La fin d'un règne

Novak Djokovic a battu Rafael Nadal 6-2, 7-6(1) en finale du Masters 1000 de Monte-Carlo. C’est la première fois que le Serbe s’impose en terre monégasque.

La fin d'un règne
Défait en finale l'an dernier, Djoko a brisé l'incroyable série de Rafael Nadal. (crédit : Panoramic)

Son Altesse sérénissime Rafael Ier n’est plus. Vainqueur huit fois consécutivement du tournoi et invaincu depuis dix ans en Principauté, Nadal est enfin tombé. Qui d’autre que Djokovic pouvait succéder au prince Majorquin ? Au sommet de son art tout au long de la partie, le numéro un mondial est allé chercher un succès bien mérité.

Face à un joueur qui l’avait battu sur leurs trois dernières confrontations, Nole est rentré sur le court tambour battant : infligeant un sévère 5-0 à l’Espagnol. Que ce soit à travers une défense intraitable ou des coups-droits décroisés agressifs, le Serbe a déroulé. Et si le meilleur joueur de l’histoire du tennis sur terre est enfin rentré dans le match après une demi-heure de jeu, il n’a pas pu stoppé le récital adverse. Tendu en revers -à l’image de celui resté dans la bande du filet qui a offert le double-break à Djoko, Nadal a conclu la manche par une double-faute. Tout un symbole.

Nadal : vaine réaction

Alors même si l’Espagnol a haussé le ton dans la deuxième, il n’a pas résisté au tennis de rêve du numéro 1 mondial. Malgré un break de retard (2-3 puis 5-6) et quelques revers forcés, Nole s’est appuyé sur un retour autoritaire (il a pris la mise en jeu adverse à cinq reprises au total) pour revenir au score et s’imposer ensuite le jeu décisif. 7-1 dans le tie-break : net et sans bavures. 

Après une blessure au genou gauche et un retour réussi en février -victoires à Sao Paulo, Acapulco et Indian Wells, finale à Vina del Mar- Nadal a subi le contre-coup de sept moins d’absence sur le circuit et n’a pas fait le poids contre le meilleur joueur du monde. Il reste encore cinq semaines au Majorquin pour retrouver son meilleur niveau et défendre son titre à Rolland-Garros. Sinon, la passation de pouvoir semble irrémédiable. 

(crédits : Valery Hache/AFP - Panoramic)