C1 Inside : Première journée (1/2)

Vous avez loupé un match ? Vous voudriez savoir ce qu'il s'est passé ? VAVEL résume pour vous les huit matchs de cette soirée Ligue des Champions.

C1 Inside : Première journée (1/2)
Le Paris Saint-Germain a rattrapé une première période médiocre pour battre l'Olympiakos (1-4)

Les lumières s'allument dans plusieurs stades à travers l'Europe en ce mardi soir. La plus prestigieuse des compétitions européennes reprend ses droits, avec trente-deux équipes pour un seul trophée. La coupe aux grandes oreilles attire toutes les convoitises, qu'on ait pour objectif de la remporter ou d'y faire bonne figure. Nous sommes partis jusqu'au 24 mai, date de la finale à l'Estadio da Luz, à Lisbonne.

Groupe C : Un PSG poussif, un Benfica tranquille

Le champion de France débute sa saison européenne en Grèce pour y affronter l'Olympiakos. Le champion de Grèce est a priori un adversaire largement a portée des joueurs de Laurent Blanc. Le technicien français décidé d'aligner Marquinhos en défense centrale.

Le club de la capitale va pourtant vivre une première période bien compliquée. Les Grecs donnent le ton dès le début de la rencontre avec une frappe de Vladimir Weiss qui vient s'écraser sur le transversale de Salvatore Sirigu (1e). Omniprésents dans l'entrejeu et bien aidés par des Parisiens incapables de relancer proprement, le club du Pirée va se créer une autre grosse occasion par l'intérmédiaire de Fuster qui reprend de volée un mauvais dégagement de Maxwell mais voit son ballon toucher le montant (15e). La première réaction parisienne intervient quatre minutes plus tard. Ibrahimovic, bien inspiré, adresse une passe à Maxwell. Ce dernier décale le ballon à Cavani qui ouvre le score (19e, 0-1). Laurent Blanc sera soulagé, mais seulement quelques minutes. Sur une touche, Weiss récupère un ballon alors que Maxwell se loupe complètement. Le jeune slovaque enchaine ensuite petit pont sur Marquinhos, puis un double contact pour effacer Thiago Silva et vient égaliser (24e, 1-1). Les deux équipes rentrent au vestiaire et le PSG se doit de réagir.

La seconde période démarre beaucoup mieux pour les Parisiens, avec une frappe de Cavani bien détournée par Roberto (58e). Petit à petit, ils commettent moins de fautes techniques, et l'entrée de Lavezzi à la mi-temps y est pour beaucoup. Cavani retente sa chance mais voit Roberto détourner des poings (65e). Alors que l'Olympiakos connaît une période de fatigue, Blanc voit son équipe plus conquérante et plus dominatrice. Et sur corner, Lavezzi distribue un caviar à Thiago Motta qui décroise légèrement sa tête en profitant du rebond pour tromper le gardien grec (69e, 1-2). Bis repetita quatre minutes plus tard pour l'Italien, qui cette fois décrois complètement son coup de boule pour propulser le ballon au fond des filets (73e, 1-3). Les champions grecs pennent un gros coup sur la tête et ne semblent plus capables de réagir. Roberto sauve un penalty d'Ibrahimovic, auteur d'un match moyen (82e). Ce n'est cependant que partie remise pour le portier brésilien qui encaisse un quatrième but sur un autre corner, cette fois conclu par Marquinhos (86e, 1-4). Le PSG aura marqué trois buts sur cinq corners : à défaut d'être totalement au point dans le jeu, ils ont su appuyer quand il le fallait pour s'assurer une victoire large mais trompeuse.

Olympiakos Le Pirée 1 - 4 Paris Saint-Germain :

Weiss (24e) pour l'Olympiakos ; Cavani (19e) - Thiago Motta (69e, 73e) - Marquinhos (86e) pour le PSG.

Le Benfica Lisbonne a eu beaucoup moins de mal a disposer d'Anderlecht. Le club dont le stade accueillera la finale de la Ligue des Champions a pour mission d'aller au bout, un an après avoir échoué en finale de l'Europa League.

Les champions de Belgique ne vont opposer aucune résistance en première mi-temps, acculés devant leur but. Djuricic profite d'un ballon mal négocié par Proto pour catapulter le ballon au fond (4e, 1-0) et lance parfaitement les protégés de Jorge Jesus. Les Lisboètes dominent totalement la rencontre et inscrivent un deuxième but par l'intermédiaire de Luisao, qui vient tout juste de fêter ses dix ans au club (30e, 2-0)

Mis à part un coup de moins bien en début de seconde période, avec deux frappes bien négociées par Artur (56e, 60e), Benfica va dérouler et attendre des Belges endormis à nouveau après l'heure de jeu. Jorge Jesus peut être satisfait de son équipe, qui dispose aisément de son premier adversaire et qui sera présent à la course pour la première place de ce groupe C.

Benfica Lisbonne 2 - 0 RSC Anderlecht :

Djuricic (4e) - Luisao (30e) pour Benfica

Groupe A : United facile, la Real surprise

David Moyes débute son expérience en Ligue des Champions en recevant le Bayer Leverkusen de Samy Hyppiä. Le troisième de la dernière saison de Bundesliga, avec une équipe très jeune, a souffert pendant 90 minutes. Wayne Rooney sonne la première charge sur un bon centre de Patrice Evra (22e, 1-0).  La première priode sera plus calme pour les Allemands qui ne pourront pas se créer une seule occasion de toute la rencontre. David Moyes est satisfait, ses joueurs dominent outrageusement la rencontre.

Au retour des vestiaires, Rooney manque l'incroyable : seul et avec van Persie démarqué, l'attaquant anglais choisit de tirer et se loupe complètement (52e). Dans la continuité de l'action, Yeung-Min décale Rolfes. Sa frappe puissante, légèrement déviée par Carrick, ne laisse aucune chance à David de Gea (54e, 1-1). Moyes fait grise mine mais van Persie va vite faire oublier cette égalisation d'une superbe reprise acrobatique (59e, 2-1). Les Mancuniens vont alors dérouler et Rooney profite d'une mésentente dans la défense du Bayer pour inscrire un doublé synonyme de 200ème but sous le maillot des Red Devils (70e, 3-1). Old Trafford exulte, manifestement heureux que leur attaquant reprenne du galon après un été tumultueux. Antonio Valencia va alourdir la marque d'une frappe limpide (79e, 4-1). La réduction du score de Leverkusen en toute fin de rencontre avec un but de Toprak (88e, 4-2) ne changera rien. David Moyes et Sir Alex Ferguson, présent dans la tribune, sont satisfaits : United a négocié son adversaire du soir de bien belle manière.

Manchester United 4 - 2 Bayer Leverkusen :

Rooney (22e, 70e) - van Persie (59e) - Valencia (79e) pour Manchester United ; Rolfes (54e) - Toprak (88e) pour Leverkusen

A Anoeta, la fête a été moins belle. Dix ans que le club n'avait pas rejoint la phase de poules de la Ligue des Champions. Les Basques recevaient le Shakhtar Donetsk et vont dominer la majeure partie de la rencontre. Mais Griezmann, Carlors Vela ou encore Xabi Prieto vont soit buter sur Pyatov en êtat de grâce pour son retour, soit manquer leurs occasions de peu. Le public s'impatiente au vu d'une rencontre menée par leurs protégés. Ils n'arrivent pas à faire la différence face a des Ukrainiens fébriles en première période, et vont le payer dans le deuxième acte.

Le Shakhtar se réveille après l'heure du jeu et va inscrire deux buts en trois occasions nettes : un doublé d'Alex Teixeira permet aux Ukrainiens de remporter une rencontre sans vraiment l'avoir dominée. A défaut d'avoir été un rouleau compresseur, Teixeira a su être réaliste et force la Real Sociedad à faire preuve de beaucoup plus d'efficacité dans les matchs à venir. Déjà.

Real Sociedad 0 - 2 Shakhtar Donetsk :

Alex Teixeira (65e, 87e) pour Donetsk.

Groupe B : Le Real cartonne, la Juve accrochée

Le Real Madrid, désormais sous les ordres de Carlo Ancelotti, entame sa quête sempiternelle de la Decima. Ca commence face à Galatasaray et son public chaud bouillant, pour une revanche des quarts de finale de la saison passée. Casillas est titulaire tout comme di Maria, préféré à Gareth Bale.

Le portier de la Roja va voir sa soirée virée au cauchemar dès le début de la partie suite à un choc avec Sergio Ramos. San Iker souffre du dos et se fera remplacer au quart d'heure de jeu par Diego Lopez, qui sortira tout de suite le grand jeu face à Felipe Melo. Les Madrilènes trouvent la faille à la demi-heure de jeu grâce a Isco. A la reception d'une transversale, l'ancien joueur de Malaga entre dans la sufrace et ouvre le score avec l'aide du montant (33e, 0-1). La suite de la première mi-temps verra la blessure de Didier Drogba, souffrant à l'épaule après un choc contre Pepe.

La seconde période va voir le Real dérouler comme il sait le faire. Karim Benzema profite d'une belle ouverture de Modric pour ajuster Muslera en douceur (55e, 0-2), avant que Cristiano Ronaldo ne reprenne une déviation de la tête d'Isco (63e, 0-3). Le Portugais s'offre un doublé trois minutes plus tard (66e, 0-4). Les Turcs prennent l'eau et Karim Benzema est à la conclusion d'un jeu à trois en compagnie de Gareth Bale et de Cristiano Ronaldo (81e, 0-5). Si Umut Bulut sauve l'honneur d'une belle déviation (84e,1-5), Ronaldo va clore la marque pour s'offrir un triplé (90e, 1-6) et ainsi atomiser les joueurs de Fahti Terim. Une entrée en matière réussie pour Carlo Ancelotti, qui dirige son sixième club différent en Ligue des Champions.

Galatasaray 1 - 6 Real Madrid :

Bulut (84e) pour Galatasaray ; Isco (33e) - Benzema (55e, 81e) - Ronaldo (63e, 66e, 90e) pour le Real Madrid

La Juve quant à elle pourra nourrir des regrets. Largement favorite sur le papier, l'équipe d'Antonio Conte, s'est rendue à Copenhague avec l'esprit plutôt tranquille. Bien mal leur en a pris car les Danois vont ouvrir le score par l'intermédiaire de Jorgensen, après un gros cafouillage de la défense turinoise (14e, 1-0). A partir de ce moment, la Vieille Dame va se procurer une pléthore d'occasions, sans jamais parvenir à revenir à la marque dans ce premier acte.

La seconde mi-temps démarre mieux grâce à Quagliarella qui égalise et permet à la Juve de ne pas se faire surprendre (52e, 1-1). Il est même tout prêt de donner l'avantage à son équipe lorsque son coup de tête heurte la barre transversale. Mais Antonio Conte peut se mordre les doigts. Wiland, le portier suédois, aura écoeuré les attaquants transalpins tout au long de la partie, pour permettre à son équipe de décrocher un match nul précieux.

FC Copenhague 1 - 1 Juventus :

Jorgensen (14e) pour Copenhague; Quagliarella (52e) pour la Juventus

Groupe D : Le Bayern et City sans soucis

Les deux favoris du groupe D n'auront eu aucun mal à se défaire d'adversaires inexistants, que ce soit le CSKA Moscou ou le Viktoria Plzen.

Les tenants du titre se sont imposés facilement en ouvrant le score d'entrée de jeu sur un très beau coup-franc de David Alaba (4e, 1-0). Mario Mandzukic double la mise de la tête juste avant la mi-temps (41e, 2-0). Les Moscovites sont passifs et ne créent jamais le danger dans la surface de Manuel Neuer.

Arjen Robben clot la marque en seconde période suite à un beau mouvement collectif (3-0, 68e) et le Bayern commence sa camapgne de reconquête par une victoire facile. A noter le retour à la compétition de Bastian Schweinsteiger, absent depuis un mois.

Bayern Münich 3 - 0 CSKA Moscou

Alaba (4e) - Mandzukic (41e) - Robben (68e) pour le Bayern

Tout comme leurs adversaires allemands, Manchester City n'a eu aucun mal à se défaire d'un Viktoria Plzn aux abonnés absents. Cependant, alors que les frappes des Citizens se multiplient, les joueurs de Manuel Pellegrini butent sur une défense tchèque héroïque malgré des trous béants par moments.

Ce succès, les Sky Blues vont le chercher en seconde période. Edin Dzeko va être servi de façon parfaite par Agüero (48e, 0-1), avant que Yaya Touré ne marque le but de la soirée, sur une superbe frappe enroulée qui vient se loger sous la barre transversale (53e, 0-2). Agüero va être récompensé de son travail XXL de la soirée en inscrivant le troisième et dernier but tout en finesse (58, 0-3). Un succès obtenu en dix minutes par Pellegrini et ses joueurs, qui commencent leur campagne 2013/2014 de bien meilleure manière que lors des deux derniers exercices.

Viktoria Plzen 0 - 3 Manchester City

Dzeko (48e) - Yaya Touré (53e) - Agüero (58e) pour Manchester City