Dernier grand rendez-vous avant Roland, Rome se cherche un nouvel empereur

Cette semaine constitue la dernière occasion pour les joueurs d’intégrer ou de rester dans le top 16 mondial, afin de s’éviter un gros poisson avant les huitièmes à Roland. A de rares exceptions près les têtes de série à Paris seront connues dans l’ordre dès dimanche soir. Les choses sérieuses commencent demain à Rome, en effet seulement quatre matchs de second tour ont été joués au terme de ce mardi.

Dernier  grand rendez-vous avant Roland, Rome se cherche un nouvel empereur
L'arène romaine servira de dernier lieu de rendez-vous aux joueurs

Premier quart de tableau : Djoko, Kei et les autres

Alors qu’il avait choisi de faire l’impasse sur Madrid pour mieux préparer le seul Grand Chelem qui lui manque, Novak Djokovic bénéficiait d’un bye au 1er tour. Vainqueur aujourd’hui d’Almagro en trois manches (mais en gagnant facilement ses deux sets remportés), Djokovic affrontera probablement un autre Espagnol au prochain tour : Roberto Bautista Agut, 16ème mondial. En quart-de-finale, il devrait retrouver Kei Nishikori. Le Japonais effectuera demain son entrée en lice dans l’arène romaine face à Jiri Vesely. Le jeune 5ème du classement ATP retrouvera ensuite Lopez ou Troicki (vainqueur de Tomic en trois tie-breaks). Si Nishikori passait ces obstacles, son quart-de-finale face à Djokovic lui permettra de savoir s’il a les moyens d’atteindre le dernier carré Porte d’Auteuil. Nole, de son côté, nous ferait part de sa forme à 10 jours du début de la quinzaine parisienne.

Deuxième quart : Murray aura fort à faire pour confirmer

Murray sera d’abord opposé à Jérémy Chardy, peu en forme mais spécialiste de la surface. Ensuite il pourrait retrouver Goffin, sacré client sur terre, ou encore Tsonga, qui l’a déjà battu. En quart-de-finale l’adversaire de Murray pourrait être Garcia-Lopez, Dolgopolov, Gasquet ou Ferrer. De ces quatre là, celui qui se qualifiera ne pourra être autre chose qu’un homme en forme. Le parcours de Murray est donc semé d’embûches. Si l’Ecossais ne réussit pas à se remobiliser mentalement au sortir de sa plus belle semaine sur terre battue, ses fans pourraient bien ne pas le voir jouer ce week-end à Rome pour les demi-finales.

Troisième quart : Nadal face à ses démons

Après un premier match a priori facile face à Marsel Ilhan, Rafa devrait retrouver John Isner en 1/8ème (à moins que Leonardo Mayer ne mette à mal le géant américain demain). Capable du meilleur, Isner avait déjà poussé Nadal à un cinquième set à Roland-Garros, en menant 2 sets à 1. Wawrinka, qui a semblé enfin réveillé aujourd’hui en sortant Monaco, devrait pouvoir passer face à Simon ou Thiem. On assisterait alors en quarts à un duel entre Stanimal et le Taureau de Manacor, les deux hommes ne se sont plus joués depuis la finale de l’Open d’Australie 2014. Le Suisse l’avait alors remportée en quatre manches sèches.

Dernier quart : Indécision totale

Têtes de série principales de leur partie de tableau, Berdych et Federer n’ont pas hérité des adversaires les plus tendres. Berdych commencera par Donati ce soir, joueur inexpérimenté, mais retrouvera ensuite le vainqueur du choc de ce second tour : Dimitrov affrontera Fognini, un match où le talent ne devrait pas être absent. Federer, lui, commencera par Cuevas, pur terrien qu’il a néanmoins privé de titre il y a 10 jours en finale à Istanbul. Il jouera ensuite Anderson, vainqueur des Allemands Mayer (Florian, cette fois) et Kohlschreiber.

Le dernier carré

S’il présente la même forme que celle qu’il a tenue de janvier à avril, Djokovic devrait se qualifier sans encombre pour le dernier carré. En demi-finale il retrouvera normalement Murray. Mais les lendemains de sacres sont toujours difficiles à digérer, et c’est ainsi que Ferrer ou Gasquet pourraient tirer leur épingle du jeu et se hisser face à Djoko, où ils ne pèseront pas lourd. Djokovic ralliera donc logiquement la finale.

Dans l’autre moitié de tableau Nadal devrait passer les obstacles Isner et Wawrinka. Il retrouverait, s’il y parvenait, Berdych, Federer ou Dimitrov (voire Fognini). Cette partie de tableau est beaucoup plus ouverte que la première. Son finaliste ne devrait pas pouvoir rivaliser avec le Djoker. A moins que l’on retrouve un Nadal excellent, c’est-à-dire comme à Madrid jusqu’en finale, où il s’est écroulé. Le septième mondial doit s’imposer dans la ville aux sept collines…