Nadal, la galère

Alors qu'on attendait de voir comment il allait gérer la défense de ses titres de la tournée américaine, Rafael Nadal a totalement disparu des écrans radars. Un poignet douloureux, puis une inflammation de l'appendice, cette fin de saison est vraiment douloureuse pour l'Ibérique. Décryptage.

Nadal, la galère
Nadal quittant le tournoi de Shanghai. Crédit : staticallsports

Après un neuvième sacre Porte d'Auteuil, on imaginait Rafael Nadal faire uen fin de saison exceptionnelle. Si Nick Kyrgios semblait être une exception dans la saison de l'Ibérique, celle-ci s'est vraiment avérée être un cauchemar. Sa blessure au poignet droit, l'empêchant selon Toni "de taper un revers à deux mains" l'a fait sauter les deux Masters 1000 de la tournée américaine qui se terminait en point d'orgue par l'US Open, qu'il a raté aussi pour cause de blessure. Alors que son poignet droit semblait enfin le lâcher, il a contracté, deux jours avant son entrée en lisse à Pékin, un début d'appendicite. La galère. 

Une saison pourtant (presque) normale jusqu'alors

Remportant Doha, Rafael Nadal avait idéalement lancé sa saison 2014. Mais voilà, après un tournoi chaotique, en finale contre l'Australian Open, son dos l'empêche de pouvoir défendre correctement ses chances face à Stan Wawrinka. Déjà, en janvier, son corps l'empêche d'exploiter pleinement ses qualités. Son premier grand tournoi remporté l'a été de manière étrange, face à un Kei Nishikori, l'ayant dominé toute la rencontre, qui se blesse pour laisser le sacre à l'Espagnol, chez lui. Porte d'Auteuil, il avait été étincelant, pour finir par triompher. 

A Wimbledon, le jeune greco-australien Nick Kyrgios l'avait empêché de poursuivre son odyssée. C'est alors que se sont bousculés les événements, l'empêchant de défendre ses chances à Montreal, Cincinnati, puis enfin l'US Open. Il a donc perdu 4.000 points, qui le font aujourd'hui descendre à la troisième marche du podium, dépassé par l'Helvète Roger Federer. Contrairement à 2013, Nadal n'a donc pas été incroyable cette saison, à croire que la place de numéro un mondial n'est pas un fauteuil confortable pour le taureau de Manacor. 

Que faire maintenant ? 

Maintenant qu'il est atteint de l'appendicite, jouer semble compliqué. Face à Feliciano Lopez, il a été à des années lumières de son meilleur niveau, se contentant de jouer des coups droits dans la diagonale, sans prise de risque ni panache. Il ne peut, bien évidemment, pas continuer comme cela, alors que Santiago Giraldo (*) lui conseille vivement de s'arrêter pour se faire opérer. 

Selon certaines informations, Rafael Nadal tenterait de jouer à Bâle (au plateau très relevé), et aurait fait une croix sur sa fin de saison et notamment au Masters de Londres. 

Une saison donc extrêmement compliquée, mis à part la saison sur terre-battue, avec des blessures qui s'enchaînent. Reste à voir si l'Espagnol réussira à s'en débarasser et à se relever, comme il le fait habituellement. 

(*) Santiago Giraldo a mis six mois à guérir de l'appendicite.