Un premier test éprouvant, mais réussi, permet à la France de se rassurer

Pour leur entrée dans l'arène, les Bleus, en rouge à cette occasion, défiaient des Italiens privés de leur leader, le divin Sergio Parisse, mais d'autant plus redoutables, car vulnérables. Après un combat extrêmement intense, les Français ont quitté la pelouse en vainqueurs, mais en laissant des blessés, au sens propre du terme. Retour sur cette rencontre brutale et pleine d'approximations.

Un premier test éprouvant, mais réussi, permet à la France de se rassurer
crédits: Eurosport
France
32 10
Italie

Dès les premiers instants, nos Tricolores ont appuyé là où les Transalpins avaient mal, à savoir la discipline. Mais, en l'espace de vingt minutes, Michalak a trouvé le moyen d'échouer deux fois sur le poteau, et Nakaitaci a réussi à échapper le ballon dans l'en - but adverse. Des erreurs qui auraient pu coûter plus cher, si seulement les joueurs de Jacques Brunel avaient su prendre ceux de Philippe Saint - André en défaut. Ces derniers ont tenu bon dans leur moitié de terrain, donnant l'impression de dicter le jeu, tout en montrant de gros défauts dans l'occupation au pied. Pourtant, grâce quatre réussites de Michalak, enfin épargné par ces satanés montants, et un coup de pied de mule de Scott Spedding, les partenaires d'un Pascal Papé bouillant revenaient aux vestiaires avec 12 points d'avance sur ceux de Tommaso Allan, auteur d'une pénalité, après avoir manqué la première.

Au retour des vestiaires, un XV de France transformé, joueur et incisif, allant même jusqu'à marquer un essai, par l'intermédiaire de Slimani, pilier omniprésent, plus efficace dans les sorties de balle que Tillous - Borde. Michalak y va de sa transformation, quelques instants après une nouvelle pénalité. Tout semble en bonne voie pour le bonus offensif, d'autant que les Italiens se voient refuser un essai, merci à Maestri pour son sauvetage aussi délicat qu'académique. Mais il suffit de trois autres minutes pour voir ces guerriers aplatir en coin, après plusieurs temps de jeu. Le point supplémentaire s'éloigne, mais le banc est encore à disposition. Nicolas Mas, lancé en lieu et place de Slimani, imite son prédécesseur, faisant parler sa roublardise en aplatissant sur la base des poteaux, ce qui est effectivement autorisé. Tout redevient possible, mais c'est sans compter sur la hargne du géant Furno, toujours prêt à faire sortir nos sages représentants de leurs gonds.

Au final, un succès 32 à 10, large sur le papier, douloureux sur le terrain, principalement autour de Yoann Huget, gravement, d'après les images, touché au genou. Une nouvelle fort inquiétante, la France étant sur le point de perdre son dynamiteur de défenses en chef.