Leverkusen en démonstration

Opposé au Shakhtar Donetsk dans un match qui sentait bon le football offensif, le Bayer Leverkusen n'a pas fait dans le détail en surclassant son vis-à-vis ukrainien sur le score sec de 4-0. Ce résultat reflète la physionomie d'un match ultra dominé par les hommes de Hyypia qui ont frappé un grand coup ce soir.

Leverkusen en démonstration
Leverkusen
4 0
Shakhtar Donetsk
Leverkusen: Leno; Donati, Toprak, Spahic (Wollscheid 56è), Boenisch; Rolfes, Castro, Can; Sam, Kiessling, Son (Hegeler 71è)
Shakhtar Donetsk: Pyatov; Srna, Rakitskiy, Kucher, Shevchuk; Fernando (Ilsinho 61è), Hübschman; Douglas Costa, Alex Teixeira, Taison (Bernard 46è); Luiz Adriano (Ferreyra 77è)
SCORE: 1-0 (Kiessling 22è), 2-0 (Rolfes 50è), 3-0 (Sam 57è), 4-0 (Kiessling 72è)
ARBITRE: Stéphane Lannoy Cartons Jaunes : Donati 38è, Kiessling 60è, Can 69è / Srna 50è
ÈVÉNEMENTS: 3è Journée de Ligue des Champions entre le Bayer Leverkusen et le Shakhtar Donetsk à la BayArena devant 30 000 personnes.

Le rouleau-compresseur allemand

Depuis l'an dernier, l'Europe a appris à se méfier du football allemand en voyant le Bayern Munich et surtout le Borussia Dortmund squatter les deux places de finaliste à Wembley. Derrière les deux gros, le Bayer Leverkusen progresse tranquillement dans leur ombre et commence à prendre de l'ampleur. Ce ne sont pas les Ukrainiens qui diront le contraire. Ce soir, le Bayer a littéralement ridiculisé le Shakhtar Donetsk, huitième de finaliste l'an dernier et quart de finaliste il y a deux ans quand même. Mais il y avait une classe d'écart entre les deux équipes sur le terrain. A l'image de leur début de saison quasi parfait en Bundesliga, les hommes de Samy Hyypia ont déroulé leur football pendant 90 minutes, étouffant totalement le Shakhtar. Devant, le trio offensif Sam-Kiessling-Son s'est régalé. Bien aidés par les passes laser du trio de milieu placé derrière eux et abreuvés en centres par le latéral italien Donati, ils ont fait plier les Ukrainiens à eux trois.

D'entrée de jeu, les Allemands avaient mis le pied sur le ballon et occupaient le camp ukrainien sans vraiment se procurer de véritables occasions. Il faudra attendre une vingtaine de minutes pour une première banderille qui sera transformée en but par Kiessling. Sur un centre téléguidé de Donati, l'attaquant allemand donna un coup de tête mou mais très bien placé que ne pu repousser Pyatov. Après ce but, Leverkusen va reculer et perdre le contrôle du ballon en fin de première mi-temps. Cela a failli se payer cash lorsque Teixeira déboula sur la droite avant d'adresser une frappe dans le petit filet. Ce sera le dernier coup de froid avant le début du récital. Kiessling obtiendra tout d'abord un penalty généreusement accordé par M.Lannoy sur une faute peu évidente de Srna qui sera transformé par le boss, Rolfes. Ce sont ensuite les ailiers qui vont dérouler. Son sert Sam qui croise parfaitement sa frappe et marque encore, lui qui est déjà meilleur buteur de Bundesliga. Pour conclure tout ça, Pyatov et ses mains savonneuses offriront à Kiessling un doublé. Le tout en vingt minutes. Propre. En fin de match, ils géreront mais sans arrêter de jouer, ayant quelques bonnes opportunités pour en mettre un cinquième. Mais la différence était déjà faite et désormais ils se retrouvent à la deuxième place de leur poule avec six points, et un nouveau statut après ce récital.

Une sale gifle pour Donetsk

Bon, quoi dire... Après une rouste pareille, Lucescu et ses hommes vont avoir la gueule de bois, comme s'ils s'étaient pris leur première cuite la veille. Alors qu'ils abordaient ce match en ayant l'étiquette de favori de la partie et pour la qualification en huitièmes, ce passage en Allemagne a tout remis en cause. Ce soir le club ukraino-brésilien a été totalement inexistant. Sa ligne d'attaque sud-américaine a eu très peu d'occasions pour inquiéter un Leno serein. Ils ont été surclassé dans tous les secteurs de jeu. Que ce soit techniquement, physiquement ou mentalement, les Allemands étaient largement au-dessus. Malgré le changement effectué à la mi-temps avec l'entrée du jeune prodige Bernard à la place de Taison ne changea pas la physionomie du match malgré les quelques éclairs du jeune international auriverde.

L'arrière-garde a elle aussi subi un véritable calvaire. Rakitskiy et Kucher ont souffert toute la partie face à la présence permanente de Kiessling tandis que Srna qui n'est pourtant pas le premier venu et Shevchuk se sont fait faire l'amour à maintes reprises par Sam et Son sur les côtés. Mais ce qui a surtout manqué et qui va certainement manquer tout au long de la saison, ce sont ceux qui sont partis cet été. Mkhitaryan, Willian et Fernandinho n'ont pas vraiment été remplacé. Ceux qui ont pris leur place n'ont pas le même impact et dans un match comme ça où ils auraient pu relancer leur équipe par leur influence, personne n'a été ce soir en capacité d'esquisser la moindre réaction. Au final, ça s'est payé cher. Très cher. Ils se retrouvent désormais troisièmes de la poule, à deux points de leur adversaire du soir. Alors que Manchester United semble bien parti en tête, il va falloir être costaud pour sortir de cette poule.

Retrouvez les quatre buts de la rencontre ci-dessous :