Top 14, J1 : Plisson et le Stade Français démarrent fort

Pour la reprise du Top 14, le calendrier nous réservait de belles affiches, avec, entre autres le déplacement du Racing 92 (champion en titre) sur le terrain de Bordeaux-Bègles, la venue de Toulon à Bayonne (de retour dans l'élite), et, surtout, le choc entre Toulouse et Montpellier.Cette première journée était aussi l'occasion pour quelques têtes d'affiche du championnat de débuter sous leurs nouvelles couleurs (Frédéric Michalak à Lyon, François Trinh-Duc à Toulon, Brock James à La Rochelle). Nous allons donc mettre en avant les principales performances individuelles et collectives du week-end, afin de tirer quelques enseignements de ces rendez-vous.

Top 14, J1 : Plisson et le Stade Français démarrent fort
Jules Plisson, étincelant contre Grenoble, est le meilleur joueur de ce week-end de reprise

 

Meilleur joueur.

Le jour de ses 25 ans, Jules Plisson s'est offert un véritable récital face à Grenoble (4 transformations et 7 pénalités), pour finir avec 29 points marqués (le Stade Français l'a emporté 54 à 20). Impérial face aux poteaux, il a également donné le tempo à l'ouverture, offrant même le quatrième essai à Hugh Pyle d'une passe au pied chirurgicale. De quoi justifier les faveurs de Guy Novès, qui lui avait confié le brassard de la sélection en juin, à l'occasion d'un amical en Argentine.                           

Lors de cette journée de reprise, d'autres buteurs se sont distingués, tels que Frédéric Michalak (pour son premier match avec Lyon) et le Brivois Gaëtan Germain (meilleur marqueur du championnat l'an dernier), auteur de tous les points de leur équipe (15-15), comme Dan Carter (Racing 92) et Ian Madigan, nouvel ouvreur de Bordeaux-Bègles (9-15).

Meilleure équipe.

Au-delà de la démonstration du Stade Français, la performance collective des Castrais est à souligner. Après l'expulsion de Rory Kockott dès la vingtième minute, peu de monde voyait l'équipe de Christophe Urios s'imposer à domicile contre des Palois accrocheurs. Mais les partenaires d'un Julien Caminati déterminé ont su trouver les ressources pour se défaire de la Section (28-11), en exploitant à merveille la puissance de leurs avants et l'explosivité de leurs arrières.

Dans cette catégorie, mention spéciale aux joueurs de Bayonne, qui ont triomphé d'un RC Toulon bourré de formidables individualités (Halfpenny, Nonu, Gorgodze), mais incapable de contenir une telle furia collective pendant 80 minutes (28-23).

Meilleur match.

En déplacement à La Rochelle, Clermont espérait renouveler la performance de l'an dernier (victoire 44 à 6), mais s'attendait bien sûr à tomber sur une équipe revancharde. Ce match entre une équipe sublimée à domicile et une autre à l'aise loin de ses terres a fait des étincelles, et s'est terminé sur un nul qui n'en a que le nom.                                                          En effet, les deux clubs ont envoyé du jeu du début à la fin, multipliant les franchissements, les accélérations et les passes après contact, pour finalement se neutraliser (30-30). Brock James et Morgan Parra, coéquipiers en Auvergne pendant 7 ans, se sont livrés un duel sans merci (13-15), comme leurs ailiers (Lacroix et Rattez contre Strettle et Nakaitaci).

Résultats.

Stade Français 54 - 20 Grenoble
Lyon 15 - 15 Brive
Toulouse 20 - 12 Montpellier
Castres 28 - 11 Pau
La Rochelle 30 - 30 Clermont
Bordeaux-Bègles 15 - 9 Racing 92
Bayonne 28 - 23 Toulon