Primrose : Elias Ymer en héros

Quatre rencontres étaient au programme ce mercredi à l'occasion du début du 2e Tour du tournoi BNP Paribas Primrose. Les Français ont connu des fortunes diverses mais c'est bien Elias Ymer qui a marqué la journée, allant chercher une victoire au bout de l'effort face à Carballes Baena.

Primrose : Elias Ymer en héros
Couvert de terre battue, Elia Ymer n'a jamais abandonné (Crédit : Twitter @Maxime_Caze)

C'était sans doute l'une des rencontres les plus indécises de la journée, et elle a offert un spectacle attrayant. Classé à la 112e place au classement ATP, l'Espagnol Roberto Carballes Baena affrontait le Suédois Elias Ymer, 122e à ce même classement. Pourtant, avant le début de la partie, Ymer fait appel au service médical pour s'occuper d'une épaule douloureuse, laissant planer un doute sur ses capacités physiques. Le match fini quand même par débuter, et le Suédois prend un 6-1 sec dans la première manche. Ca semble alors bien parti pour Carballes Baena.

Un plongeon qui aurait pu coûter le match

Sauf que le Suédois a de la ressource, et ne lâche pas. Dans une partie qui se joue essentiellement à base de patates échangées en fond de cour, le natif de Stockholm réagi et parvient à breaker son adversaire dans la deuxième manche. Malgré tout, il n'arrive pas à conclure le set alors qu'il sert à deux reprises pour son gain. C'est finalement au tiebreak qu'il parvient à arracher un troisième set.

Encore une fois, c'est très serré entre les deux hommes, et cette fois-ci personne ne parvient à prendre véritablement les devants. Une nouvelle fois, on se retrouve au tiebreak pour déterminer le vainqueur de la partie. Les deux hommes s'accrochent et Ymer obtient la première balle de match à 6-5. Sur le point qui suit, Carballes Baena dépose avec touché la balle derrière le filet. Le Suédois se jette alors en avant pour tenter de la rattraper, sans réussite. Surtout, il reste allongé. Ayant du mal à reprendre sa respiration, le match est coupé quelques instants. Il finit par reprendre ses esprits et parvient à arracher la victoire trois échanges plus tard (1-6/7-6/7-6), au bout de l'effort, sous les acclamations du court Patrice Dominguez. De son côté, Carballes Baena rentrera dans les vestiaires en colère suite à ce très long arrêt de jeu, qui l'a sorti du match.

Le service médical s'occupe d'Elias Ymer

Eysseric confirme

Ymer affrontera au prochain tour Jonathan Eysseric (334e). Demi-finaliste l'an dernier, le Français a sorti le Portugais Gastao Elias (92e) et confirme son excellente performance de l'année précédente, même s'il a fallu trois sets pour y arriver (6-4/3-6/7-6). Après la rencontre, le natif de Saint-Germain-en-Laye a fait part de son soulagement : « C'était très dur aujourd'hui, les conditions n'étaient pas faciles avec le vent. J'avais fait demi-finale l'an dernier, c'est une très bonne victoire et je suis content d'avoir battu un gars comme ça, surtout qu'il m'avait battu en début d'année. C'est un gros tournoi dans lequel beaucoup de points sont à gagner donc ce n'est pas négligeable. Si on peut aller au bout ça vaut le coup. »

Grand espoir du tennis français, et én séance de dédicace dans l'après-midi (comme d'autres joueurs tout au long de la journée), Quentin Halys n'a pas réussi à rejoindre Eysseric au tour suivant. Opposé au solide Bryan Fratangelo, il a cédé dans la première manche au tiebreak avant de revenir à égalité en protégeant le break acquis dans la seconde manche. Il a finalement craqué dans le dernier set après plus de deux heures de combat (6-7/6-3/4-6). Enfin, Mathias Bourgue devait affronter le belge Steve Darcis. C'est finalement ce dernier qui l'emporte en trois sets 3/6 - 6/3 - 6/4. Steve Darcis sera opposé à Fratangelo pour les quarts de finale de ce tournoi.

Quentin Halys à la séance de dédicace

Dans le tournoi en double, la journée n'a pas été bonnes pour les Français puisque les deux dernières paires engagés (Eysseric-Mannarino / Puget-Teixeira) ont été sorties. En revanche, toutes les têtes de série sont encore là et pourraient être présentes dans un denrier carré ou les duos Fyrstenberg-Sitak et Monroe-Qureshi sont déjà présents.