Portrait : Douze moments dans la carrière de Valentino Rossi.

Surnommé le « Doctor » et portant le numéro 46, Valentino Rossi est, depuis 1996, un des pilote les plus apprécié dans le domaine de la moto. Son sourire, sa sympathie, son humour et bien sûr son coup de guidon font de lui un pilote hors du commun.

Portrait : Douze moments dans la carrière de Valentino Rossi.
Les douze moments de la carrière de Rossi de 1996 à 2013

En 1996, Valentino Rossi, alors âgé de dix-sept ans, arrive en catégorie 125 cm³ au guidon d’une Aprilia. Cette année-là, il  ne remportera qu’un seul grand prix. C’est le 18 Août 1996 que le pilote monte sur la première marche du podium, sur le circuit de Brno en République Tchèque. Il arbore déjà le numéro 46, un numéro porté auparavant par son père lors de sa victoire en 1979, l’année de naissance de Valentino.

L’année suivant ses premiers pas dans cette catégorie sera l’année des premiers grands succès. En 1997, il comptabilise onze victoires sur quinze courses. Au terme de cette saison, à l’âge de dix-huit ans, Rossi est sacré champion du monde 125cm³.

En 1998, il rejoint la catégorie 250 cm³ toujours avec l’Aprilia et remporte son premier grand prix le 27 juin 1998 sur le circuit d’Assen au Pays-Bas. Un circuit qui lui portera chance à travers les années.  Son coéquipier, Loris Capirossi sera champion du monde cette année-là, relayant le jeune Rossi en deuxième position.

Comme pour la catégorie 125cm³, The Doctor aura mis un an pour apprendre et un an pour devenir le champion du monde de la catégorie. 1999 sera donc la seconde année où le pilote conclut avec le titre de champion du monde. Avec neuf victoires et trois-cents-neuf points, l’équipe Honda l’attend déjà en catégorie reine.  

Il saisit sa chance en 500cm³ en 2000, en commençant la saison avec deux résultats nuls, le titre est encore très loin pour le pilote. En se mêlant avec d’autres grands de la moto,  Kenny Roberts Jr, Sete Gibernau et sans oublier, Max Biagi, son ennemi de toujours. Il devient pour la première fois vainqueur dans cette catégorie, le 9 Juillet 2000 à Donington. Cette année-là, Kenny Roberts Jr deviendra champion du monde, ne redoutant pas que la tornade Rossi allait se déchainer.  

En 2001, seize courses, onze victoires, Rossi devient Champion du monde 500cm³. Laissant pour de bon Max Biagi derrière lui. Même si la bagarre était encore rude Valentino Rossi remporte également deux titres lorsque la catégorie 500cm³ devient le moto GP actuel, passant d’une Honda à deux temps à une Honda à quatre temps. En 2004, Yamaha lui propose de changer de moto, le pilote accepte, même si la Yamaha n’est pas la référence à l’époque. Il conserve malgré tout son titre, et est maintenant un des pilotes les plus redouté. Qui le détrônera ? Et surtout, quand ?  Même scénario en 2005, le pilote compte déjà cinq titres dans la plus haute catégorie. 

En 2006, la compétition prouve à l’Italien qu’il ne suffit pas d’être un excellent pilote très aimé pour remporter la course, la régularité est, elle aussi, payante. Il ne marque que cinq victoires, ne récolte aucun point sur trois courses et fait trois résultats très moyens. L’Américain Nicky Hayden prend alors cette place de numéro un ! Cette même année, un petit nouveau avait pointé le bout de son nez au guidon d’une Honda, mais à l’époque une Honda n’était pas un assez grand défi pour l’Australien Casey Stoner. En 2007, Stoner monte sur une Ducati, incontrôlable pour beaucoup. Rossi se fait écraser par ce débutant et échoue à la troisième place du classement général.

Retour aux affaires en 2008, le jeune Stoner ne fait déjà plus le poids, il se blesse, abandonne et fait de mauvais résultats. Une aubaine pour Rossi qui, malgré l’arrivé d’un Jorge Lorenzo très doué, redevient le Champion du monde que tout le monde attendait. Récidivant en 2009, et marquant la 100ème  victoire de sa carrière à Assen étrangement un 27 Juin, ce circuit où il avait triomphé pour la première fois en  250 cm³ à la même date. Jorge Lorenzo n’est pas loin se positionnant deuxième au classement général, Rossi sait que 2010 sera une année très dure.

En 2010, Rossi ne monte que deux fois sur la première marche du podium mais pire encore il chute sur le circuit du Mugello, fracture ouvert au tibia droit il doit déclarer forfait pendant quatre courses. Son coéquipier, Jorge Lorenzo, devient alors champion du monde, sur la moto que Rossi aimait tant et qu’il avait façonné quelques années auparavant.

Au terme de cette année très mouvementée, Rossi annonce qu’il montera l’année suivante sur une moto italienne, un rêve pour lui mais aussi pour ses fans et les fans de Ducati. Un pilote italien gagnera enfin sur la célèbre moto italienne. Pas si sûr… Les deux années sont chaotiques. Avec une seule troisième place et deux deuxièmes places le pilote est refoulé en septième position du championnat marquant de nombreux résultats nuls ou très mauvais. Stoner est à nouveau champion du monde en 2011 et Lorenzo en 2012.

Après des coups durs à bord de cette moto, le destin ne s’est malheureusement pas arrêté là. Le 23 octobre 2011, grand prix de Malaisie, Dani Pedrosa est en pôle, départ de la course. Marco Simoncelli, éternel ami de Rossi, est en quatrième position, il chute et tente de redresser sa moto. En glissade sur la piste le pilote se fait percuter par Colin Edwards et Valentino Rossi. La course est arrêtée et ne reprendra pas, Simoncelli alias SuperSic succombe à ses blessures.  Rossi ne se remettra jamais de cette perte et des circonstances de celle-ci. Les rumeurs parlent même d’un arrêt total de sa carrière. Le circuit de Misano porte désormais le nom de ce jeune pilote. En 2012, Rossi lui rend un timide hommage montant sur la deuxième marche du podium sur ce circuit et confirmant qu’en 2013 il sera de retour chez Yamaha…

La saison 2013 commence donc par une deuxième position, mais le public est déjà heureux de cette reconquête des podiums pour The Doctor ! Il faudra une fois de plus attendre la course d’Assen sur le TT circuit pour voir Rossi passer en tête de la course. Acclamé par ses fans, il sait qu’il peut encore gagner et que sa carrière n’est pas finie comme beaucoup l’avait prédit.

Deux-cents-quatre-vingts-cinq courses, cent-six victoires, neuf titres de champion du monde, le géant Rossi ne compte pas s’arrêter là…