Nishikori à nouveau sacré à Tokyo

Finaliste malheureux de l'US Open Kei Nishikori enchaine les succès en Asie. Après avoir infligé un dixième revers à Julien Benneteau en finale la semaine dernière le Japonais a pris le meilleur sur Milos Raonic au mental.

Nishikori à nouveau sacré à Tokyo
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Cette saison 2014 est probablement la saison de la maturité pour Kei Nishikori. Le Japonais avait déja remporté 3 trophées à Memphis, Barcelone et Kuala-Lumpur et a disputé les finales à Madrid (il a même compté  1 set et 1 break d'avance avant de jeter l'éponge contre Rafael Nadal), et à l'US Open. Du côté de Milos Raonic les progrés sont visibles depuis le début de son association avec le duo Piatti-Ljubicic, Le géant Canadien ajoute peu à peu des armes à son arsenal. Preuve de ses progrès il a remporté son premier ATP 500 à Washington il a atteint les demi-finales à Wimbledon, Rome et Cincinnati ainsi que les quarts à Roland-Garros battu à chaque fois par Novak Djokovic ou Roger Federer. C'était la 4ème confrontation entre les deux joueurs, la première datant de la finale de l'édition 2012 du Rakuten Open et Nishikori l'avait emportés en 3 sets. A noter que c'est également la troisième finale consécutive du Canadien puisqu'il s'était également incliné contre Juan-Martin Del Potro la saison dernière.

Le premier set est extrémement serré, les deux joueurs se rendent coups sur coups sur leurs engagements respectifs. Aucune balle de break dans ce set à cause notamment de stats affolantes au service: 67% de premières balles pour le Japonnais (20/23 soit 86% de réussite, 71% pour le Canadien avec notamment 10 aces et 22 points remportés sur 25 (88% de réussite). Ce premier acte va se dénouer au tie-break et c'est le chouchou du public qui prend le meilleur grâce notamment à une meilleure régularité en fond de court et derrière sa seconde balle: 50% pour Raonic contre 72% pour le Japonais.

Nishikori au mental

Si le début de second set est quasiment identique le Nippon semble lever le pied et fait appel au kiné pour des douleurs au dos. Un dos qui l'avait dèja contraint à l'abandon en finale du Masters 1000 de Madrid contre Rafael Nadal. C'est notamment au niveau du pourcentage de seconde balle que le bât blesse pour Nishikori avec uniquement 36% de réussite tandis que le Canadien continue sa démonstration au service: 80% de premiers services, 6 aces aucune double-fautes et surtout des taux de réussite de 85 et 60% sur les premiers et second service. Le résultat est logiquement à l'avantage du challenger plus offensif (11 coups gagnant à 6) et plus précis (10 fautes contre 7), cinq balles de break obtenues, une convertie et un second set remporté 6/4.

A nouveau Kei Nishikori est soigné au niveau du dos mais est bien disposé à finir la rencontre coûte que côute. Le début de set est légérement hâché avec un Raonic qui peine à retrouver le rhytme après une longue interruption. Pas encore inquiété sur son engagement Milos Raonic écarte deux balles de break pour revenir au score. Cette première alerte ne restera pas sans suite puisque Nishikori retourne de mieux en mieux et le pourcentage de premières balles baisse à 62% et 2/3 de réussite derrière ses engagements. Bien que visiblement épuisé Nishikori oblige Raonic à servir pour rester dans le match et finit par breaker sur la 3ème occasion pour l'emporter 7/6(5) 4/6 6/4 en 2 heures et 12 minutes. Une deuxième victoire sur ses terres pour Kei Nishikori, une septième en carrière dont quatre ATP 500. Une joie contenue au départ avant d'éclater littéralement en larmes. Reste à savoir si il pourra enchaîner avec le Masters 1000 de Shangaï où il défiera le vainqueur du match entre Bernard Tomic et Jack Sock, Milos Raonic également exempt de premier tour affrontera quand à lui Joao Sousa ou Juan Monaco.

Michal Przyesny et Pierre-Hughues Herbert lucky-winners

Photo via tennis world USA.

Battue au dernier tour de qualification la paire inédite composée du Polonais Michal Przysiezny et du Français Pierre-Hughues Herbert a renversé les montagnes cette semaine à Tokyo. Tois victoires majuscules  sur des paires expérimentées: Bob et Mike Bryan, Jamie Murray et John Peers et Butorac/Klaasen pour se hisser en finale. En finale une autre montagne se hissaient devant eux: Ivan Dodig et Marcelo Melo classés numéro 8 et tête de série 2. Encore une fois Przysiezny/Herbert s'imposent à la surprise générale 6/3 6/7(3) et 10/5 au super tie-break. Un trophée qui permet aux deux joueurs d'innaugurer leur palmarès à respectivement 23 et 30 ans.