Moto 3 : Bastianini l’Italien du week-end

Changement de leader à chaque virage, la course Moto 3 n’a pas été de tout repos en Italie. C’est finalement un Italien qui s’est imposé, à seulement dix-sept ans, Enea Bastianini a remporté sa première course dans la catégorie.

Moto 3 : Bastianini l’Italien du week-end
Moto 3 : Bastianini l’Italien du week-end

Temps nuageux. Tribunes combles. Dès le matin, le public est déjà là pour accueillir les pilotes, c’est très rare. Mais à Misano, non loin du village de Valentino Rossi, la course c’est une tradition.

Départ : Bastianini en tête suivi de Fenati et Binder. Kent est mal parti, une sixième position pour l’Anglais, dommage pour lui, mais ça change un peu. Notons bien que le Team Léopard a annoncé officiellement son arrivée en Moto 2 l’an prochain avec Oliviera comme pilote. Un second devrait le rejoindre, confirmation du pilote lors dans la prochaine course. Côté moto 3, il y a aura non plus deux motos Léopard mais trois ! Pour ce qui est de Kent, le team manager avoue qu’il lui laisse choisir car le pilote évoquait le désir d’accéder à la catégorie reine dès l’an prochain. Tout cela devrait se préciser dans deux semaines.

Sept pilotes se détachent dès le début, Kent fermant le groupe. Binder et Oliviera passent devant. Fenati est déchainé et prend la tête dans la seule grande courbe rapide du circuit. Impossible de faire le suivi réel de « qui passe qui », c’est le fouillis total, les pilotes retiennent leur respiration. On ne chipote pas dans cette catégorie. Kent se décroche du groupe, il se retrouve poursuivi par Masbou qui emmène aussi Bagnaia et Dalla Porta. Masbou passe, il est septième.

Il reste quatorze tours. Vasquez prend la tête et impose un nouveau rythme. Kent repasse Masbou, mais ils sont maintenant bien loin du groupe de tête. Ça change à tous les tours. Kent est seul entre deux groupes et semble avoir du mal.

Une moto Léopard dans les graviers, fin de la course pour Vasquez. Ils ne sont plus que cinq à prétendre pour le podium. On reprend sa respiration il reste huit tours, Oliviera garde la tête et temporise un peu. Kent remonte, mais roule isolé, il ne pourra pas recoller d’ici l’arrivée à quatre secondes du groupe de tête.

C’est bientôt la fin de la course, plus que quatre tours, ils vont tous remettre les gaz. Qui l’emportera ? Oliviera est toujours aux commandes du groupe. Binder décroche, Fenati a des difficultés mais attaque toujours comme un fou, on sent que cela va se jouer à trois et Oliveira semble en grande forme. Mais Bastianini et Antonelli observent. Ils préparent un coup de maitre. Antonelli passe à l’action, ça se bouscule, Fenati et Binder ont recollé au groupe de tête. Oliviera mène le dernier tour. Bastianini passe dans la ligne droite à l’aspiration et le distance directement. Il gagne son premier GP à dix-sept ans, devant Oliviera et Antonelli. Kent reste largement en tête du championnat mais son avance a fondu de quinze points sur le gagnant du jour.

Bastianini passe la ligne d’arrivée, se poste devant une tribune, retire son casque, lance ses gants dans la foule, on lui bombe les cheveux aux couleurs de l’Italie. C’est la fête chez les tifosis. Et heureusement que ce jeune pilote était là, à Misano, car il est le seul à avoir fait résonner « Fratelli d’Italia » sur ses terres…