finales de la Ligue des champions 2013. Voici les deux affiches de rêve. Le 23 Avril, le Bayern Munich rencontrera  le FC Barcelone à l'Allianz Arena tandis que le lendemain le Real Madrid se déplacera à la Signal Iduna Park de Dortmund. Le 30 Avril, se sera au tour de la formation de Jürgen Klopp de se rendre au Santiago Bernabeu et le 1er Mai, le vice-champion d'Europe en titre rendra visite au Barça de Lionel Messi dans son antre du Nou Camp. Ces quatre clubs sont à deux matches d'une finale et à trois matches d'un sacre possible.

Borussia Dortmund-Real Madrid

Ces deux-là avaient déjà eu l'occasion de se rencontrer durant la phase de poules et le moins que l'on puisse dire c'est que l'équipe de José Mourinho n'en garde pas un très bon souvenir. En effet, les madrilènes n'ont pas réussi à s'imposer lors des deux matches. Bilan, un match nul (2-2) à Madrid et une défaite (2-1) sur la pelouse du champion d'Allemagne 2012. Pas très glorieux pour le champion d'Espagne en titre et pourtant les Merengue sont favoris.

Le Real Madrid veut réaliser son rêve

  Remporter la décima. Tel est l'objectif du Mou en cette fin de saison. Et pour cela, il va falloir vaincre les allemands de la Ruhr afin d'accéder à la 13e finales de leur histoire (la dernière remontant à 2002 !) Un bail pour l'une des meilleures équipes du monde. Pour réaliser son objectif, l'entraîneur portugais peut compter sur un florilège de joueurs talentueux, dont son compatriote Cristiano Ronaldo.

  Les joueurs-clés

 Cristiano Ronaldo : Le Portugais, meilleur buteur de la compétition avec 11 réalisations, tourne à un rythme effréné. En attestent ses statistiques ahurissantes. Sur la saison 2012-2013, il a inscrit pas moins de 50 buts et 8 passes décisives en 48 matches avec son club ! Il tient donc à bout de bras un Real qui ne peut compter sur Gonzalo Higuain et Karim Benzema cette saison.

 Sergio Ramos : L'espagnol est le meilleur défenseur du monde. C'est le pilier de la défense Merengue et il aura un rôle important pour contenir les vagues offensives de l'armada allemande. Il n'est pas sous la menace d'un carton jaune pour cette demi-finale puisqu'il a volontairement pris un second carton lors du match aller contre Galatasaray, le dispensant ainsi du 1/4 de finale retour. Malin en plus de ça. Mais il devrait jouer au poste d'arrière droit comme Essien (blessé) et Arbeloa (suspendu) sont indisponibles. Mais cela ne pose aucun soucis au défenseur madrilène puisqu'il avait déjà occupé ce poste avant l'arrivée de Mourinho.

Khedira : Arrivé en provenance du VfB Stuttgart en 2010, l'Allemand est un élément précieux au milieu de terrain 3 buts et 6 passes décisives en 38 matches). C'est le numéro 6 qui fait tout le sale boulot tandis que son compère Xabi Alonso se charge, lui, d'orienter le jeu par des transversales lumineuses.

Ozil : Deuxième allemand du onze type du Special One. C'est le meneur de jeu qui évolue en soutien de ses attaquants (17 passes décisives et 7 buts en 44 matches). Ancien du Werder Brême, il a su s'imposer malgré la concurrence de Modric. Néanmoins, le portugais pourra s'appuyer sur les deux si le Real se retrouve en mauvaise posture.

Avec ou sans Casillas?

C'est la grande interrogation en Espagne. Qui sera titulaire au poste de gardien? Si le club de Florentino Perez venait à se qualifier et remporter leur dixième Coupe d'Europe, qui soulèverait la Coupe aux grandes oreilles? Iker Casillas, le symbole de tout un peuple, affirmeraient les socios. Oui mais voilà, dans l'esprit du stratège Merengue, San Iker est le second choix derrière un Diego Lopez fraîchement arrivé en provenance du FC Seville. Alors, est-ce que le gardien de la Seleccion récupérera sa place? L'avenir nous le dira.

Son parcours 

Le Real a cravaché à la Türk Telekom Arena pour être parmis les quatre meilleurs équipes du continent. Un drôle de scénario pour le club qui s'était arrêté en demi-finale de la précédente Ligue des Champions (défaite aux pénalty 2-1/2-1(1-3) face au Bayern Munich). En effet, les coéquipiers de Raphael Varane ont vu les Turcs du club d'Istanbul leur en planter trois en un quart d'heure. Heureusement pour eux, CR7 a marqué un second but en toute fin de match mais à voir sa tête et celle de Mourinho durant le match, ils ont eu une belle frayeur. La défense madrilène devra se montrer moins friable si elle ne veut pas se compliquer inutilement la tâche. Mis à part le match contre la formation de Fatih Terim au Bernabeu, les défenseurs ont toujours encaissé au moins un but lors des neuf derniers matches ! Une statistique encourageante pour les partenaires de Lewandowski.

Le Borussia a des atouts à faire valoir

La formation de Jürgen Klopp va tout faire pour réitérer sa performance de 1997 lorsqu'ils avaient remporté la Coupe aux grandes oreilles au dépend du Milan AC (3-1). La finale s'était déroulée au Stade Olympique du rival bavarois. Cette année, ce sera à Wembley (Londres). Ce qui n'enlève rien à la joie de la remporter, au contraire. Mais pour ça, il faudra éliminer le club de Madrid, déjà 9 fois vainqueur de l'épreuve et ce ne sera pas une mince à faire.

Les joueurs-clés

Lewandowski : Le polonais, âgé de 24 ans, a scoré 6 fois dans cette Ligue des Champions version 2012-2013 . Cela en fait le 4e meilleur buteur de la compétition. Bien alimenté en ballon pour ses coéquipiers, il totalise en tout 30 buts en 41 matches. Pas mal. Mais c’est aussi un passeur puisqu’il a effectué 7 passes décisives. Ce n'est pas pour rien que ça en fait un des joueurs les plus convoités du prochain mercato. En effet, Manchester United et le Bayern Munich se serait déjà positionné.

Götze : Le prodige allemand fait beaucoup parler de lui. Autant de par ses performances sur le terrain que par son avenir. La perle de la Rhénanie est aussi bien capable de marquer des buts que de distribuer des caviars. En atteste ses statistiques : 16 buts et 13 passes décisives en 41 matches.

Reus : Ah, Marco Reus. Quel joueur ! Réunis sous les mêmes couleurs en club et en sélection, ces deux-là font très mal à leurs adversaires. L'allemand a scoré 16 fois et a fait marqué ses coéquipiers 10 fois pour un total de 41 matches avec le maillot jaune et noir. Il possède une capacité de perforation digne de Lucas Moura (Paris-Saint-Germain).

Santana : Si le Borussia en est là aujourd'hui, il le doit en grande partie à son défenseur brésilien. En effet, c'est lui qui a marqué le premier but contre le Shakhtar Donetsk (3-0) et permis à son équipe d'être dans le bon sens de la marche après son match nul (2-2) en Ukraine. Mais il a récidivé dans les dernières secondes face à Malaga. Cette fois, pour offrir la qualification à son équipe au terme d'un match complètement fou. Le Real est prévenu.

Dortmund a-t-il les nerfs assez solides?

Jeunesse, beau jeu, insouciance, constance, Dortmund a tout pour séduire. Et cela en fait un candidat légitime. De plus, elle paraît, en apparence, l'équipe la plus abordable des quatre qualifiés pour les demi-finales. Cela en fait un bel outsider. Ils n'ont donc aucune pression contrairement à leur futur adversaire, qui eux, n'ont plus que la Ligue des Champions (et la Copa del Rey contre l'Atletico Madrid le 17 Mai) pour sauver leur saison (ils ont 13 points de retard sur Barcelone à 7 journées de la fin). Mais est-ce que l'inexpérience des grands rendez-vous pourrait être leur faiblesse? Le fait qu'ils soient sortis du "groupe de la mort" sans encombre, et qui plus est, en tête et devant le Real, pourrait être un sacré avantage psychologique. Néanmoins, attention à José Mourinho, l'actuel meilleur entraîneur au monde. Il sait, parfaitement, comment motiver et faire marcher ses troupes dans une même direction. Son discours et son expérience sont des atouts que Jürgen Klopp, lui, n'a pas à sa disposition.

Son parcours

Comme nous l'avons dit précédemment, ils sont sortis premier de leur poule devant le Real Madrid, l'Ajax et Manchester City. Chapeau bas donc à cette équipes. La suite a été, pour le moins, riche en émotions. Les cardiaques, s'abstenir ! En effet, lors du 1/8e de finale aller, ils ont été menés par deux fois avant de recoller au score en toute fin de match grâce à Hummels. Le match retour a été plus tranquille puisque les partenaires de Weidenfeller ont déroulé (3-0). Contre Malaga en 1/4 de finale, ils ont buté sur un grand Caballero. Les allemands ne se sont pas montrés réalistes et se sont fait peur. Comme durant le match retour pendant lequel, ils ont été éliminés jusqu'à la 93e minute et un but (hors-jeu) de Felipe Santana. Auparavant, ils avaient égalisé par l'intermédiaire de Reus. Le Borussia devra faire la différence à l'aller même si leurs performances à l'extérieur sont positives (ils l'ont démontré à Bernabeu, La Rosaleda (Malaga), Donbass Arena (Shakhtar), Etihad Stadium (Manchester City) et à l'Amsterdam Arena).

La physionomie de la rencontre à venir

Le Real n'a gagné aucun des deux matches de poules face au Borussia. La formation allemande s'est même payée la tête du champion espagnol 2012 à domicile. Dortmund n'a donc pas à rougir de ses prestations et jouera crânement sa chance contre le club de Madrid. Les joueurs sont sûrs de leur potentiel et cela promet de nombreux buts. Le BVB a marqué 72 (championnat)+19 (Champions League)+12 (Coupe Nationale) soit 103 buts en 44 rencontres officiels soit une moyenne de 2.3 buts par match. Côté madrilène, c'est 80 (championnat)+23 (Champions League)+21 (Coupe Nationale)+4 (Supercoupe d'Espagne) soit 128 buts en 50 matches toutes compétitions confondues et une moyenne de 2.56 buts par matches.

Passons à l'analyse défensive. Le Borussia Dortmund a encaissé 35+9+3 soit 47 buts en 44 matches (1.06 de moyenne par match). Côté madrilène, c'est 29+14+6+4 soit 53 buts encaissés en 51 matches (1.04 de moyenne par match). Les deux clubs ne se quittent même plus au niveau des statistiques ! C'est donc toujours aussi indécis. A noter que le Real a encaissé au moins un but durant chaque match de Ligue des Champions sauf lors du 1/4 de finale aller contre les Turcs d'Istanbul.

Nous sommes donc en droit d'attendre une flopée de buts pour ces demi-finales de Ligue des Champions. Nous devrions assister à deux beaux chocs entre deux formations adeptes du beau jeu. Le Real, de part son expérience européenne, par néanmoins avec une petite longeur d'avance face à l'inexpérience mais aussi l'insouciance. Laquelle de ces valeurs prendra le dessus sur l'autre?

 

Bayern Munich-FC Barcelona

C'est LE choc de ses demi-finales ! Deux matches opposants les deux meilleures formations de l'année 2012-2013. D'un côté, le nouveau champion d'Allemagne face au FC Barcelone qui sera vraisemblablement champion d'Espagne dans quelques semaines. Les deux clubs espagnols semblent en deçà de leurs performances des années précédentes (notamment l'année dernière) alors que les clubs allemands semblent encore plus forts (à supposer que c'était, au départ, possible !). Les deux géants allemands semblent, en effet, inarrêtables. Les espagnols s'attaquent donc à Goliath et à son petit frère. A noter que le Bayern est même, légèrement favori. Il y a donc beaucoup de chances, en tout cas, plus que les années précédentes, de voir un club de la Bundesliga soulever le trophée. Qui de ces deux monuments parviendra à se isser en finale? Réponse le 1er Mai au soir.

Le Bayern veut vaincre la malédiction

 Le Bayern la veut cette fois. Ils la veulent tout autant que les années précédentes, mais il y a désormais un esprit de revanche tel, que rien ne semble pouvoir les empêcher d'arriver à leurs fins. Inter Milan (2010), Chelsea (2012). Deux finales en 3 ans et deux finales perdues. Une amère déception pour un club de ce calibre. Ils veulent laver cet affront et corriger cette anomalie. Champion d'Allemagne depuis le 6 Avril et une victoire contre l'Eintracht Frankfort (0-1) , ils n'ont pu que la Ligue des Champions et la Coupe d'Allemagne à s'occuper pour réaliser un triplé historique. Rien ne semble pouvoir les arrêter. Pas même, Léo Messi.

Les joueurs-clés

Mandzukic : Le croate a été recruté cet été, dans le but de faire tomber le Borussia Dortmund champion deux fois consécutivement (2011, 2012). Résultat, il a aussi mis Mario Gomez, le serial buteur de la saison précédente sur le banc de touche ! C'est peu dire de l'exploit réalisé par le joueur de 26 ans. Mais il faut dire qu'il ne l'a pas volé. En 34 matches, il a trouvé le moyen d'inscrire pas moins de 21 buts et de faire 2 passes décisives.

Schweinsteiger : Schweinsteiger. Joueur emblématique de la Bavière. Mais aussi maudit... C'est lui qui loupe son pénalty face à Petr Cech (le tir échoue sur le poteau) et qui verra les Blues remporter leur première Ligue des Champions. Soit dit en passant, cela a ravi Roman Abramovich car il l'attendait depuis 2003. Quelques semaines plus tard, c'est la Mannschaft qui est éliminé de l'Euro 2012 par l'Italie (2-1). Résultat des courses, aucun trophée en 2012. Mais quoi qu'on en dise, il reste une pièce maîtresse dans le dispositif de Jupp Heynckes (9 buts et 6 passes décisives en 38 matches). Il fera tout pour se faire pardonner.

Ribéry : Le frenchie de l'armada allemande. Auteur de 8 buts et 13 passes décisives en 35 matches, son rendement n'est pas vraiment illustré par ces statistiques. En effet, son importance est telle que le Bayern ne peut se passer de lui sur l'aile gauche. Sa capacité de percussion et ses dribbles permettent de faire la différence à tout moment.

Lahm : Lui aussi est dans le même cas que "Schweini", à la différence qu'il a réussit son pénalty ! Voilà sa conscience épargnée. Fait rare pour un défenseur, il a distillé 15 passes décisives en 41 matches. Mais en y réfléchissant, cela paraît normal. Le Bayern ayant la possession, il peut monter sur le front de l'attaque pour apporter du soutien et centrer pour ses attaquants. Pas sûr qu'il pourra se permettre ces petites choses face à la référence en terme de possession.

La clé : une énorme confiance accumulée depuis le début de la saison ?

Depuis le début de la saison, l'équipe dirigée par Jupp Heynckes a, sur un total de 28 matches de championnat, perdu à seulement une reprise ! Pour 24 victoires et 3 nuls ! Des statistiques hallucinantes. Pour la Ligue des Champions, c'est deux défaites et un nul pour 7 victoires. Quand à la DFB-Pokal, ce n'est que des victoires puisque le club s'est qualifié pour la finale face à Wolfsburg (6-1). De plus, le club bavarois a infligé un cinglant (9-2) à Hambourg. Ils ont, au total, marqué 124 buts pour 22 encaissés en 45 rencontres. C'est tout simplement incroyable... Ils possèdent une différence de buts de +102.

Son parcours

Qualifié sans soucis à la fin des matches de poules (malgré une défaite face au BATE Borisov 3-1), les bavarois se sont fait une petite frayer contre Arsenal. En effet, après avoir remporté le match aller à l'extérieur (1-3), ils se sont inclinés (0-2) à domicile. Ils ont donc pu remercier le fameux but inscrit à l'Emirates Stadium. Néanmoins, l'erreur a été corrigée puisqu'ils ont facilement disposé de la Juventus, championne d'Italie 2012 et vraisemblablement en 2013, (0-2)/(2-0). Sans commentaire donc.

Barcelone a les moyens de ses ambitions

Le FC Barcelone déchut de son titre, acquit en 2011 au dépend de Manchester United (3-1), va tout faire pour le reconquérir après avoir regardé la finale de l'édition précédente à la télévision (éliminé par Chelsea-futur vainqueur). Pour cela, ils vont s'appuyer sur un collectif bien huilé, des joueurs qui se connaissent parfaitement et sur un calendrier favorable. En effet, ils sont quasiment assurés d'être champion de Liga 2013 puisqu'ils comptent 13 points d'avance sur le dauphin. De plus, ils ont été éliminés de la Copa del Rey par leur dauphin, qui n'est autre que le Real Madrid. Décidement, tous les clubs présents dans le dernier carré n'ont plus rien à jouer ! Et nous ne sommes que mi-avril !

Les joueurs-clés

Lionel Messi : Que dire de plus sur ce phénomène... On en a tellement dit... C'est un extra-terrestre, il a marqué 57 buts en 46 matches avec son club formateur durant cette saison. Mais il fait aussi marqué ses coéquipiers (14 passes décisives et deuxième meilleur passeur de son club et de son championnat). Voilà. Cela en dit long sur ce "Messi". Et dire que même blessé, il arrive à renverser le cours d'un match. Les défenseurs du Bayern vont avoir du boulot, ça c'est sûr !

Xavi : Véritable métronome de son équipe, c'est lui qui oriente le jeu à gauche, à droite, à l'avant, en retrait. Il en fait perdre la tête ses adversaires. L'espagnol a fait trembler les filets sept fois et fait 9 passes décisives en 40 matches. Le champion du monde n'est plus tout jeune mais il s'arrange pour ne pas trop se fatiguer. Et ça marche.

Iniesta : Voilà le distilleur de caviar made in Masia. Il est le meilleur passeur de la Liga, il est champion du monde et double champion d'Europe et il est âgé de 28 ans. J'appelle Andrès Iniesta. 5 buts et 18 passes décisives en 39 matches. Les munichois devront impérativement prendre le dessus sur lui car c'est lui qui fait les dernières passes.

Pique : 3e espagnol sélectionné. Gerard Pique. On le disait fatigué par la naissance de son enfant avec sa ravissante femme, en la personne de Shakira, il n'en est rien. En effet, il est toujours titulaire au poste de défenseur et il constitue la charnière centrale de la meilleure équipe et sélection du monde. Petit défaut, il est lent. Les munichois ne devraient pas avoir trop de problèmes à le prendre de vitesse.

Toujours pas rassasiés mais certainement un peu fatigué

Des trophées à ne plus savoir qu'en faire et les voilà toujours au top niveau et en finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Chapeau bas ! Oui mais voilà, qui dit tout gagner, dit beaucoup de matches à disputer ! La fatigue est donc au rendez-vous en Catalogne. Tito Vilanova l'a bien compris et a laissé au repos trois des quatre habituels défenseurs, ce week-end lors du match contre Saragosse. Pique (qui n'a joué qu'un bout de match), Jordi Alba, Iniesta, Busquets et Pedro ont donc pu recharger les batteries avant ce choc face au Bayern Munich la semaine prochaine.

Son parcours

Sur les 10 matches de Ligue des Champions disputés, les catalans ont perdu deux fois et fait match nul trois fois pour 5 victoires. Dont une mémorable face à l'AC Milan au Camp Nou (4-0). Durant ce match, les Barcelonais ont montré au monde entier pourquoi ils font parties des meilleures équipes du monde. Pressing intense, possession, génie. L'avantage des clubs espagnols, ce sont les matches retours disputés en Espagne. Néanmoins, la bonne performance face au club d'Allegri ne peut faire oublier les performances poussives face au Paris-Saint-Germain & Cie. Alors oui, le Grand Barça est prenable. On l'a vu face au club de la capitale parisienne, les bavarois devraient proposer le même style de jeu. Sauf qu'à la différence des français, leur niveau est supérieur. On a vu ce que cela a donné face à Paris, on peut imaginer ce que cela donnera avec le Bayern si les Catalans ne haussent pas leur niveau de jeu. Attention donc, de ne pas se voir trop beau.

La physionomie de la rencontre à venir

Niveau statistique, le Barça, malgré les performances tout simplement incroyables du Bayern, remporte ce duel haut-la-main. Avec une moyenne de 2.76 buts (141 marqués en 51 matches) pour 1.00 encaissé (51 en 51 rencontres) par match. Les bavarois sont quasiment au même niveau de leur adversaire avec 2.75 buts marqués par matches pour 0.48 encaissé. Des statistiques fantastiques, on ne peut qu'être admiratif devant leurs puissances offensives.

Le match se jouera donc sur la capacité à bien défendre. Et de ce point de vue là, c'est le Bayern qui se qualifierait pour la finale. En effet, les Munichois sont moins perméables que les blaugranas qui font preuve d'une étonnante fébrilité depuis le début de la saison. Oui, le Barcelone 2012-2013 est moins bien que celui de l'année dernière. Ils devront donc corriger ce problème sous peine de déchanter. Comme on dit, la meilleure défense c'est l'attaque (ou la possession dans leur cas).

Les deux collectifs sont vraiment impressionnants mais celui du Barça est plus prévisible. Ils ne dépendent que de Lionel Messi qui peut faire la différence à tout moment. Alors que le club de Karl-Heinz Rummenigge peut faire la différence avec n'importe quel joueur. En effet, l'armada catalane est certes puissante offensivement (de part la capacité d'Iniesta et Xavi a trouvé des espaces là où il n'est pas censé en avoir) avec Messi et Pedro qui se placent entre les lignes et font des appels tranchants. Mais le Bayern lui peut compter sur Robben, Ribéry, Müller, Shaqiri et Alaba qui sont eux très rapides en contre. Pas de doute là-dessus, il y aura des buts lors de ces deux rencontres. De quoi ravir les supporters !

Au niveau du poids que les deux clubs ont dans cette compétiton, c'est 4 finales pour le Bayern (la dernière remontant à 2001) contre 4, aussi, pour les catalans. Leurs derniers sacres sont, par contre, plus récents. En effet, leurs trois derniers remontent à 2006, 2009, 2011. Quant aux finales, c'est 9 pour Munich et 7 pour le Barça. Meilleur ratio pour l'ancien club de Pep Guardiola qui ont disputé moins de finales mais ont le même nombre de succès. A noter, que le futur club de Josep Guardiola affronte son ancien club avec qui il a tout gagné. Cela sera dur pour lui de faire mieux que ce Bayern.

Petite anecdote historique pour terminer. La dernière confrontation entre les deux équipes remonte à la saison 2008-2009 (Barcelone avait terminé champion). C'était en quart de finale et cela s'était terminé sur un (4-0)/(1-1). C'était l'année d'un match historique entre Chelsea et Liverpool (4-4). Ah, que de souvenirs... Espérons que nous aurons droit à d'aussi belles émotions lors de ces deux demi-finales inédites. Espérons également que les arbitres seront à la hauteur contrairement aux quarts de finale où ils ont été aux abonnés absents.