Mardi, du gratin, mercredi, du gratin, vive la Champions League !

Avec Juventus-Real mardi puis Barcelone-Bayern mercredi, les demi-finales de cette édition 2015 de la Ligue des Champions s’annoncent prometteuses. En effet trois des quatre derniers lauréats de l’épreuve sont encore engagés à ce stade la compétition.

Mardi, du gratin, mercredi, du gratin, vive la Champions League !
Le Real a réalisé la Decima en 2014

Marquer l’Histoire

La Vieille Dame n’a plus remporté le Graal du football des clubs depuis 1996 où elle s’était imposée à Rome face à l’Ajax Amsterdam (1-1, 4 tab à 2). Près de 20 ans que le géant du football italien n’a pas inscrit son nom au palmarès. Les transalpins espèrent donc dominer le football européen de la même manière qu’ils écrasent le Calcio ces dernières saisons.

Face à la Juve, le Real, club le plus titré de l’Histoire dans la prestigieuse C1. L’an passé les galactiques ont disposé de l’Atletico de Madrid, lors de la première finale opposant deux clubs de la même ville. Sergio Ramos avait égalisé dans les tous derniers instants du temps additionnel, avant que son équipe ne s’impose finalement 4-1 après deux heures de jeu à Lisbonne. Les Merengue cherchent cette année à rompre la malédiction du tenant du titre, qui n’a jamais gagné la C1 depuis qu’elle fut renommée Ligue des Champions en 1993.

Le Bayern de Munich essaiera lui de se qualifier pour sa troisième finale en quatre éditions, ce qui n’a pas été réalisé depuis 1998 par la Juve, alors finaliste pour la troisième année consécutive. Après avoir été défait par Chelsea (à domicile qui plus est) en 2012, les Bavarois s’étaient imposés face à leurs compatriotes du Borussia Dortmund à Wembley, 2-1, en 2013. Cette année les hommes de Pep Guardiola comptent bien faire valoir leur statut de favoris de l’épreuve continentale pour inscrire la compétition au palmarès du club pour la sixième fois.

Enfin le FC Barcelone vise cette année un quatrième sacre depuis 2006. En effet les Blaugrana avaient ouvert leur compteur en 1992, avant de connaître trois triomphes en l’espace de 6 saisons (2006, 2009, 2011). Quatre ans après leur succès sur Manchester United à Wembley (3-1), Leo Messi et ses nouveaux compères offensifs Suarez et Neymar désirent plus que tout aller au bout pour leur première saison sous le maillot barcelonais. Légendaire buteur de la tête devant Van der Sar en 2011, l’Argentin sait que terminer meilleur buteur de la compétition lui assurerait presque le Ballon d’Or 2015, comme il est de coutume en ce moment.

La forme actuelle

Deux clubs espagnols en lutte l’un contre l’autre pour le titre de champion national ont affaire à deux clubs déjà champions en leurs pays. Cela risque d’avoir un impact physique sur les rencontres et pourrait se payer dans le dernier quart d’heure de jeu. Absents sur blessure à force d’enchaîner les matchs, Modric et Benzema devraient laisser place à Bale et Chicharito. Le dernier a offert la qualification en marquant dans les derniers instants face à l’Atletico en quarts, mais ne présente pas, sur une saison, le rendement d’un Benzema, adoré par les supporters madrilènes. Tout comme leurs rivaux barcelonais, les joueurs d’Ancelotti n’ont que très peu eu l’occasion de souffler ces derniers temps. Samedi, Ronaldo a joué tout le match pour inscrire un triplé et apporter une victoire aussi précieuse que laborieuse à Séville (3-2). Plus étonnant, la MSN a terminé le match à Cordoue, et ce malgré une large victoire 8-0 qui aurait pu permettre à un joueur comme Neymar, assez sollicité ces derniers temps, de souffler. Luis Enrique a néanmoins sorti Iniseta, Rakitic et Mascherano peu après l’heure de jeu.

Le Bayern n’a lui plus de pression en Bundesliga depuis l’acquisition de son sacre. Cette semaine les joueurs et supporters ont néanmoins dit adieu à leur rêve de triplé après la défaite face à Dortmund aux tirs au but. Ce week-end nouvelle défaite 2-0 sur la pelouse du Bayer Leverkusen. Une déconvenue peu inquiétante car seuls 4 titulaires habituels étaient alignés au coup d’envoi (Neuer, Schweinsteiger, Lahm et Gotze). La Juve a elle validé son sacre sans forcer son talent et sans ses supporters, qui n’ont pas pu faire le déplacement. Allegri peut donc voir son équipe arriver face au Real dans de bonnes conditions physiques et psychologiques.