Benoît en Pairedition

Révélation française de la première partie de saison, Benoît Paire ne semble pas réussir à digérer ces résultats si rapides.

Benoît en Pairedition
Benoît en Pairedition

Passé de 47è à 24è mondial au cours des premiers mois de l'année, Benoît Paire semblait lancer vers les sommets. Considéré comme talentueux depuis longtemps, il devait toutefois faire avec un fort caractère qui lui a souvent joué des tours. Viré du Centre National d'Entrainement en 2008 par le DTN Patrice Hagelauer, il a réussi à trouver en Lionel Zimbler le coach idéal pour lui trouver de la motivation et surtout de la sérénité.

Depuis que le duo s'est formé, il n'a cessé de grimper au classement tout en progressant techniquement et physiquement. Il atteint le top 100 au cours de l'année 2011 et va monter progressivement pour atteindre le top 50 en fin de saison 2012. Finaliste à deux reprises de tournoi 250 à Belgrade l'an passé et à Montpellier cette année, le prochain cap à franchir qu'il s'était fixé en début d'année était un titre ATP. En revanche, il ne s'était pas fixé d'objectif de classement pour cette année puisqu'il considérait que si les résultats étaient présents, son classement suivrait.

C'était le cas puisqu'il atteint les 1/2 du tournoi indien de Chennai puis arrive en finale du tournoi montpellierain. Sa prochaine grosse performance sera au Masters 1000 de Rome où il atteint les 1/2 en sortant au passage Juan Martin Del Potro 7è mondial soit le premier top 10 qu'il parvient à battre. On remarque aussi que son coup-droit qui était son point faible évolue avec une position du corps différente qui lui permet d'avoir un nouvel atout dans son jeu qui n'est pas négligeable surtout lorsque l'on connait l'efficacité de son revers. A Roland Garros il se fait éliminer au troisième tour par le Japonais Nishikori avec au passage un point de pénalité sur une balle de set pour coaching qui ne semblait pas forcément si évident.

Cet évènement va marquer le début d'une période plus compliquée avec le passage sur herbe où il doit faire avec quelques pépins physiques mais il parvient tout de même à rallier le troisième tour de Wimbledon mais il se fait balayer par le fantasque polonais Lukasz Kubot qui le fait revenir dans ses travers avec des jets de raquette et de nombreux autres gestes d'humeur.

Après avoir fait un aller-retour USA-France à l'issue du Masters 1000 de Cincinnati pour passer des examens, il dispute le tournoi de Winston Salem ce qui peut paraitre étonnant surtout qu'il semble blessé et qu'il a annoncé qu'il disputerait désormais moins de tournois afin d'éviter les blessures...

Mais ce qui va marquer cette période noire c'est son élimination cette nuit au premier tour de l'US Open par le russo-américain Alex Bogomolov en cinq manches. Qu'importe le score mais c'est surtout la manière. Après avoir perdu la première manche 7/5, il fait appel au kiné pour une violente douleur au dos mais aussi dans la jambe ce qui alarme le kiné qui lui préconise d'abandonner pour passer un IRM. Seulement Benoît n'aime pas abandonner et il préfère poursuivre le match car il considère que "son adversaire n'était pas très bon" et qu'il y a "45 points en jeu important pour finir l'année dans le top 30". Seulement il a été battu au tie-break de la manche finale et il a certainement aggravé sa blessure. Pour ce qui est de la réflexion sur le top 30, il a de grandes chances de finir la saison à cette hauteur même sans disputer le moindre match puisqu'à la Race (classement depuis le 1er janvier 2013) il est actuellement

De plus dans une interview accordé à Tennis Magazine, il se demandait comment "c'était possible qu'il se trouve dans le top 30 et si il méritait d'être à cette place". Le mal est donc plus profond puisque depuis Roland Garros il n'a plus l'envie de jouer et de s'entrainer et cela se reflète sur les courts en tournoi. De plus il a également des problèmes personnels qu'il a parfois du mal à mettre de côté.

Malgré son envie de disputer des matchs, le meilleur pour lui serait de couper le tennis pendant une période relativement longue d'au minimum un mois et de revenir fringuant pour disputer la fin de saison avec quelques bonnes perspectives comme le Masters 1000 de Bercy.